Trail des Terrils – 18 Novembre 2018

Voici un trail que je ne recourrai probablement jamais. Autant j’avais trouvé le parcours du Trail de Charleroi sympathique (quoiqu’un peu trop facile), autant le parcours du Trail des Terrils m’a déplu et ne redore l’image de la région de Charleroi, surtout sur la seconde partie du parcours.

Le parcours

Distance totale: 29.05 km
Altitude maximum: 191 m
Altitude minimum: 104 m
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Le départ et l’arrivée s’effectuent du complexe sportif de Roux. L’accès et le parking sont faciles, un premier bon point. En bon éco-responsable, j’ai co-voituré deux collègues de Zatac dans ma voiture diesel 🙁 et nous retrouvons l’entraineur sur place. La météo est magnifique : un grand ciel bleu mais un froid de canard, proche de 0°C, heureusement avec peu de vent. Bizarrement, les bénévoles – qui ne sont visiblement pas des frileux – ont installé les tables pour le retrait des dossards à l’extérieur du gymnase au lieu de se prélasser à l’intérieur.

La course démarre à l’extérieur, après un rapide discours d’une responsable de l’organisation. Comme elle n’a pas de micro, je ne comprends rien mais je m’en moque, je ne vois pas quelle information stratégique elle pourrait me donner 🙂 Autour de moi tout le monde sautille pour essayer de se réchauffer. Après 600 m dans un lotissement de Roux, nous rejoignons le RAVeL L112A puis le L266 au 3ème kilomètre. En gros une grosse portion de route en faux-plat montant, pas super agréable avec ce temps très froid.

Les choses sérieuses commencent vraiment à 3,8 km où nous quittons le RAVeL pour escalader notre premier terril de la journée. La transition est très difficile et la collègue de Zatac avec qui je courais depuis le début me lâche sur la première montée. Mais la vengeance est un plat qui se mange froid et l’affront sera lavé plus tard sur le parcours. 🙂 Nous enchainons 2 montées / descentes d’une vingtaine de mètres de dénivelé sur ce premier terril. Le sol est gelé et la descente très hasardeuse, quasiment sur les fesses. Nous attaquons immédiatement l’ascension d’un deuxième terril (le Coron des Indes) couvert d’arbres et redescendons au travers de la forêt. Premier désagrément : les ordures abandonnées un peu partout sur les flancs du terril. Dommage de gâcher un espace naturel qui pourrait être sympathique. Et ce n’est que le début…

Du pied du Coron des Indes (6,2 km) jusqu’au pied du 3ème terril – le Bois de Rianwé à 9,2 km – nous courons principalement sur route. Ce terril ressemble au précédent : dénivelé sympathique, dans la forêt mais gâché par différents dépôts sauvages d’ordures. Du pied du terril (10,4 km) jusqu’au Terril du Martinet (12 km), nous courrons à nouveau sur route, dans des rues désertes. Le parcours sur le terril du Martinet est un peu complexe puisque les coureurs se croisent 2 fois. Nous escaladons une partie sur un sol charbonneux (je finirai la course avec les pieds noirs), nous rappelant ainsi l’origine des terrils. Au pied de ce 4ème terril, le premier ravitaillement est installé. Pas exceptionnel, du classique.

La seconde partie du parcours est bien moins folichonne. Entre le ravitaillement au 15ème kilomètre et le terril suivant à 18,9 km, un magnifique parcours nous fait passer dans un tunnel glauque, traverser la gare de triage de Roux au milieu de tas de gravier, longer le canal de Charleroi à Bruxelles avec la centrale d’Amercoeur sur l’autre rive, le tout sur route goudronnée bien évidemment. Nous escaladons ensuite notre 4ème terril de la journée, le terril du Bayemont avec vue imprenable sur l’usine Arcelor-Mittal de Marchienne-aux-Pont. Au sommet de ce terril, un magnifique dépôt d’ordures avec, à ma grande surprise, un pare-choc de voiture. Je me demande quel crétin a pu s’emm… à monter un pare-choc au sommet d’un terril ! Restons positif : le reste du terril est propre (le dépôt était peut-être le résultat d’un nettoyage) et la vue au sommet pas désagréable si on occulte l’usine. J’en profite pour prendre quelques photos :

Du pied de ce terril jusqu’au Terril des Couloutes, 1 km de route au travers de lotissements. Nous passons par une venelle entre deux rangées de maisons, jonchée de briques et de déchets divers. Qui a eu le vice de jeter des ordures à cet endroit ? Les propriétaires des maisons par dessus le mur du fond de leur jardin ou un vicieux venant de loin pour y déposer ses ordures après avoir abandonné son pare-choc au sommet du terril précédent ? Je prends tout de même une dernière photo du sommet du terril avec vue sur la centrale d’Amercoeur précédemment citée :

Le Trail des Terrils doit être secrètement sponsorisé par Electrabel : à partir du pied du terril des Couloutes au 22ème kilomètre, nous reprenons le chemin de halage du canal Charleroi – Bruxelles dans l’autre sens, sur l’autre rive, pour avoir le plaisir de contempler de plus près la centrale, sans oublier la traversée de voies ferrées désaffectées sur un ballast idéal pour se fouler une cheville ! Au 25ème kilomètre, nous entamons la double montée du dernier terril de la journée (et le plus pentu) : le terril Heigne. Nous rejoignons ensuite l’arrivée par des routes goudronnées. L’arrivée est jugée à l’intérieur du gymnase :

Un dernier ravitaillement à l’arrivée, une buvette où il est possible d’acheter thé, café ou bière. Des douches sont aussi disponibles.

Total : 29 km, 590 m D+ courus en 3h12. Pas une grande performance mais je voulais me préserver en vue de la SaintéLyon 2 semaines plus tard. J’ai accompagné ma collègue de Zatac sur tout le parcours, pas sûr que j’aurais fait vraiment mieux tout seul, je n’avais pas de bonnes jambes ce jour-là.

L’organisation

Le parcours était bien fléché, rien à redire. Les ravitaillements étaient quelconques et le prix exagéré à mon sens : 1 Euro du kilomètre, politique habituelle de l’organisateur (Sportsevents pour ne pas le nommer). C’est un peu cher pour 2 ravitaillements et aucun souvenir. J’ai une furieuse envie de boycotter les trails de cette organisation au profit de trails plus « amateurs », moins chers et mieux achalandés au niveau des ravitaillements. Si encore l’argent revenait en partie aux bénévoles mais je doute qu’ils touchent quelque chose sur le montant des inscriptions. Par contre ils se tapent le sale boulot à guider les coureurs dans le froid, toujours avec le sourire et un mot d’encouragement. Merci à elles et eux !

Conclusion

Heureusement que le temps était magnifique, je n’imagine pas courir le même trail sous la pluie 🙂 Les montées de terrils sont sympathiques mais les liaisons se font systématiquement sur routes goudronnées et sont franchement déprimantes sur la seconde partie. Une collègue de Zatac a qualifié certains passages de glauques et ne se sentait pas en sécurité. Nous avons été choqués par les dépôts d’ordures sauvages un peu partout sur les terrils. Les terrils sont à l’origine des montagnes de déchets produits de l’extraction minière mais ce ne sont plus des décharges à ciel ouvert mais au contraire des espaces naturels pouvant être agréables. Alors message personnel pour les habitants du coin : prenez-en soin.

Comme je le disais en introduction, je ne pense pas courir une nouvelle fois ce trail. Je n’exclus pas par contre de faire une sortie d’entrainement « montagne » sur certains de ces terrils … en fermant les yeux sur les ordures. 🙂

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