Fibres à contraction lente et fibres à contraction rapide

Peut-être ne le savez-vous pas mais nos muscles sont constituées de 2 types de fibres : les fibres à contraction lente et les fibres à contraction rapide.

Les 2 types de fibres peuvent générer le même pic de force mais les fibres rapides se contractent plus de deux fois plus rapidement que les fibres lentes (40 ms vs 90 ms) et donc la puissance délivrée par les fibres rapides est de 5 à 8 fois plus importante que celle délivrée par les fibres lentes.

Les fibres lentes sont plus résistantes à la fatigue, plus robustes, plus efficaces énergétiquement et fonctionnent en aérobie (leur énergie provient de l’oxydation du glycogène / glucose et du gras) alors que les fibres rapides fonctionnent principalement en anaérobie alactique (utilisant la phosphocréatine comme carburant). Dans les sports d’endurance comme l’ultra-trail, les fibres lentes sont majoritairement utilisées.

L’entraînement court, à haute intensité améliore les capacités anaérobiques des fibres rapides mais aussi la capacité des fibres lentes à utiliser le pyruvate comme carburant et éviter ainsi l’acidification des muscles et donc la fatigue.

L’entraînement de longue durée (en endurance) améliore principalement les capacités aérobiques des fibres lentes mais aussi la capacité des fibres rapides à fonctionner suivant la filière énergétique aérobique. Ce type d’entraînement pourrait aussi augmenter la proportion de fibres lentes dans nos muscles. C’est la raison pour laquelle il important de s’entraîner longtemps à basse intensité.

Si vous voulez tout savoir sur les fibres musculaires et leur impact sur le sport, je vous invite à consulter cette excellente infographie de l’université de Gent qui fait l’état de l’art de la science sur le sujet.

 

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