Ecotrail Bruxelles 80 km – 5 Septembre 2026

L’Ecotrail de Bruxelles n’est rien d’autre que l’Europa trail que j’ai couru l’année dernière. Je ne sais pourquoi la course change aussi souvent de nom; il s’agit toujours de la même depuis 2012. J’en suis donc à ma 3ème participation : 2016, 2025 et donc 2026.

L’avant-course

Il y a une grande nouveauté dans ma vie sportive depuis mi-Juillet : j’ai pris un coach. J’ai décidé de tenter l’expérience sur quelques mois, dans l’hypothèse où je gagne – enfin – à la loterie de l’UTMB. Même si après mon dernier trail, je disais « ne plus [vouloir] m’engager sur une course de plus de 100 km, de ne plus passer une nuit en course, de rester sur des distances maximales de 80 km. », je sais qu’il restera un grande frustration jusqu’à la fin de ma vie (si, si, sans exagérer) si je ne tente pas ma chance jusqu’au bout. Toutefois, pas question de me lancer dans une course à l’UTMB Index et aux Running Stones pour améliorer mes chances, advienne que pourra.

Je reviendrai un peu plus tard de manière détaillée sur mon expérience de coaching, il est encore trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion sur l’aspect sportif. Comme mon objectif est d’être « ready for UTMB » le coach m’a fait commencer par un cycle de développement VMA, pas forcément la préparation idéale pour cette course. Au début du coaching, nous avons discuté ensemble de l’opportunité de m’aligner ou non (je me tâtais à l’époque ) et j’ai suivi sa recommandation de m’inscrire, sachant (je le cite) « qu’il est toujours motivant d’avoir un objectif » … dont acte. Comme en 2025 j’avais passé 2 semaines dans les Alpes à randonner et courir les soirs (dans l’esprit de mon entrainement pre-CCC), j’étais curieux de comparer les deux types d’entrainement sur un parcours quasi-identique.

Deux jours avant la course, j’ai remarqué que l’organisation a inversé les traces GPX du « vrai » 80 km et du « Run-Bike-Bike », un peu plus court et facile dans la partie finale en forêt de Soignes. Je leur ai envoyé un petit mail pour les informer (sans doute n’étais-je pas le seul). Résultat : aucun retour / remerciement de leur part (ça, je m’en moque) et juste un nouveau mail pour redonner le lien vers les traces, sans préciser que les précédentes étaient inversées (plus grave, certains coureurs n’ayant peut-être pas vu le changement) :

1. Trace GPX

Certains passages dans la forêt de Soignes étant interdit aux vélos, le tracé du Run Bike Bike diffère du 80km individuel. Attention donc à bien télécharger la bonne trace. Elles sont nommées respectivement « 80km individual » et « 80km Run Bike Bike ».

La course

Voici ma trace GPX :

Ecotrail Bruxelles 2026  GPX

50 100 150 200 5 10 15 Distance (km) (m)
Aucune donnée d’altitude
Nom: Aucune donnée
Distance: Aucune donnée
Altitude min.: Aucune donnée
Altitude max.: Aucune donnée
Dénivelé positif: Aucune donnée
Dénivelé négatif: Aucune donnée
Durée: Aucune donnée

Pas grand-chose à raconter sur la course. Les premiers 60 km étaient strictement identiques (normal, c’est la Promenade verte) jusqu’à re-rentrer dans la forêt de Soignes. La fin du parcours était plus courte de 5,5 km, sur des sentiers plutôt agréables en fond de vallée. Comme l’année dernière, tout le monde s’est perdu (autour de moi) dans le parc du Val d’Or au 16ème kilomètre. Un peu de rubalise eût été bienvenue… Il n’y en avait aucune sur les 60 premiers kilomètres, contrairement à ce que l’on nous avait annoncé au départ.

Les ravitaillements m’ont semblé un poil meilleurs, notamment celui du 43ème kilomètre, après le lac de Neerpede, alors que celui de l’année passée (un peu plus loin, vers l’Institut Bordet) était famélique.

A l’arrivée, un coureur (compatriote français !) arrivé 1 mn devant moi vient me remercier de l’avoir motivé à terminer. Amusant, nous ne nous sommes jamais parlé mais seulement croisé plusieurs fois sur le parcours. Peut-être a-t-il été motivé de voir un vieux de 58 ans lui tenir tête (il  a entre 15 et 20 ans de moins) ? Il s’agissait de son premier 60 km et il ambitionne de courir l’Ultra Marin en Bretagne (un breton ?). Il a un éclair de lucidité en me disant qu’il aime de plus en plus courir les longues distances et qu’il se demande si ce n’est pas une drogue. Bien vu 🙂 Il m’a filé indirectement un coup de vieux quand j’ai constaté que j’étais le 4ème plus vieux participant (mais 2ème à l’arrivée).

Au final, j’ai tenu mon objectif : 8h17 alors que je visais un sub-8h30. J’ai fait une prestation proche de l’année dernière : une place de mieux au scratch, une place de moins au classement pondéré par l’âge. Anecdotique…  Sur les 60 premiers kilomètres communs, j’ai gagné 16 mn, et ma cadence moyenne sur la totalité de la course est de 6’05 contre 6’17 cette année. Un poil mieux… Comme j’avais fini l’année dernière à 20 mn du top 10, j’avais le secret espoir d’y entrer cette année. Manqué : j’en suis maintenant à 40 mn, hors de portée (au moins sur cette course).

Les sensations ont été plutôt bonnes, même si j’ai eu un coup de mou entre 50 et 60 km, avec mal aux cuisses. J’ai marché dans les côtes à ce moment jusqu’à l’entrée en forêt de Soignes mais j’ai mieux fini en trottinant tout du long.

Le matériel

Comme l’année dernière, j’ai couru en New Balance Fuell Cell Rebel 4. Cela en dit long sur la difficulté technique de la course puisque ce sont des chaussures destinées aux courses sur route. J’ai à nouveau pris mon sac à dos Décathlon, avec une simple flasque de 500 ml dans la poche arrière mais sans poche à eau. Plus confortable pour courir.

Le départ ayant lieu à 5h00 du matin, ma frontale Stroots Kiska 3 a fait le job pour les deux heures semi-nocturnes, sans m’alourdir inutilement pour le reste de la course.

Côté nutrition, je suis parti à jeun (!), je ne peux pas manger en me levant à 3h30 du matin (le départ étant à 5h). Sur la durée de la course j’ai mangé 6 gels Maurten 100 (40 g de sucre) – ce qui est plutôt un exploit, je voulais en prendre 1 par heure – et grignoté 3 fois rien aux 5 ravitaillements (R1 au km20, R2 au km33, R3 au km45, R4 au km61, R5 au km71) : 1 tranche de pain d’épice, 3-4 quartiers d’orange, un morceau de banane à chaque fois. Je n’ai bu que l’eau sur toute la course. Sans doute pas assez, je dois vraiment m’améliorer sur la nutrition en course.

Conclusion

Même si j’ai noté une légère amélioration de la qualité des ravitaillements, je reste sur la conclusion de l’année dernière :

« Au vu de la pauvreté des prestations offertes (pas de balisage spécifique sur les 2/3 du parcours, pas de réel pointage, ravitaillements faméliques), le prix de 68 euros est proche de l’arnaque. »

Je ne sais pas encore de quoi seront faits les prochains mois, à discuter avec le coach dans les jours prochains. Par défaut je coche dans mon agenda les deux courses que j’ai faites en début d’année : Les Hivernales du Racing Club Bruxelles – 1er Février 2026 et Trail des Bosses – 21 mars 2026 pour me permettre de juger de mon état de forme après 6 mois de coaching.

 

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