Il y a presque 7 ans (le temps file !), je parlais sur ce blog d’un nouveau projet – Ultréïa ! – qui consistait à parcourir le chemin de St-Jacques-de-Compostelle en courant. Et depuis ? Rien ou presque. Fidèle à mes habitudes je me suis beaucoup documenté, j’ai parfaitement géré la partie théorique du sujet mais j’ai lamentablement échoué à passer à la pratique.
J’ai quelques bonnes excuses pour cela : la période Covid-19 avec l’incertitude liée aux différents confinements, des problèmes de santé dans la famille mais surtout ma procrastination habituelle. Mais cette fois-ci, pas question de se déballonner au dernier moment, je me lance !
Le concept
Contrairement à beaucoup de pèlerins qui font le périple d’une traite, mon objectif est de le découper en petits tronçons à parcourir en un week-end ou une semaine maximum, pour préserver ma vie familiale puisque je pense courir seul.
A ce rythme et vu mon âge canonique (58 ans cette année), il est probable que je n’atteindrais jamais St-Jacques-de-Compostelle mais ce n’est pas grave, ce qui compte est le voyage. J’aimerais au moins atteindre la frontière espagnole. Une fois à la retraite, il sera plus facile d’enchaîner des périodes d’une semaine … si je suis encore capable de courir. Nous verrons bien…
Idéalement, le point de départ et le point d’arrivée de chacun des tronçons doit être facilement accessible en transport public pour que je puis m’y rendre et en revenir de manière autonome et ne pas contraindre mon épouse (que j’abandonnerai lâchement quelques jours à chaque fois) à faire le taxi pour moi.
Dans le choix des tronçons, je veux privilégier la beauté, l’aspect sportif (cela doit ressembler à un parcours de trail et s’inscrire dans mon entrainement comme des sorties longues ou week-ends chocs), l’aspect patrimoine et l’aspect sentimental (pour passer par des lieux de mon enfance ou visiter de la famille).
Le parcours
Il y a une multitude de chemins pour rejoindre St-Jacques de Compostelle. La carte ci-dessous ne reprend que les principales routes en Europe :
Pour la France, voici les itinéraires historiques :
Aucune hésitation pour la fin du parcours en France: je suivrai la Via Podiensis à partir du Puy-en-Velay jusqu’aux Pyrénées. Non seulement, c’est la plus belle voie en France mais j’ai aussi un attachement sentimental avec la ville du Puy-en-Velay (où j’ai habité dans ma jeunesse) et une partie du parcours (je ferai sans doute un détour par Rocamadour).
Comment rejoindre le Puy-en-Velay en courant n’est pas encore tout à fait clair. Zoomons maintenant sur le début du parcours, la partie belge. Là encore, le choix ne manque pas :
Habitant Bruxelles, la logique voudrait que je suive la Via Brabantica (en vert). Mais le chemin n’est pas intéressant, ni historiquement, ni géographiquement et j’ai donc décidé de démarrer mon périple à Aix-la-Chapelle, à 1h15 de train (ICE, le TGV allemand) de Bruxelles. Je suivrai ensuite la Via Mosana (tronçons 1 puis 2) pour rejoindre Reims et Vézelay. Outre un parcours beaucoup plus intéressant géographiquement et sportivement (plus de montagnes, plus de forêts), ce parcours est emprunt d’histoire : Aix-la-Chapelle, la ville de Charlemagne; Rocroi, la victoire du Grand Condé; Reims, la ville du couronnement des rois de France. Quant à Vézelay, ce lieu m’a toujours touché émotionnellement sans que je puisse en expliquer la raison.
Pour le chaînon manquant entre Vézelay et le Puy-en-Velay, je me tâte encore. Deux options sont possibles, ouest et est, chacune combinant les avantages recherchés (sportif, historique et familial). J’ai encore le temps d’y réfléchir.
Programme 2026
Mon ambition pour 2026 est de rejoindre Reims, un trajet de 344 km / 3.932 m D+. Voici la trace GPX que j’ai constituée grâce au site allemand Deutsche Jakobswege
Aix la Chapelle - Reims (344 km) GPX
| Nom: | Aucune donnée |
| Distance: | Aucune donnée |
| Altitude min.: | Aucune donnée |
| Altitude max.: | Aucune donnée |
| Dénivelé positif: | Aucune donnée |
| Dénivelé négatif: | Aucune donnée |
| Durée: | Aucune donnée |
Hasard ou signe divin, cela représente la distance cumulée de 2 ultra-trails. 🙂
J’estime pouvoir couvrir cette distance en 3 week-ends de 2 jours, par exemple :
- Week-end n°1 – Aix-la Chapelle – Huy (105 km – 1.450 m D+) : une bonne mise en jambes pour tester le concept, facilement accessible en train pour moi
- Week-end n°2 – Huy – Rocroi (138 km – 1.500 m D+) : une partie facile le long de la Meuse (plus de 60 km) mais une bonne grimpette pour rejoindre la destination
- Week-end n°3 – Rocroi – Reims (101 km) : assez vallonné mais globalement en descente, l’occasion de faire un séjour gastronomique à la fin suivant le principe de mon frère « après l’effort, le réconfort ! «
Vais-je enfin passer à l’acte ? Suite au prochain épisode !


