Trail de Charleroi – 29 avril 2018

Voici un article que j’ai mis du temps à écrire ! Ma bande passante de ces dernières semaines a été limitée entre le travail, les vacances … et la préparation des prochaines vacances. 🙂

Le Trail de Charleroi est l’une des courses organisées à l’occasion des 15 km de Charleroi, il ne faut pas le confondre avec un autre trail couru à Charleroi au mois de Novembre : le Trail des Terrils.

Le parcours

Voici la trace GPX du parcours :

Selon l’organisation, ce trail fait 25 km pour 600m de D+ (783 m D+ selon la trace GPX sur le site). Je l’ai personnellement mesuré à 25,2 km et 540 m de D+. Comme je l’ai expliqué précédemment, la mesure de dénivelé n’est pas une science exacte. Disons que j’en ai eu pour mon argent, même si je pense que l’on pouvait faire mieux côté dénivelé, surtout sur la fin.

Le départ a lieu à la Haute Ecole Provinciale Condorcet, à Marcinelle. C’est la subtilité de ce Trail de Charleroi : il ne met pas les pieds à Charleroi. 🙂 En même temps, vu ce que j’ai aperçu de la ville en passant sur le périphérique, cela ne donne pas super envie d’y courir… Il y a 10 ans Charleroi fut élue par un journal néerlandais « ville la plus laide du monde ». Il parait que cela va mieux

Le trail commence fort : au bout de 500 m quasiment plat, on se retrouve face à un mur de 65 m de D+ en 450m, soit un petit 15%. Tout le monde (ou presque) marche. A ce moment-là, je me dis que la journée va être difficile mais en fait le reste du parcours est très roulant, à part deux petites côtes à 15,3 km (75m D+ en 1,7 km) et à 20 km (67m D+ en 1,2 km). Avant l’arrivée, le parcours passe par le site minier du Bois du Cazier (classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO), lieu d’une terrible catastrophe qui fit 262 morts (dont 136 italiens) sur les 274 personnes présentes ce jour-là.

Le parcours est agréable, presque tout le temps sur des sentiers en sous-bois avec vraiment très, très peu de goudron. Peu de choses à en dire (peut-être parce que j’écris l’article 3 semaines après la course) : sous-bois sympas mais aucun endroit vraiment « Wahoo !!! ». Je reste sur ma faim, je l’espérais un peu plus difficile. Repasser à nouveau par le terril du Bois du Cazier à l’arrivée aurait pu être sympa.

L’organisation

Très bien : un grand parking au point de départ / arrivée, des douches (glaciales malheureusement), la possibilité de se restaurer  (et de goûter la bière brassée par l’école). Seul bémol : l’organisation a fait des économies sur la rubalise. A certains moments je me demandais franchement si je n’étais perdu, surtout entre le 14ème kilomètre (lieu annoncé du ravitaillement) et le 16ème kilomètre (lieu réel du ravitaillement). D’ailleurs un ravitaillement à 16 km sur un trail de 25 km, ce n’est pas super bien planifié. A part ça, rien à redire, tout le reste était parfait.

Sur la route de Charleroi il pleuvait des trombes d’eau (il « drachait » comme disent les Belges et les Ch’tis) mais, miraculeusement, la pluie a cessé durant toute la course et nous avons couru sous une atmosphère humide et fraiche, idéale. Encore une fois, j’ai eu de la chance.

Conclusion

Je termine 61ème en 2h37, 1er homme derrière la 2ème femme (bravo à elle) 🙂 Pas étonnant : nous courions ensemble. Nous nous entrainons régulièrement en semaine, je la vois progresser et gagner en confiance. Comme on dit en France, si les petits cochons ne la mange pas, elle fera de bonnes performances en trail dans les années à venir.

Si je devais résumer ce trail en un mot, ce serait « fade » : parcours facile (en dehors de la rampe au début), agréable puisque presque exclusivement en sous-bois mais il lui manque de la grimpette et de jolis paysages. Une bonne sortie d’entrainement mais j’en attendais mieux au niveau dénivelé. Pas sûr que je le recours l’année prochaine mais je le recommande quand même. Je sais, cela peut paraître incohérent. Je cherchais de la difficulté et du dénivelé (la trace GPX de l’organisation indiquait 783 m D+) et le tout était trop facile. Pourtant je n’étais pas dans un bon jour.

La veille mon frère a couru (et terminé en 18h51) le Radicassant (114 km) que j’avais couru l’année dernière (2 heures plus rapidement :-)). Bonne nouvelle : il a récupéré 5 points ITRA et peut donc s’inscrire à la CCC 2019 où nous sommes qualifiés d’office. Mauvaise nouvelle : il renonce aux courses longues (et donc à la CCC), il a souffert, sans plaisir sur la Radicassant. Il me reste jusqu’à fin décembre pour le convaincre…

 

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