Vaccination Covid-19 et Trail

Grâce à mon âge vénérable (53 ans cette année), me voici vacciné par l’état belge, enfin la région de Bruxelles pour être exact. Je dois d’ailleurs dire que c’était remarquablement organisé, ce qui n’est pas toujours le cas dans le plat pays.

J’ai bénéficié du vaccin Moderna avec 2 injections :

  • la première le 30 avril,
  • la seconde le 28 mai.

Selon ce site (tous les sites reprennent plus ou moins les mêmes chiffres), les effets indésirables les plus fréquemment signalés sont :

une douleur au point d’injection (92 %), une fatigue (70 %), des maux de tête (64,7 %), des myalgies (61,5 %), des arthralgies (46,4 %), des frissons (45,4 %), des nausées ou vomissements (23 %), un gonflement ou une sensibilité axillaire (19,8 %), une fièvre (15,5 %), un gonflement au point d’injection (14,7 %) et une rougeur (10 %). Les effets indésirables étaient généralement d’intensité légère ou modérée et se sont résorbés quelques jours après la vaccination.

Je ne suis pas médecin et ce que je décris ci-dessous ne concerne que ma modeste personne, certains des effets secondaires que j’ai ressentis pouvant être liés à d’autres causes. Il me semble toutefois intéressant de partager mon expérience.

Après la première injection, j’ai été un peu patraque pendant 24 heures, les symptômes ayant débuté environ 4 heures après l’injection. J’avais l’impression d’avoir un début de rhume : nez qui coulait, mal de tête, légère toux. Je suis resté au calme une journée, sans prendre aucun médicament et tout était rentré dans l’ordre le surlendemain du vaccin (que j’avais fait en milieu d’après-midi). Le point d’injection a été douloureux 2-3 jours avec le bras un peu engourdi. Bizarrement un dizaine de jours après l’injection, mon bras est redevenu très dur et rouge au niveau de l’injection, effet qui a disparu au bout de 2 jours.

Je n’ai tout d’abord ressenti aucun effet négatif sur ma performance, bien au contraire dirais-je puisque 3 jours après l’injection j’ai battu mon record personnel du marathon sur une sortie d’entraînement en Forêt de Soignes, passant de 3h50 à 3h35 ! Ai-je trop forcé ce jour-là ? Je ne pense pas. Toujours est-il que j’ai commencé les jours suivants à avoir des douleurs musculaires et ligamentaires très prononcées en haut des cuisses, douleurs qui m’ont contraint à me mettre au repos au bout de 2 semaines. J’ai d’ailleurs toujours des douleurs à la cuisse gauche.

La seconde injection a été beaucoup plus difficile à supporter. Cette fois-ci j’avais l’impression d’avoir attrapé la grippe. Les symptômes ont à nouveau commencé environ 4 heures après l’injection : légère fièvre (38,5 °C), nausées (je n’ai rien avalé pendant une journée), gros mal de tête et courbatures partout dans le corps. Là-encore les symptômes ont miraculeusement disparu 24 heures (quasiment heure pour heure) après leur apparition. J’ai suivi les recommandations du centre de vaccination en prenant un Dafalgan 1g toutes les 6 heures, ce qui me soulageait dans l’heure qui suivait, malheureusement que pour 2 heures environ.

Côté performances, j’ai clairement ressenti des effets négatifs : fatigue générale, augmentation de ma fréquence cardiaque au repos de près de 5 pulsations, manque d’énergie dans mes sorties avec l’impossibilité d’accélérer et toujours des douleurs articulaires et musculaires. Ma sortie d’aujourd’hui (une semaine et un jour après la seconde injection) est la première où je retrouve quelques bonnes sensations.

Que faut-il déduire de tout ça ?

Les douleurs articulaires et musculaires sont-elles dues au vaccin ou au fait que j’ai trop forcé 3 jours après la première injection ? Je n’en sais rien, peut-être les deux. Même si je n’ai pas eu l’impression de forcer lors de cette grosse sortie « record », peut-être mon corps était-il fragilisé par la vaccination. J’ai fait une séance chez mon ostéopathe qui pense que mes douleurs à la cuisse gauche proviennent d’une légère entorse de l’articulation coxo-fémorale (j’avais fait un grand écart quelques semaines auparavant en glissant sur de la boue). Peut-être… Toujours est-il que j’avais également très mal à la cuisse droite qui a guéri un peu plus rapidement.

L’état de fatigue ? J’ai eu des journées de travail intenses et 2-3 mauvaises nuits à cause de la chaleur. Peut-être est-ce la cause de mon état et que ce pauvre vaccin est injustement suspecté.

Pour conclure sur les effets néfastes de la vaccination sur ma performance : « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non. » Ce n’est pas pour rien que j’ai vécu 4 ans en Normandie 🙂

En consultant le site des autorités sanitaires belges j’ai noté ce tableau de statistiques au 31 mai 2021 :

Si vous calculez le pourcentage de notifications par rapport au nombre de vaccinés, vous obtenez les chiffres suivants :

  • AstraZeneca : 0,52% de vaccinés ayant déclaré un effet indésirable
  • Moderna : 0,44%
  • Pfizer/BioNTech : 0,29%
  • Janssen : 0,19%

Je ne sais pas quoi déduire de ces chiffres : soit les vaccinés Moderna sont un peu plus râleurs (l’état belge aurait-il décidé d’administrer ce vaccin préférentiellement aux français vivant en Belgique ???), soit le vaccin est un peu plus « difficile » à supporter que d’autres. A vous de vous faire une opinion.

Si la vaccination Covid-19 devient annuelle comme celle de la grippe (les autorités médicales commencent d’ailleurs à parler d’une troisième injection « pour renforcer l’immunité »), voici en tout cas ce que je ferai :

  1. Malgré les quelques désagréments ressentis, je me vaccinerai sans hésitation. La Covid-19 est une vraie cochonnerie qui peut vous mettre à plat pour plusieurs semaines, voire pire, sportif ou non. Je trouve idiot de se priver d’un vaccin (désolé pour les amateurs des théories du complot) et vous avez certainement une probabilité plus grande de mourir dans un accident avec votre voiture que des effets secondaires du vaccin;
  2. Un Dafalgan juste avant l’injection et un toutes les 6 heures après l’injection  pendant 24 heures. Je suivrai à la lettre la recommandation du centre de vaccination
  3. Pédale douce sur l’entraînement pendant au moins 1 semaine après l’injection, soit repos intégral, soit petites sorties cool en trottinant.

J’espère que mon état de fatigue va disparaître rapidement, il ne me reste que 76 jours avant l’Échappée Belle !

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Échappée Belle Intégrale / J-125

Comme indiqué dans mon précédent article, l’Échappée Belle Intégrale est MON objectif 2021 et sans aucun doute le challenge le plus ambitieux de ma « carrière » de trailer (chose que j’avais dite avant la CCC), voire « trop ambitieux » par rapport à mes capacités (chose que je n’avais jamais dite jusqu’à présent, estimant avoir toujours choisi des objectifs réalistes).

J’ai prévu de partager ma préparation au travers de plusieurs articles. Le premier de la série est consacré à identifier les principales difficultés et voir comment j’ai prévu d’y remédier … ou pas.

La distance – 149 km

Jusqu’à présent je n’ai couru que 3 fois dans ma vie aux alentours des 100 km :

Il va donc falloir que je cours 50% de plus, sachant qu’à la fin d’aucune de ces trois courses je ne me serais senti capable de courir la moitié en plus 🙂

Comment me préparer ? Je mise sur deux points :

  • ma charge hebdomadaire d’entraînement,
  • des courses tests.

Depuis maintenant un an, ma charge hebdomadaire d’entraînement a varié entre 60 et 100 km (80 en moyenne). Dans les 18 semaines qui précédent la course, je vais essayer de faire 4 cycles de 100/120/140/80 km par semaine (3 semaines de montée en puissance + 1 semaine de repos) dédiant les 2 dernières semaines avant la course à randonner en montagne tout en m’entraînant légèrement les soirs. Cela m’avait plutôt réussi avant la CCC. Notons que j’inclus les kilomètres de randonnées dans mon comptage hebdomadaire de kilomètres. Pour la plupart des concurrents, un ultra-trail est une très longue randonnée faite avec un sac léger. 🙂

Au niveau des courses tests, c’est évidemment plus compliqué :

  • je suis en liste d’attente sur le Trail des Cisterciens le 1er Mai (il aura bien lieu) et je croise les doigts sans trop y croire;
  • le Grand Trail de St-Jacques devait avoir lieu le 5 Juin mais vient d’être reporté au 2 octobre. Je viens de « remplacer » cette course par une inscription à l’OHM Trail 80 km (en espérant qu’il ait lieu). Le trail le plus difficile de Belgique pour préparer l’ultra-trail le plus difficile de France, cela a du sens 🙂
  • Enfin, je me suis inscrit au 80 km de l’Ecotrail de Paris le 3 Juillet. Rien à voir en terme de difficulté mais c’est mieux que rien. Si cette course ne me sera pas super utile en terme de préparation physique (le dénivelé est trop faible), j’espère y faire un bon temps pour tester mon niveau et y emmagasiner de la confiance. Je vais donc la courir au maximum de mes capacités.

Et sinon ? Peut-être que j’essaierai de courir une à deux fois cette distance à l’entraînement. Rien de certain, courir 100 km à l’entraînement, en autonomie totale, n’est pas évident. Peut-être ferai-je deux fois d’affilée le Tour de Bruxelles ? Pas folichon mais logistiquement pratique puisque le trajet passe à côté de nombreux supermarchés ou stations services où il est possible de se ravitailler. Si je peux voyager en France librement, j’irai peut-être aussi courir le circuit des 25 bosses en forêt de Fontainebleau, un parcours très exigeant. Je l’ai fait en randonnant l’année dernière et j’ai fini sur les rotules.

La durée – Plus de 48 heures

Encore pire que la distance : la durée. La barrière horaire est de 54 heures et, vu mon niveau, je vais courir en plus de 48 heures, 2 fois plus  longtemps que la CCC ou l’UTPMA. Le départ ayant lieu à 6h00, cela représente 2 nuits complètes à passer en montagne. Là encore je rentre dans l’inconnu. Je ne vais pas tenter d’habituer mon corps à la privation de sommeil tel un marin au long court. Je ne réussirais qu’à me fatiguer et je ne veux surtout pas me priver du plaisir de connaître les fameuses hallucinations dont sont souvent victimes les trailers sur les durées supérieures à 24h. 🙂 J’aviserai donc sur place. Tout au plus ferai-je quelques sorties longues de nuit.

Le dénivelé – 11.400 m D+ (15 cols)

C’est à cet instant que je me dis que je suis fou : il va falloir encaisser 2 fois le dénivelé de l’UTPMA ou de la CCC avec seulement 50% de distance en plus !

Même avec la meilleure volonté du monde il est quasi-impossible de s’entraîner correctement pour un tel dénivelé en Belgique, à Bruxelles en particulier. Mon record historique à Bruxelles est de 6.300 m D+ … en un mois. Alors je vais jouer sur les paramètres suivants :

  • m’entraîner autant que raisonnable (pour éviter la blessure) à faire du dénivelé autour de chez moi en suivant les conseils de Maître François, à savoir corser mes montées avec des squats en haut des côtes;
  • faire au moins une sortie longue (>50 km) par mois dans les Ardennes belges;
  • faire un séjour de 1 semaine de randonnée en autonomie dans les Pyrénées en Juillet;
  • arriver dans les Alpes 2 semaines avant la course et y randonner à nouveau;
  • faire du renforcement musculaire quotidien, principalement au niveau des cuisses (squats) et de la ceinture abdominale (planche).

L’altitude

Comme si le dénivelé ne suffisait pas à mon bonheur de trailer, il faudra aussi me taper plus de 40 km à plus de 2.000 m.

Vu que je n’ai ni les moyens de m’acheter une tente hypoxique, ni l’envie de payer pour y accéder (je trouve que c’est à la frontière du dopage pour un amateur) et que je ne veux pas paniquer mes voisins en portant un masque hypoxique, mon acclimatation à l’altitude se fera donc uniquement « à l’ancienne », grâce aux 2 semaines sur place prévues avant la course. Bizarrement (et peut-être à tort), cela ne m’effraie pas trop. J’ai déjà couru et randonné à ces altitudes et n’ai jamais ressenti de malaise. Ne perdons pas de vue que la majeure partie du temps je marcherai.

Je ne sais pas encore à quel endroit des Alpes je ferai mes deux semaines de préparation. Même si ce serait sans doute la chose intelligente à faire, je n’ai pas envie de reconnaître le parcours à l’avance. C’est idiot mais j’aurais un peu l’impression de tricher. 🙂 Je pense que j’irai du côté de Serre Chevalier / Briançon où je trouverai des terrains caillouteux un peu plus proches des conditions de course. A moins que je retourne pour la 3ème année de suite à Chamonix, c’est tellement beau…

Le terrain

C’est LE point qui m’inquiète le plus : alors que la CCC était plutôt « roulante » avec des sentiers de bonne qualité, l’Échappée Belle est réputée pour la difficulté et la technicité de son parcours, avec énormément de cailloux. Autour de chez moi je n’ai pas accès à des sentiers techniques de ce type (ni dans les Ardennes belges d’ailleurs).

Faute de mieux, je me contente de faire des exercice de proprioception à la maison sur un plateau et de m’entraîner en descente pour améliorer ma technique et ma confiance. Pour cela j’ai choisi une descente en sous-bois près de chez moi que je cours aussi rapidement que possible. Le fait de connaître le terrain me donne confiance, me permet de me relaxer et me concentrer beaucoup plus sur ma foulée. Ma vitesse augmente … et je gagne en confiance. Un cercle vertueux qui m’a permis de progresser. Même François D’Haene m’a dit que je ne descendais pas si mal que çà 🙂

La chaleur

Il fait souvent très chaud. Que voulez-vous que je vous dise ? On verra sur place… Le risque est de se déshydrater alors je ne vais pas lésiner sur l’eau, rien de pire que se retrouver à sec. Mais j’y reviendrai dans un prochain article consacré à l’équipement et l’alimentation.

Le mental

Comme toujours sur un ultra-trail, le mental est la clef à condition d’échapper aux blessures. Je passerai par des moments où j’aurais envie d’abandonner et il faudra tenir.

Ma préparation psychologique se focalise sur les points suivants :

  • bien m’imprégner du parcours en lisant le road-book, en regardant la carte IGN du parcours et en regardant les vidéos d’anciens concurrents (un peu désespérant, il y a beaucoup d’expériences d’abandons);
  • partir dans l’idée que je vais enchaîner deux UTPMA et découper le parcours en « morceaux d’UTPMA ». Pourquoi l’UTPMA ? A cause de la difficulté des chemins. Ce découpage me permet de calculer par analogie mon tableau de marche et, en course, m’aidera à tenir psychologiquement. Il est plus facile de me dire « il me reste l’ascension du Plomb du Cantal à faire » parce que je l’ai déjà faite plutôt que de se dire « il me reste 8km à 12% de D+ en moyenne« , ce qui est plus nébuleux. C’est très efficace (pour moi) et, dans les moments vraiment difficiles, il m’arrive de recourir mentalement des parcours passés, à l’entraînement ou en course;
  • tout planifier longtemps à l’avance : la matériel, l’alimentation, le tableau de marche espéré, le contenu des sacs de ravitaillement, tout doit être planifié à l’avance. La fatigue nuit à la lucidité et l’incertitude vide psychologiquement. Je pense même écrire précisément sur un carton les étapes de chaque « gros » ravitaillement où je pourrai me restaurer, me changer et recharger ma montre et mon téléphone. Ne pas avoir cette check-list fait perdre bêtement du temps. Sur le dernier gros ravitaillement de la CCC, j’errais comme une poule sans tête, commençant à manger puis à me changer, puis remanger… pour finir par oublier de recharger ma montre. Grrr…
  • positiver : je me laisse jusqu’à fin Mai pour préparer tous les aspects logistiques avec l’approche « qu’est-ce qui peut merder et qu’est ce que je fais pour l’éviter ? » (cet article en fait partie). Le problème est qu’à force de ressasser tout ce qui peut mal se passer, le moral en prend un coup et la peur de l’échec monte. A partir de début Juin, je veux donc me concentrer uniquement sur des images positives et passer de la peur de courir à l’envie de courir. Je ferai ça à grand renfort de photos, de vidéos de montagne; je me projetterai mentalement sur le parcours en imaginant que tout se passe bien. Mes deux séjours en montagne et – je l’espère – un bon résultat à mes deux courses de préparation devraient m’aider à développer un état d’esprit positif.

Les blessures

Par expérience, j’ai trois points sensibles sur les trails montagneux :

  • les chevilles : je travaille sur la proprioception et ma technique de descente comme expliqué précédemment;
  • les cuisses et les lombaires : exercices quasi-quotidiens de renforcement (squats, planche) et de souplesse;
  • les ampoules au pied : je tanne mes pieds chaque soir pour renforcer la peau et je vais acheter des semelles anti-dérapantes SIDAS.

A l’entraînement je suis très attentif aux douleurs et à la première alerte, je lève le pied. Par expérience les « kilomètres en trop » pèsent beaucoup plus en course que les « kilomètres en moins. »

Pendant la course, la technicité du terrain (racines, pierres) rend les chutes, et donc les risques de blessures, très probables. Il faudra donc rester lucide et concentré en permanence. La fatigue psychologique de la course est un élément important à prendre en compte.

Conclusion

Oui, terminer l’Échappée Belle est un énorme challenge mais c’est l’année idéale pour le réussir :

  • je suis dans une forme olympique et j’ai une année d’entraînement « sérieux » derrière moi;
  • je ne souffre d’aucune blessure;
  • j’ai l’expérience de plusieurs ultra-trails;
  • je passerai beaucoup plus de temps à marcher qu’à courir.

Alors j’y crois, et espérons que cette fichue Covid-19 ne viendra pas tout chambouler !

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Bilan de l’année 2020 – Programme 2021

Comme je l’indiquais dans mon précédent article, cette année 2020 aura été un excellent cru en terme d’entraînement, même si je n’ai finalement participé à aucune course.

J’ai la chance de pouvoir télétravailler à 100% et d’habiter en bordure de campagne. Le temps économisé sur les transports me permet d’aller courir 1h00 / 1h30 presque tous les matins et, si je manque la séance du matin, je peux me rattraper le midi. Il est plus confortable de prendre la douche chez soi plutôt qu’au travail. 🙂

Au final, 5 à 6 sorties par semaine pendant presque toute l’année m’ont permis d’exploser de 500 km ma meilleure précédente année (2017) :

  • 2011 : 550 km
  • 2012 : 1.010 km
  • 2013 : 1.480 km
  • 2014 : 1.525 km
  • 2015 : 1.434 km
  • 2016 : 2.063 km
  • 2017 : 3.010 km
  • 2018 : 2.430 km
  • 2019 : 2.271 km
  • 2020 : 3.526 km.

Je me suis assis sur la bonne vieille règle « pas plus de 10% de progression par an » et j’ai (presque) échappé aux blessures. Comme quoi…

Voici ce que cela donne mois par mois :

Au-delà du quantitatif, un peu de qualitatif :

  • 3-4 kg de moins sur la balance, passant durablement en dessous des 60 kg, ce qui ne m’était pas arrivé depuis au moins 30 ans (j’en ai 52 au moment où j’écris ce mail),
  • gain entre 1 et 1,5 km/h de moyenne sur mes parcours, à une fréquence cardiaque moyenne équivalente,
  • VO2max (mesurée par Garmin) qui a progressé de 52 à 57-58,
  • fréquence cardiaque de repos qui est passée de 60-65 à 45-50.

Au passage j’ai battu mon record du marathon en passant sous la barre des 4h00 … sur un parcours de 60 km fait en endurance fondamentale. En résumé : je pète la forme.

Le secret de ce miracle ? Je me suis entraîné sérieusement après 10 ans d’improvisation.

Au tout début du confinement en Mars, je me suis mis à sortir tous les matins, 1h00 sur un terrain vallonné autour de chez moi. Comme nous étions au tout début de la pandémie de Covid-19, je voulais absolument éviter d’attraper un coup de froid et j’ai décidé de courir lentement, pour ne pas m’essouffler. Au fil des semaines j’ai constaté une amélioration de mes performances. Je suis alors passé à la vitesse supérieure : enregistrement sur Training Peaks et achat d’un programme d’entraînement que j’ai suivi quasi-religieusement. Ce plan d’entraînement prévoit 6 séances par semaine avec :

  • 4 sorties courtes (45mn à 1h15) en endurance fondamentale,
  • 1 séance de fractionné, soit en côtes, soit sur le plat,
  • 1 sortie longue (de 2h00 en début de plan à 5h30 au maximum),
  • 1 à 2 séances de renforcement musculaire (je reconnais ne pas avoir été assidu…),
  • un test mensuel de seuil lactique (30 mn couru « à fond ») pour mesurer les progrès réalisés et aligner les zones cardiaques.

Sur Training Peaks (je ferai sans doute un article à ce sujet), il est possible de déplacer les séances sur un agenda pour adapter au jour le jour le plan à vos contraintes personnelles. L’interconnexion avec Garmin fait que vous retrouvez l’entraînement du jour sur votre montre et que vous n’avez plus qu’à le suivre.

Même si ce plan est un peu rudimentaire (pas de travail technique en côte) et répétitif (les semaines se suivent et se ressemblent, seule la durée de la sortie longue et des séances de fractionné augmentent d’une semaine sur l’autre), il m’a permis de bien progresser et, surtout, d’enfin trouver la motivation pour faire des séances de fractionné. J’ai pu aussi me doter d’une batterie d’entraînements types que je peux réutiliser sur ma montre.

Au final une bonne expérience et un conseil : apprenez à courir lentement, en endurance fondamentale. Tous les entraîneurs vous le disent alors écoutez-les, m… !

Courir lentement a eu aussi une autre vertu : j’ai diminué la longueur de ma foulée et augmenté ma fréquence (les deux vont ensemble). Je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles je ne me suis pas blessé, malgré l’accroissement important de ma charge d’entraînement. Je n’ai souffert au final que de deux désagréments :

  • une douleur au gros orteil gauche, sans doute un début d’hallux valgus à cause de chaussures trop étroites. Grâce au conseil de mon ostéopathe, j’ai acheté des orthèses en silicone et le problème est depuis presque résolu (je porte l’orthèse pour courir);
  • une probable petite déchirure à la cuisse gauche (suite à un grand écart sur de la boue) qui a disparu au bout de quelques jours de repos.

A part ça rien, en dehors d’un petit rhume et de 18 suspicions d’avoir attrapé la Covid-19 🙂

Quant aux vacances estivales, 1 semaine à Zermatt suivie de 1 semaine à Chamonix avec randonnée tous les jours et sortie trail de 1h00/1h30 au moins un jour sur deux n’ont fait que parachever l’entraînement.

Alors que faire de cette magnifique forme en 2021 ? Je me suis inscrit à 3 courses :

  • la Bouillonnante (50 km) malheureusement reportée au début de septembre,
  • le Grand Trail du St-Jacques (115 km) je croise les doigts pour qu’il ait lieu (il a été annulé l’année dernière),
  • et enfin mon objectif absolu, le plus ambitieux de ma vie de coureur : l’Echappée Belle en version 149 km.

L’Echappée Belle a la réputation d’être l’ultra-trail le plus difficile de France à cause de l’altitude et des sentiers très rocailleux (chose que je déteste !). Une de mes connaissance y a tapé une record abordable parait-il 🙂

J’ai hésité à m’y inscrire, je pense ne pas avoir le niveau suffisant pour la terminer mais il me reste 4,5 mois pour peaufiner ma préparation.  Si je passe au travers des pépins physiques (le terrain est propice aux chutes), le mental sera encore plus que d’habitude la clef. Alors, je veux y croire !

Dernière chose : j’ai à nouveau participé à la loterie UTMB et, à ma grande satisfaction, j’ai encore perdu 🙂 Echappée Belle et UTMB en 2 semaines, c’eût été un peu hard comme programme. 🙂

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Mon stage avec François D’Haene

Voici plus d’un an que je n’ai pas publié d’article, en partie à cause de la pandémie Covid-19. J’ai créé ce blog pour partager des comptes-rendus de courses et l’entraînement d’un « anonyme du peloton ». Et comme les courses étaient annulées les unes après les autres en 2020, j’ai perdu un peu de ma verve littéraire…

J’ai un peu honte de le dire mais cette période difficile a été plutôt bénéfique d’un point de vue trail. J’ai eu la chance d’échapper à la maladie et le passage en télétravail complet m’a permis de dégager plus de temps pour m’entraîner. Même si je n’ai participé à aucune course en 2020, cette année aura été un excellent cru en terme d’entraînement, j’ai fait beaucoup de progrès et j’ai explosé tous mes records. J’y reviendrai dans un prochain article.

Je voulais réserver mon retour aux affaires sur ce blog avec l’événement de ce début d’année (pour moi) : mon stage de trail avec François D’Haene.

C’est une tradition établie depuis maintenant cinq ans, un des meilleurs trailers au monde vient passer trois jours en Belgique (1 soirée de conférence, 2 jours de stage) pour enseigner aux petits belges (et aux français égarés) quelques secrets du trail. Cette visite est organisée par les magasins Trakks dont le fondateur (trailer émérite lui aussi) est un ami de François D’Haene. J’avais fait sa connaissance à l’occasion de l’apéro belge qu’il organise chaque année en prélude de l’UTMB. J’achète régulièrement du matériel dans ses magasins, allez y faire un tour, ils sont souvent de bon conseil car les vendeurs sont eux-même des pratiquants.

Je m’étais déjà inscrit à ce stage il y a deux ans mais je n’avais pas pu y participer à cause de la grippe. L’année dernière j’avais passé mon tour, le mode en itinérance ne me plaisant pas trop. Le troisième essai a été le bon !

La météo des jours précédents n’était pas très rassurante avec du froid, de la pluie et même de la neige annoncées. Au final, nous avons eu beaucoup de chance : le temps a été sec, frais, mais agréable pour courir avec juste ce qu’il fallait de neige et de boue pour se sentir un guerrier.  Un test PCR négatif de moins de 72 heures était requis de tous les participants ainsi que le port du masque dans tous les endroits clos. Très sérieux et rassurant.

Rendez-vous était pris à 8h30 du matin à proximité de Malmédy. Après un petit briefing de 30 mn avec le héros du jour et quelques étirements, nous voilà partis pour 45 km et 1.500 m D+ entrecoupés d’arrêts/ateliers pendant lesquels François D’Haene nous distillait sa science. Il était par ailleurs accompagné de son responsable « chaussures » chez Salomon. Le midi, nous avons fait une pause dans un chapiteau extérieur devant la Brasserie Belgium Peak Bear où nous avons mangé quelques boulettes de viande (nous ne sommes pas loin de Liège) généreusement accompagnées de la bière locale. En fin de journée je commençais à être bien fatigué, d’autant plus que j’étais totalement à court d’eau, une de mes gourdes ayant percé.

Voici le parcours, qui empruntait largement l’Extratrail Noir de Malmédy (j’ai déjà dit beaucoup de bien des sentiers Extratrail) :

Total distance: 43.6 km
Max elevation: 696 m
Min elevation: 333 m
Download file: Stage FDhaene.gpx

Je n’ai pas pris beaucoup de photos, le rythme étant assez soutenu. Quand nous ne courions pas, nous écoutions religieusement le Maître qui nous faisait souffrir avec quelques exercices.

(je précise qu’il avait emprunté les bâtons à un participant, je ne veux pas qu’il ait des problèmes avec son sponsor « bâtons » à cause de moi :))

Au final, une journée intense où nous avons même escaladé (en courant à plat, c’est la Belgique) le point culminant de la Belgique. Vous trouverez plus de photos sur la page Facebook des magasins Trakks. J’ai aussi discuté avec plusieurs participants et ai trouvé une autre victime de la SaintéLyon 2019 🙂

François D’Haene

Très sympathique, disponible, didactique, humble. Une gentillesse et une proximité étonnante pour un athlète de haut niveau. Il s’est intéressé à chacune/chacun d’entre nous, prenant le temps de répondre à nos questions, de nous observer et nous prodiguer ses conseils (que je reprends plus bas). J’ai un petit peu papoté avec lui et scoop (pour moi au moins) : il pense s’inscrire à la Hardrock et à l’UTMB en 2021.

Ce qui ressort de lui : une grande « coolitude ». La compétition oui, mais pas au détriment de la qualité de vie. A m’en donner des complexes…

Amusant : il n’avait pas couru depuis Noël et a repris l’entraînement à l’occasion des stages. Second scoop qui explique beaucoup de choses : il ne court pas, il vole. Sa foulée est d’une légèreté impressionnante, il passe à côté de vous sans que vous ne l’entendiez arriver. Étonnant.

Le vin de François D’Haene

En plus d’être trailer, François D’haene est aussi vigneron, personnalité de l’année 2020 pour la RVF (voila ce que j’appelle réussir sa vie :-)). Je suis amateur de vin en général, et de Beaujolais en particulier (je célèbre scrupuleusement le Beaujolais Nouveau depuis 30 ans et j’ai été quasiment baptisé dedans étant natif de St-Etienne). Comme la plupart des stagiaires j’en ai profité pour acheter son vin et plus particulièrement :

  • le Beaujolais villages « la Germaine » 2019 : correct, un peu trop acide à mon goût. je conseille de le boire un peu frais
  • le Moulin-à-Vent 2017 : EXCELLENT, j’en ai déjà commandé plus 🙂
  • Coffret collector trail Diagonale des fous : très chouette esthétiquement, pas encore goûté, je le réserve pour un cadeau.

Évangile selon Saint François D’Haene

Voici en vrac ce que j’ai retenu (et compris) :

Entrainement pour trail montagneux en Belgique

  • Varier les allures au cours de la séance (par exemple, pyramide 1mn rapide / 1mn lente puis 2mn rapide / 1mn lente puis 3mn rapide / 1 mn lente et refaire dans l’autre sens)
  • Pour compenser la faible longueur des côtes, « charger » plus les cuisses en faisant des squats en haut des côtes ou en montant à cloche-pied (développe aussi la proprioception).

Technique de montée

  • Penché sur l’avant, petits pas en appuyant sur les cuisses, utiliser des bâtons dès que le terrain le permet (pas trop de pierres)
  • Suivre le terrain autant que possible en évitant les « montées d’escaliers » pour préserver les quadriceps

Utilisation des bâtons

  • En montée normale, accompagner le mouvement des jambes en alternant
  • En cas de « marche » à franchir, soulager les cuisses en s’appuyant fortement sur les deux bâtons
  • En descente, uniquement si le terrain est très accidenté, pour soulager les cuisses
  • Bien attacher les bâtons sur le sac à dos pour qu’ils ne bougent pas en courant. Sur les sac Salomon, les bâtons se rangent dans un sac spécial (https://www.i-run.be/accessoires/B-tons-de-marche_c1017/Salomon_m96/Salomon-Custom-Quiver_Salomon_fiche_58625.html) fixé en diagonale sur l’arrière du sac (petit crochet caché en haut de la bretelle)
  • Les bâtons doivent être un peu plus haut que la position des coudes à 90°

Technique de descente

  • Chercher le terrain en contrôlant la foulée et en évitant les sauts pour épargner l’énergie et éviter les chocs sur les cuisses
  • Penché sur l’avant, petits pas en atterrissant sur l’avant/medio pied (et pas sur le talon) pour profiter au maxium du cramponnage des chaussures et moins glisser. La position penchée en avant « bloque » la cheville et évite les entorses
  • Pieds toujours dans le sens de la descente et pas en position de carres comme sur les skis

Technique de course

  • Réserver une fin de séance 2-3 fois par semaine pour apprendre à courir légèrement, sans faire de bruit. Progrès garanti en quelques semaines

Pieds

Etirements

  • Pas de règles, suivant le ressenti de chacun
  • Éviter les étirements en fin de séance lourde
  • En course, possible de faire 2-3 étirements doux pour redonner de la longueur aux muscles
  • Se concentrer sur les sensations pour voir si un côté est plus tendu que l’autre et accentuer les étirements sur la partie plus tendue pour rétablir l’équilibre
  • Quelques étirements :
    • Cuisses : debout, plier une jambe et tirer avec la main
    • Ischio : jambes écartées, se pencher alternativement sur les côtés en faisant glisser la main sur la jambe
    • Position squat + lever le bout des pieds
    • Fentes

Alimentation

  • Respecter autant que possible le rythme normal (3 repas par jour, à heures fixes)
  • 600 ml de boisson d’effort par heure + 2/3 barres pour les creux
  • Ne pas prendre trop de nourriture et d’eau, prendre le nécessaire pour tenir entre deux ravitaillements
  • Tester à l’entraînement pour trouver quelque chose qui fonctionne et ne pas changer, surtout au dernier moment

Matériel (généralités)

  • Bien se renseigner sur son sac à dos en magasin pour trouver la bonne taille (et éviter les frottements en course) et en connaître les subtilités, notamment au niveau des attaches
  • Tester la totalité du matériel (et l’alimentation) avant la course cible, lors des entraînements et idéalement de courses de préparation.

 

CONCLUSION

Une super journée. Un grand merci à l’équipe Trakks pour cette organisation, à François D’Haene et son ami Félix pour leur présence et leur disponibilité. J’ai eu l’impression de courir avec le pote d’un pote, et pas avec un des meilleurs trailers (et donc athlète) du monde. D’ailleurs je n’ai vu personne lui demander un autographe ou une photo, je trouve que c’est un signe.

Si je peux vous donner un conseil : inscrivez-vous l’année prochaine !

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Hourrah ! J’ai perdu à la loterie de l’UTMB !!

Comme je l’expliquais dans mon précédent article, je me suis inscrit cette année à la loterie de l’UTMB en espérant bien ne pas être sélectionné cette année.

Pari gagné ! J’ai perdu à la loterie et j’aurai donc plus de chances l’année prochaine … si d’ici là je change d’avis et je décide finalement de courir l’UTMB malgré ce que je me suis promis à la fin de la CCC.

Mon premier objectif de l’année 2020 est atteint : me laisser un an de réflexion 🙂

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Bilan de l’année 2019

Cette année 2019 restera dans mon esprit comme mi-figue, mi-raisin.

Sur le strict plan strictement comptable, je devrais être satisfait puisque j’ai fait de bons résultats sur les 3 courses auxquelles j’ai participé :

  • j’ai battu mon record sur le 20 km de Bruxelles (1h30’19 contre 1h35’24 en 2016);
  • j’ai fait un très bon temps sur le Trail de Bruxelles – 33 km (2h51’55, 36ème au scratch et 3ème de ma catégorie d’âge);
  • et j’ai enfin couru la CCC, dans un temps meilleur que mes rêves les plus fous.

Youpi !!! Je suis le meilleur !!!

Mais cette année, il y a eu beaucoup de points noirs :

  • maladies et blessures se sont enchainées tout au long du 1er trimestre (lumbago, grippe, fasciite plantaire, tendinite aux 2 tendons d’Achille);
  • du fait de ces pépins de santé, mon (ambitieux) programme de course n’a pas été respecté, notamment pas de Bouillonnante, ni de Grand Trail du St-Jacques;
  • pour la même raison, j’ai aussi manqué en Février le stage de trail avec François Dhaene (qui revient cette année mais je ne me suis pas inscrit, un peu trop tôt dans l’année et le format me plait moins);
  • j’ai été un peu déçu par l’ambiance de la CCC (que j’idéalisais sans doute un peu trop);
  • comme d’habitude après voir accouché d’un gros objectif (UTPMA en 2018, CCC en 2019), j’ai vécu ma dépression post-partum et ai un peu perdu l’envie de m’entrainer sur le second semestre. Je n’ai d’ailleurs pas publié mes articles habituels (qui n’intéressent que moi) depuis Juin.

Au final, voici mon kilométrage depuis mes débuts en 2011 :

  • 2011 : 550 km
  • 2012 : 1.010 km
  • 2013 : 1.480 km
  • 2014 : 1.525 km
  • 2015 : 1.434 km
  • 2016 : 2.063 km
  • 2017 : 3.010 km
  • 2018 : 2.430 km
  • 2019 : 2.271 km

Pas top … mais pas trop mal au vu de mes pépins de santé.

Voici ce que cela donne mois par mois :

Remarquons au passage le crétinisme dont j’ai fait preuve : malade ou blessé de début Janvier à mi-Février, j’ai mis les bouchées doubles en Mars pour « rattraper le temps perdu ». Résultat : je me suis explosé les tendons début Avril … ce qui ne m’a pas empêché de courir le 20 km de Bruxelles comme un dératé alors que je commençais à peine à aller mieux (ce qui m’a probablement fait rechuter). Bravo l’artiste !

J’ai repris l’entrainement « normalement » en Juillet, après guérison quasi-complète. En Août, j’ai privilégié la randonnée en montagne. En Septembre, j’ai logiquement levé le pied pour reprendre sérieusement en Octobre. Sur Novembre et Décembre, la seule maladie dont j’ai souffert est la fainéantise. La bise étant venue, la cigale n’avait plus envie de sortir dans le froid et sous des cieux maussades.

En 2020, j’entame ma dixième année de course et je ne sais pas encore de quoi elle sera faite.

Je travaille toujours sur mon projet « Saint-Jacques de Compostelle » et j’espère planifier une semaine début Juillet entre le Puy-en-Velay et Conques (la Via Podiensis, environ 240 km à parcourir, très ambitieux). D’ici là, je me testerai sur la voie qui part de Bruxelles en direction de Paris (Via Brabantica et Via Gallia Belgica). Je dois voir ma capacité à enchainer plusieurs jours à 30 km de moyenne, avec sac à dos.

J’ai fait une chose très surprenante : m’inscrire à l’UTMB 2020. Oui, je sais, j’ai écrit que je ne voulais pas la courir et je n’en ai toujours pas l’intention en 2020. En participant (et en perdant :-)) au tirage au sort en 2020, je me laisse plus de chances pour 2021, si d’aventure je changeais d’avis. Si je gagne au tirage au sort, j’aviserai… Le 9 janvier, je croise donc les doigts pour ne pas être sélectionné. 🙂

A part ça, je regarde quelques courses qui me tentent :

J’aurai les idées plus claires d’ici 2-3 semaines.

D’ici là, bonne année 2020 !

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Runnexplorer, le gars qui a tout compris

Tout a commencé par un article poussé par un de mes comparses d’entrainement sur un trailer ayant relié la ville italienne de Trieste à Monaco par la Via Alpina en 44 jours.

Je voulais faire un article intello sur « le syndrome Forrest Gump » qui pousse de plus en plus de trailers à délaisser les trails classiques pour s’engager sur des aventures au long cours (ou au moins à y songer). Volonté d’aller toujours loin ? Lassitude vis-à-vis des courses « classiques » ?

Mais en grattant un tout petit peu, j’ai trouvé le trailer à l’origine et j’ai trouvé son blog super sympa : Runnexplorer. Exactement le type de gars que je voudrais être :  quelques courses par ci, par là histoire de briller en société et surtout des grands trails en autonomie.

Allez sur son site, son Instagram, sa chaine Youtube, … ça en vaut la peine.

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Enfin un ultra-trail à 5 points UTMB en Belgique

Même si le nouveau mode de sélection est plus permissif, reste qu’il faut collecter 10 points en 2 courses pour s’inscrire (à la loterie) à l’UTMB. Or il n’est pas facile de collecter plus de 5 points UTMB quand on habite en Belgique … ou alors cela coûte cher en voyages (je parle en connaissance de cause :-)).

En 2019, seul le Dernier Homme debout permettait d’atteindre théoriquement 5 points UTMB, mais c’est une course en circuit très particulière avec une boucle à répéter toutes les heures. L’année dernière seulement un coureur s’est engagé sur le 20ème tour fatidique permettant d’atteindre le nirvana des 5 points. Donc, si vous avez besoin de 5 points pour vous inscrire à l’UTMB, il est préférable de viser une autre course.

La bonne nouvelle est l’arrivée en 2020 d’un « vrai » ultra-trail de 159 km (4.159 m D+), reconnu comme course qualificative de l’UTMB (ce qui n’était pas le cas des 100 miles de Spa qui a disparu au bout de 2 éditions), dans la région de Spa, sur les sentiers Extratrail dont je ne pense que du bien : l’Ultra-Trail des Sources. Le gros avantage de cette course est que son parcours est fléché en permanence (comme je l’ai vu en Suisse à Grindelwald ou Zermatt). Vous pouvez donc le reconnaître presque n’importe quand dans l’année (du 1er mars au 15 septembre, d’après le site mais je ne vois pas ce qui vous empêche de le faire à une autre période).

J’avais déjà repéré ce parcours Extratrail et envisagé de le courir en solo, pour le plaisir, en 2 étapes (en passant une nuit dans un hôtel). Après avoir couru 3 courses de plus de 100 km (Radicassant, UTPMA et CCC), monter au moins une fois à la distance supérieure me titille un peu. Ce trail serait une marche (ah, ah, ah) intermédiaire idéale : accroitre la distance de 60 km tout en restant dans les mêmes dénivelés. Seul problème : la course est organisée en Août et je ne suis pas de l’été.

On verra d’ici là, je ne pense pas qu’il y ait de grosses tensions sur les inscriptions. Pour le moment, je travaille sur mon projet « Saint-Jacques-de-Compostelle » qui prend forme peu à peu.

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Voyage en Suisse et à Chamonix – Août 2019 (3/3)

Suite et fin de notre voyage estival. Après une première et deuxième semaine passées en Suisse, nous avons passé la troisième et dernière semaine à Chamonix avec, en bouquet final, ma participation à la CCC.

Samedi 24 août 2019 / Martigny – Chamonix / 44 km

Au départ de Martigny nous prenons la route de la Forclaz pour rejoindre Chamonix. Je prends quelques photos au passage :

  • une vue de Martigny à partir d’un virage du col :
  • le premier aperçu sur le Mont-Blanc (si, si, le petit truc blanc au croisement des deux pentes vertes) :

et le Mont Blanc d’un peu plus près :A Chamonix, nous avons loué  un superbe appartement avec vue sur le Mont-Blanc :Il est parfaitement situé, au calme, complètement équipé et à 5 mn du centre-ville. Nous le recommandons chaudement.

A peine installés, nous partons nous promener dans la ville : Le portique d’arrivée de l’UTMB est déjà en place, j’espère le franchir 1 semaine plus tard :Le podium est aussi déjà en place mais je sais déjà que je ne monterai pas dessus dans une semaine 🙂Nous finissons la journée en allant acheter des tickets pour le téléphérique de l’Aiguille du Midi.

Dimanche 25 août 2019 / Aiguille du Midi – Glacier des Bossons

Si vous ne devez faire qu’une seule chose lors de votre passage à Chamonix, alors n’hésitez pas : choisissez l’Aiguille du Midi. Si vous avez la chance d’y aller par beau temps, le panorama est exceptionnel. Quelques petits conseils au passage :

  • Partez le plus tôt possible : les premiers visiteurs peuvent rester autant qu’ils veulent sur place. Ensuite votre présence est limitée à 2 heures maximum (mais pas vraiment contrôlée à ma connaissance…)
  • Réservez vos billets sur Internet dès que vous êtes sûr de la météo. Ce serait dommage d’y aller pour vous retrouver dans les nuages
  • Si le site internet vous dit qu’aucune place n’est disponible, allez sur place la veille, en fin de journée, avant la fermeture des caisses et achetez des billets. Vous n’aurez pas de place réservée mais … partez le plus tôt possible et vous devriez pouvoir monter
  • Prenez quelques vêtements chauds, l’aiguille est à 3.842 m tout de même.

J’ai pris des dizaines de photos mais aucune ne rend hommage à ce que vous pouvez voir sur place. C’est magique. En redescendant de l’Aiguille du Midi, nous nous arrêtons à la gare intermédiaire du Plan de l’Aiguille pour aller prendre quelques photos du lac Bleu (40 mn de marche AR). De retour à Chamonix en début d’après-midi, nous repartons aussi sec pour une randonnée jusqu’au pied du glacier des Bossons en passant par la cascade du Dard :

Total distance: 12.86 km
Max elevation: 1537 m
Min elevation: 1034 m
Download file: Glacier des Bossons.gpx

Petite balade sympa, principalement en forêt à l’abri du soleil mais assez pentue après le chalet du Cerro.  Cela me permet d’accumuler du dénivelé, bon pour la CCC 🙂 Une bien belle journée au total.

Lundi 26 août 2019 / Glacier d’Argentière

Le  temps est toujours magnifique, nous décidons de monter au glacier d’Argentière. Les télésièges et téléphériques étant tous arrêtés, pas d’autre choix que de monter à pied à partir du parking du téléphérique de Lognan. Personnellement, ça me convient 🙂

Total distance: 18.03 km
Max elevation: 2262 m
Min elevation: 1226 m
Download file: Glacier Argentière.gpx

La montée serpente au milieu de la forêt et est très agréable. Ça grimpe sec mais régulièrement. Bizarrement je ne prends aucune photo avant d’être sorti de la forêt :A partir de là, nous empruntons une piste de ski jusqu’au téléphérique de Lognan :En contrebas on aperçoit le refuge de Lognan (une autre route moins agréable pour monter au glacier)Après une bonne grimpette sous le soleil et une piste très caillouteuse, nous arrivons en bordure de glacier avec en arrière plan l’Aiguille du Chardonnet :L’état du glacier est une belle surprise : il est assez propre, ne semble pas avoir trop souffert du réchauffement climatique et nous pouvons marcher dessus : La fin du glacier qui plonge dans la vallée : En redescendant par la même route nous croisons les coureurs de la première des courses de l’UTMB : la MCC réservée (en principe) aux bénévoles et coureurs locaux. Ils nous donnent l’impression de tous être bien fatigués à ce moment de leur course (à 12 km de l’arrivée). Pas très rassurant pour ce qui m’attend quelques jours plus tard. 🙂

Mardi 27 août 2019 / Lac Cornu – Lacs Noirs

La météo étant toujours au beau fixe (un peu moins ensoleillée tout de même), nous continuons notre marathon de randonnées en montant au Lac Cornu puis aux Lacs Noirs :

Total distance: 10.01 km
Max elevation: 2487 m
Min elevation: 1963 m
Download file: Lac Cornu - Lacs Noirs.gpx

Nous prenons tout d’abord la télécabine de Planpraz bien connue des parapentistes locaux qui décollent du Planpraz. Je déteste téléphériques, télésièges et télécabines et je regrette de ne pas avoir en courant : sous nos pieds serpente un charmant chemin de trail. Plusieurs coureurs s’y entrainent, sans doute en prévision d’une des courses de l’UTMB. Je culpabilise un peu d’être assis dans une télécabine…Vue de la gare de Planpraz (avec des candidats au suicide parapentistes) et du Mont Blanc en arrière plan : La montée jusqu’au Lac Cornu est sans grande difficulté à part un passage où vous devez vous aider de vos mains.Arrivé au col Cornu, on aperçoit le Lac Cornu un peu en contrebas : Un peu décevant… Nous décidons de ne pas descendre sur sa rive (c’est très cailllouteux et pas super folichon) et continuons sur notre lancée en direction des lacs Noirs qui sont derrière la crête à gauche :Au passage nous apercevons au loin des Slackliners. Pas les meilleurs de leur catégorie, nous les avons surtout vu tomber. L’un d’eux a même du ramper sur sa ligne faute de pouvoir y grimper. Heureusement qu’ils étaient assurés… 🙂La montée vers les Lacs Noirs est un peu plus pénible, notamment la traversée d’un pierrier :Nous arrivons aux Lacs Noirs, un peu décevants là aussi. Nous y pique-niquons avant de redescendre sur Planpraz. Au final une randonnée assez facile (à part le pierrier qui est un peu plus technique) mais des lacs un peu décevants. Dans la région, le Lac Blanc est beaucoup plus intéressant à faire. Le sentier à partir de la Flégère est beaucoup plus facile que par les Grands Montets (par lequel la CCC et l’UTMB passent). Mais comme nous l’avions fait lors de notre précédent voyage, nous voulions changer.

Mercredi 28 août 2019 / Mer de Glace

Au programme du jour, la Mer de Glace. Enfin, ce qu’il en reste… Le train à crémaillère avait déraillé quelques jours auparavant, incident rarissime. Il refonctionnait le jour de notre randonnée mais nous préférions monter à pied.

Total distance: 16.19 km
Max elevation: 1887 m
Min elevation: 1043 m
Download file: Mer de Glace.gpx

Nous montons par les Rochers Rouges et le chalet des Mottets :

La vision de la vallée de la Mer de Glace est déprimante : Tout en bas, on aperçoit la grotte de la Mer de Glace. Nous l’avions fait quelques années auparavant et j’ai rendez-vous pour récupérer mon dossard en fin d’après-midi. Nous décidons de rentrer directement par le Chalet de Caillet. De toutes façons la descente jusqu’au niveau de la glace est déprimante, mais instructive sur le réchauffement climatique : à intervalles réguliers un panneau indique le niveau de la glace et l’année. Les années se mesurent en dizaines de mètres de diminution du niveau de la glace. Déprimant.

Jeudi 28 août 2019 / Lac des Gaillands

Pour notre dernier jour avant mon grand rendez-vous, nous décidons de faire une toute petite randonnée sans dénivelé à proximité de Chamonix : le Lac des Gaillands qui est un spot d’escalade. Sur la route nous croisons les concurrents de la TDS qui finissent leur parcours. A ce moment-là, j’aimerais bien être à leur place 🙂

La promenade est sympa, très tranquille avec quelques beaux paysages :

Pour la suite (et fin) de nos aventures, revenez à mon précédent post.

CONCLUSION

Nous avons passé 3 semaines magnifiques en Suisse et à Chamonix. La météo a été vraiment favorable avec seulement un jour de pluie et 2/3 jours couci-couça.

Notre best-off : Zermatt (et la magnifique randonnée de l’Edelweiss), Grindelwald (et le massif de la Jungfrau), Chamonix (toujours aussi magnifique) et Berne (la très bonne surprise de nos vacances).

Nos grandes déceptions : Montreux (en dehors du Château de Chillon qui vaut vraiment la peine) et Genève.

 

 

 

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Voyage en Suisse et à Chamonix – Août 2019 (2/3)

Après une première semaine « culturelle » en Suisse, voici la suite de nos aventures dans les Alpes Suisses. Moins de villes et plus de nature au programme avec le début de la vraie montagne.

Samedi 17 août 2019 / Gsteigweiler – Grindelwald / 17 km

Nous sommes dans le massif de la JungFrau classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, plus précisément dans la station de Grindelwald, au pied de la face Nord de l’Eiger. Nous nous garons au parking Eiger+, situé en plein centre de la station et au pied de l’Office de Tourisme.

Notre idée initiale était de prendre le train pour aller à la gare la plus haute d’Europe mais au vu du prix des billets à partir de Grindelwald (190 CHF, soit 180 Euros par personne), nous changeons rapidement d’avis. Après les hôtels et restaurants, nous découvrons que téléphériques et trains sont aussi du racket très chers. Ce n’est pas que l’Auvergnat est radin mais il n’aime pas se faire empapaouter. Je voulais juste faire une visite et pas acheter le train !

Après le passage par l’office de tourisme, nous nous rabattons sur une des nombreuses randonnées offertes :

Total distance: 18.77 km
Max elevation: 1768 m
Min elevation: 1020 m
Download file: Grindelwald.gpx

Quelques photos valant tous les discours, je ne m’attarderai pas dans des commentaires oiseux. C’était juste superbe et pas trop difficile. Nous avons passé une journée magnifique.

(La fameuse face Nord de l’Eiger) Petit désagrément en sortant du parking : nous payons en espèce 50 CHF et rien ne se passe : notre ticket reste coincé. Nous choisissons une autre machine et payons en VISA sans autre problème (moi qui ai toujours cru que les Suisses étant friands d’espèces…). Nous appelons tout de suite le numéro de call center indiqué. Un jeune homme très poli nous répond. Après quelques échanges de mails pour lui indiquer nos coordonnées bancaires, il promet de nous faire rembourser. C’est quand même chouette la Suisse ! Enfin presque… 1 mois 1/2 après nous n’avons toujours pas reçu le remboursement promis. Histoire en cours…

Dimanche 18 août 2019 / Gsteigweiler – Grindelwald / 17 km

Le lendemain le temps est encore plus ensoleillé que la veille et nous partons le cœur vaillant pour une randonnée très ambitieuse (nous prévoyons de redescendre sur Grindelwald à pied par la route de la veille, ce qui allonge d’autant le parcours) qui doit nous faire monter à 2.681 m. Pour économiser nos forces et notre temps, nous investissons (à perte) dans un aller simple en téléphérique jusqu’à First.Tout se passe bien au début. Nous visitons la curiosité locale (le First Cliff Walk, gratuite et moyennement intéressante) : Un peu plus loin, mon fils nous montre fièrement et avec confiance notre destination finale (le sommet tout au fond) :Las, un peu plus loin, les semelles de ses chaussures commencent à se décoller. Nous essayons de les fixer avec ce que nous avons sous la main (nos bandanas):
mais il faut rapidement nous rendre à l’évidence : il ne pourra pas faire la randonnée prévue. Nous décidons de faire uniquement l’aller/retour jusqu’au Bachalpsee avant de redescendre en téléphérique à partir de First pour repasser dans la voiture lui prendre d’autres chaussures. Sage décision : en arrivant à la voiture il marche quasiment sur la plante des pieds nues. J’ai oublié de préciser : ses chaussures étaient de marque Décathlon mais héritées de père en fils depuis 15 ans. Je pardonne…

Voici le parcours et quelques photos (sans commentaires encore une fois) :

Total distance: 6.89 km
Max elevation: 2271 m
Min elevation: 2156 m
Download file: BachalpSee.gpx

De retour à la voiture, nous repassons par l’Office de Tourisme qui nous propose une randonnée, au pied de l’Eiger et donc de l’autre côté de la vallée. Le chemin est très pentu mais agréable au milieu des bois. Il reprend une partie du parcours de l’Eiger UltraTrail (que je décide aussitôt de courir un jour). Mais reconnaissons-le, c’est un peu moins joli de ce côté de la vallée.

Total distance: 8.2 km
Max elevation: 1362 m
Min elevation: 981 m
Download file: Randonnée Pfingstegg.gpx

Malgré la petite déception de ne pas avoir fait la randonnée initialement prévue, nous avons encore passé une magnifique journée. Nous recommandons particulièrement Grindelwald qui a tout pour plaire : des paysages magnifiques, beaucoup de randonnées, des chemins de trail balisés, des activités ludiques à partir de la station de First… Nous regrettons de ne pas avoir prévu plus de temps sur place mais la météo s’annonce maussade les deux jours suivants donc nous partons sans trop de regrets mais avec la ferme intention d’y revenir un jour.

Lundi 19 août 2019 / Gsteigweiler – Zermatt/ 155 km

Jusqu’au dernier moment, nous hésite entre 2 options. Le plus rapide (114 km, 2h15) est de passer par le tunnel ferroviaire du Lötschberg. Bizarrement pour la Suisse, le prix est raisonnable (environ 25 Euros).

Même si le temps est maussade, nous décidons de passer par le col du Grimpsel en espérant avoir de belles vues. La route est très roulante (et très appréciée des motards) et les paysages sympathiques, même par mauvais temps (il pleuvine) :

Un très mauvais point tout de même : pourquoi avoir enfermé deux pauvres marmottes dans un enclos ? Pauvres animaux…

En redescendant du col, dans la vallée, nous traversons plusieurs villages avec des chalets typiques de la région (le Valais) : Sachez qu’il est impossible d’arriver à Zermatt avec votre voiture. Il faut se garer à la ville de Täsch et ensuite prendre un train. Le parking de la gare est immense et quasi-désert. Il y a un train toutes les 20mn, ce qui correspond grosso-modo à la durée du trajet. Arrivés à la gare de Zermatt, nous décidons de rejoindre notre location à pied avec nos valises pour découvrir la ville. Pas une bonne idée : la ville de Zermatt est loin d’être plate et nous arrivons dans notre appartement en sueur. Heureusement l’appartement est parfait mais impossible de voir le Matterhorn (le Cervin en français) qui est dans les nuages. Partie remise…

Mardi 20 août 2019 / Zermatt/ 0 km

Partie remise, partie remise, facile à dire : ce mardi sera pluvieux toute la journée. Ce sera d’ailleurs le seul jour pluvieux de toutes nos vacances. Nous profitons d’une éclaircie pour nous balader dans la ville et faire quelques courses avant de déguster une raclette à l’appartement.

Il est très agréable de se promener dans la ville qui est entièrement piétonne à l’exception de petits bus électriques qui assurent la logistique des hôtels, le service de taxis et de bus. La rue principale est un shopping-center à ciel ouvert qui regroupe toutes les marques de luxe. Il y a beaucoup de monde dans les rues mais dès que l’on s’éloigne, le village redevient typique et calme :

Au final, nous passons une journée agréable, très cool. Un peu de repos ne fait pas de mal.

Mercredi 21 août 2019 / Zermatt / 0 km

Le beau temps et de retour et nous partons pour une randonnée exceptionnelle : l’Edelweissweg (le chemin des Edelweiss). Les seules Edelweiss que nous verrons seront dans un pot à l’entrée d’un chalet mais à part ça, quel bonheur ! A faire absolument si vous séjournez à Zermatt (et que vous aimez marcher).