Un vent de la révolte souffle contre l’ITRA (et l’UTMB)

Le Hardrock 100 est un ultra-trail américain qui se déroule au Colorado, toutes les années au mois de Juillet depuis 1992. Deux éditions ont été annulées en 1995 (trop de neige) et en 2002 (feux de forêt). A son palmarès, pas que des inconnus :

Côté dames, re-cocorico avec la victoire non moins épique de Caroline Chaverot cette année et la 3ème place de Nathalie Mauclair. J’avoue ne connaitre aucune des lauréates précédentes (la plupart n’ayant couru qu’aux USA), ce qui n’enlève rien à leur mérite !

Cela fait partie des courses que j’aimerais courir … mais que je ne courrai probablement jamais. A presque 50 ans, déjà bien si j’arrive à courir l’UTMB un jour.

Les organisateurs du Hardrock 100 viennent de publier une tribune contre l’ITRA et le mécanisme des points UTMB dans le magazine Ultrarunning. En voici une traduction personnelle :

Pourquoi nous ne payerons pas : l’UTMB, l’ITRA ou le racket du « payez pour avoir des points »

Il y a plusieurs semaines, nous avons reçu un mail de Catherine Poletti qui, avec son mari Michel, est propriétaire de l’UTMB et de l’ITRA. Ce mail expliquait en substance que Kilian Jornet (le dernier vainqueur du Hardrock) voulait courir l’UTMB mais que, comme le Hardrock 100 n’avait pas payé pour rejoindre l’ITRA, Kilian Jornet n’avait pas les points UTMB nécessaires. Donc, pour résumer, le Hardrock 100 n’accepterait-il pas de payer pour que Kilian puisse courir ? Notre réponse est non. Et voici pourquoi.

Pour ceux qui ne connaissent pas la procédure, l’UTMB exige que les ultra-trails paient une cotisation annuelle à l’ITRA pour être habilités à octroyer des « points de qualification ». Notre position est claire : l’UTMB est cordialement invitée à utiliser les résultats du Hardrock 100 comme critère d’admissibilité à sa course, mais nous n’avons aucune raison de les payer pour le faire. De nombreuses autres courses, par exemple la Run Rabbit Run, la Bighorn et la Wasatch, ont également été approchées par l’UTMB et l’ITRA et incitées à payer pour être habilitées à octroyer des points UTMB.

Beaucoup d’entre nous ont également été contactés par des coureurs qui ont été invités par l’UTMB / ITRA à inciter les directeurs de course à payer les frais d’enregistrement afin que les coureurs puissent obtenir des «points ». Certains coureurs nous ont demandé pourquoi beaucoup d’entre nous ont refusé.

Premièrement, rappelons que c’est la décision de l’UTMB d’adopter une qualification basée sur des «points» (par opposition, par exemple, à une loterie). Nous ne pensons pas être tenus de payer pour le programme de qualification de l’UTMB. Deuxièmement, l’UTMB et l’ITRA sont des entreprises à but uniquement lucratif, avec des revenus estimés en millions d’euros. Il est difficile de ne pas penser que l’exigence de «payer des points» pour  les courses n’est autre chose qu’un nouveau moyen de maximiser ce qui est déjà une entreprise très rentable. Bien que nous ne reprochions pas à l’UTMB et l’ITRA de chercher à maximiser leurs bénéfices, leur programme « payer pour des points » ne contribue absolument pas au bon fonctionnement de notre sport. Ils ne font aucune inspection des courses auxquelles ils attribuent des «points», ne font aucun effort pour vérifier si ces évènements sont sûrs, bien organisés ou répondent à de quelconques normes minimales et, pour autant que nous le sachions, ils n’ont jamais refusé d’attribuer des «points» à un organisateur qui était prêt à payer. D’ailleurs, comme de plus en plus d’Américains souhaitent participer à l’UTMB, certains nouveaux événements avec peu ou pas de d’historique (voire un mauvais) ont constaté que «payer des points» était un moyen facile pour eux de générer des inscriptions.

En raison de diverses restrictions fédérales, au niveau des États ou au niveau local, les ultra-trails américains n’ont pas la possibilité de lancer dix mille coureurs sur leurs parcours, ce que l’UTMB peut faire, et ne peuvent donc pas générer les mêmes revenus que l’UTMB. Même si les courses américaines le pouvaient, beaucoup d’entre elles choisiraient de ne pas le faire, considérant que c’est contraire à l’esprit de l’ultra-trail. Nous reconnaissons que, à mesure que notre sport grandit, une commercialisation croissante et un désir de monétiser la popularité de ce sport sont inévitables, et en effet, pour le meilleur ou pour le pire, l’UTMB et l’«Ironmanisation» de notre grand sport semblent être un avenir inéluctable. Mais, bien que nous comprenions bien pourquoi de nombreux coureurs veulent courir l’UTMB, ce ne sont pas les valeurs que nous pensons être les meilleures pour notre sport ou que nous souhaitons promouvoir.

Nous n’avons aucun problème pour que l’UTMB utilise nos courses comme qualification. Mais aucune autre course – y compris des courses populaires et emblématiques telles que la Western States 100, la Hardrock 100 ou les marathons de Boston ou New York – n’ont jamais cherché à gagner de l’argent sur le dos des autres courses en échange d’un classement.

Nous ne paierons donc pas. Et nous espérons que les coureurs comprendront pourquoi.

Hardrock Hundred
Run, Rabbit, Run 50 and 100 Mile Runs
Speedgoat 50K
Wasatch Front 100
San Diego 100 Mile Run
Cascade Crest 100 Mile Run
Angeles Crest 100 Mile Run
Grindstone 100 Mile Run
Big Horn Trail Runs

La réponse de l’ITRA

Le 4 juillet dernier (je suis en retard dans mes articles…), l’ITRA a répondu via un communiqué de presse que vous pouvez trouver ici en version française. Il répond point par point à la tribune du HardRock 100 et je vous invite à le lire en détail. On peut y apprendre beaucoup de choses, notamment sur les « millions » générés par l’ITRA (956 Euros de bénéfices en 2016 et 2008 Euros espérés en 2017…).

Qu’est-ce que je pense de tout cela ?

Donnons la parole à un coureur lambda, un soutier, un anonyme du peloton dont le seul objectif sera toujours de terminer les courses dans de bonnes conditions : moi 🙂

La popularité du trail ne fait que croitre depuis ces dernières années. La création d’une structure au niveau mondial était donc inéluctable au vu des enjeux financiers. L’ITRA a le mérite d’exister, leur gouvernance est ouverte comme le montre les dernières élections de l’Assemblée Générale et l’UTMB est loin d’y être surpuissante. Prenons la pari que le trail deviendra sport olympique d’ici 20/30 ans et ce sera probablement l’ITRA qui accompagnera ce mouvement au fil des années.

L’argument financier des organisateurs du Hardrock 100 me semble vaseux et plus une position de principe : la cotisation annuelle ITRA d’un organisateur est liée à son budget inscriptions et s’échelonne de 30 à 500 Euros (voir Annexe 3 de ce document). Dans le cas du Hardrock 100, leur budget inscription est de 145 coureurs x 295 $ = 42.775 $, soit environ 37.500 Euros. Leur cotisation annuelle à l’ITRA se monterait donc à 150 Euros. Cela me semble largement abordable. Avec cette cotisation, l’organisation a accès à une panoplie de services, dont le service d’évaluation des courses.

La décision de l’UTMB d’imposer des courses qualificatives est un choix raisonnable et professionnel. Une telle course ne s’improvise pas et il ne faut pas plaisanter avec la santé des coureurs. Au lieu de limiter les courses de qualification à un petit nombre (comme le fait le Hardrock 100), l’UTMB a fait le choix d’ouvrir son système de qualification à théoriquement n’importe quelle course dans le monde en attribuant à chaque course des points suivant une méthode transparente. Les coureurs ne peuvent que s’en féliciter, j’aimerais pouvoir me qualifier pour le Hardrock 100 sans devoir aller courir aux USA. Il y a eu des abus de certains organisateurs dans le passé sur la déclaration des dénivelés, j’en ai été victime il y a quelques années. Offrir un service d’évaluation du dénivelé indépendant de l’organisateur était donc quelque chose d’indispensable. Le fait que l’ITRA héberge ce service au lieu que ce soit l’UTMB me semble positif : chaque trail peut ainsi s’appuyer sur une méthode commune d’évaluation. Certes tout n’est pas encore parfait : comme je l’avais évoqué dans un précédent article, la méthode actuelle de calcul des points avantage les formats Ecotrails qui – hasard – font partie des membres fondateurs. Mais, là encore, cela a le mérite d’exister.

En tant que coureur non affilié à l’ITRA, je suis satisfait des services qui me sont offerts gratuitement :

  • le calendrier des courses avec une évaluation impartiale des points,
  • la gestion de mon (modeste) palmarès,
  • une mesure de ma performance,
  • une inscription facile à certaines courses comme l’UTMB.

Pour finir, les organisateurs du Hardrock 100 sont de bons donneurs de leçons, c’est oublier que l’honnêteté de leur système de loterie a été largement remise en cause et les a conduit à rembourser les coureurs qui n’avaient pas été sélectionnés à la loterie (ce que l’UTMB a toujours fait de son côté).

Donc, même si tout n’est pas encore parfait, je dis « vive l’ITRA » 🙂

 

 

 

 

 

 

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Entrainement Juillet 2017

Les mois se suivent et malheureusement se ressemblent : un 3ème mois décevant au niveau de l’entrainement après Mai et Juin.

Côté kilométrage, ce n’est pas si mal que cela. Je savais que je ne pourrais pas courir pendant une grosse semaine à cause de vacances en France. A mon retour, météo pourrie avec beaucoup de pluie. Au final, j’ai quand même réussi à faire 224 km en 13 sorties (moyenne de 17,2 km par sortie) pour un dénivelé total de 3.905 m (moyenne de 300 m D+). Parmi les satisfactions :

  • 4 sorties au-delà de 20 km,
  • 2 sorties à plus de 12 km/h
  • et, cerise sur le gâteau, 30 mn de gainage presque tous les soirs (avec femme et enfant).

Là où j’ai été pitoyable, c’est sur la diététique : trop de restaurants (vacances en France obligent) et – les 2 sont liés – trop d’alcool. Le résultat s’est immédiatement fait sentir avec 2 kg de plus sur la balance, la réapparition de poignées d’amour et des douleurs aux tendons au réveil. Palme de la stupidité : aller courir 11 km avec mon frère après avoir bu 2 bières belges au repas précédent. Tout ressemblance avec un épisode passé stupide n’est pas que fortuite…

Pour le mois d’Aout, retour à l’abstinence complète d’alcool et une nourriture équilibrée. Je vise 300 km, la majeure partie en côtes.  Je vais aussi profiter de quelques jours en bord de mer pour courir sur le sable et parfaire ma préparation pour le Trail de la Côte d’Opale début septembre.

J’ai pas mal d’articles en stand-by dans Ultramabouls, j’espère aussi être plus prolifique sur ce point. Rendez-vous dans 1 mois !

 

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Entrainement Juin 2017

Mois de Juin un petit peu décevant : seulement 202 km en 13 sorties (moyenne de 15,5 km par sortie). J’espérais faire une bonne cinquantaine de kilomètres de plus mais j’ai « perdu » 2 semaines d’entrainement : l’une à cause d’un déplacement de 4 jours à Bucarest (ville sans intérêt), l’autre à cause de la canicule. A plus de 30°C, j’évite de courir.

Comme prévu, j’ai privilégié l’entrainement en côtes. J’ai réussi à accumuler 4.500 m de dénivelé positif en 13 sorties (350 m par sortie en moyenne), ce qui n’est pas mal pour Bruxelles. J’ai du mal à me faire une idée de ma forme actuelle : à 2, 3 sorties par semaine, j’ai l’impression de recommencer à 0 à chaque sortie. 🙁 Ma vitesse stagne et je n’ai pas franchi la barre des 12 km/h de moyenne depuis longtemps.

J’espère que le mois de Juillet sera un peu plus productif mais je sais d’ores et déjà que je ne courrai pas pendant une semaine complète. Heureusement, il me reste du temps d’ici le Trail de la Côte d’Opale début septembre.

A la moitié de l’année, j’ai déjà d’ores et déjà couru plus que les kilométrages annuels des années 2011 à 2015 et je ne suis plus qu’à 392 km de mon record de l’année dernière et à 830 km de mon objectif de l’année. Je le sens bien 🙂

 

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100 Miles de Spa, un ultratrail passé inaperçu

Je suis un grand fan de la région de Spa et je me plains souvent de l’absence de courses qualificatives pour l’UTMB en Belgique. Mais figurez-vous que j’étais passé totalement à côté d’une nouvelle course : les 100 miles (160 km) de Spa qui sont organisés pour la première fois le week-end du 24 / 25 juin 2017 (dans 2 semaines).

Le dénivelé annoncé est modeste : seulement 5.000 m en 160 km. Il est possible de faire beaucoup mieux dans cette région 🙂 Je ne suis pas le seul à être passé à coté : à ce jour il y a seulement 35 inscrits (pour un nombre limité de 150 places). La campagne de communication ne me semble pas très efficace…

Par contre j’ai un vrai problème : l’organisation annonce que cette course est qualificative pour l’UTMB (6 points) mais je n’en trouve trace ni sur le site de l’UTMB, ni sur le site de l’ITRA. Ca ne m’inspire pas confiance… Je leur ai envoyé un mail pour avoir des explications. Je mettrai à jour cet article quand ils m’auront répondu.

Si l’information se confirme (et que la course survit à une première édition qui ne semble pas très bien partie), sans doute sera-t-elle à mon programme en 2019 ou 2020. Après avoir couru la CCC en 2018 (si tout se passe bien) ou 2019 (si je perds à nouveau au tirage au sort en fin d’année), mon objectif suivant sera de viser l’UTMB en 2019 ou 2020 et il faudra bien que je cours une ou deux fois la distance. Je suis un planificateur compulsif et d’un optimiste béat 🙂

Correction du 01/07/2017 : la course apparait bien sur le site de l’ITRA mais pas sur le site de l’UTMB (rappelons que toutes les courses ITRA ne sont pas qualificatives pour l’UTMB). L’organisation n’a jamais répondu à mon mail. Affaire à suivre…

Correction du 28/07/2017 : la course apparait maintenant sur le site de l’UTMB mais l’organisation ne m’a jamais répondu. Pas super pratique pour planifier son année de savoir quelles courses sont qualificatives après qu’elles aient été courues.

 

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Entrainement Mai 2017

Comme prévu après le Radicassant, petit mois de Mai : seulement 183 km en 11 sorties (16,6 km par sortie tout de même). Pour être honnête, je voulais lever le pied (et un peu le coude :-)) sur ce mois mais rester au-dessus de mes performances sur le mois de Mai des années précédentes. C’est raté : il me manque 64 km pour battre mon record de Mai 2016. Challenge repoussé à 2018 !

La météo ne m’a pas trop aidé : pluie sur une semaine et chaleur caniculaire sur une autre semaine. J’ai décidé au final de ne pas courir le 20km de Bruxelles et je m’en félicite au vu des conditions. Heureusement il n’y pas eu de décès mais  23 évacuations vers les hôpitaux.

Je suis de toutes façons de moins en moins motivé par les « petites » distances. Je trouve beaucoup plus difficile (et dangereux pour le cœur) de courir vite que de courir longtemps. A un certain niveau d’entrainement, courir longtemps devient plus un problème mental qu’un problème physique (à condition de ne pas viser le classement). Le trail est un sport de vieux, il n’y a qu’à voir l’âge moyen des coureurs de l’UTMB 🙂 (47 ans sur la dernière édition de mémoire).

Qualitativement, j’ai privilégié les entrainements en côte. J’ai fait plusieurs sorties à plus de 500m de D+, sur 16/17 km. Pas évident sur Bruxelles, je raconterai ça dans un futur article. J’espère que cela m’aidera à faire un bon temps sur le Trail de la Côte d’Opale début septembre.

Pour le mois de Juin, retour aux affaires, je compte bien revenir dans les kilométrages de ce début d’année, avec plus de dénivelé. Rendez-vous dans un mois !

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Saucony Nomad TR – Premières impressions

Voici 3 ans que je n’avais pas publié d’article. Heureusement mon frère était là pour assurer la vie du site !

Je viens de m’acheter des Saucony Nomad TR en prévision du Trail de la Côte d’Opale que je prévois courir avec mon frère.

Après un week-end d’essais intenses (beaucoup de dénivelé, principalement sur bitume), voici mes premières impressions :

  • Points positifs :
    • Légères
    • Maintiennent bien le pied
    • Plateforme bien large avant comme arrière donc bonne stabilité
    • Des lacets qui, ENFIN, ne se défont pas tous seuls
    • Drop à 4mm,  correspondant à ma foulée (médian avant) avec poussée sur les quadriceps
  • Points Négatifs :
    • Peu aérées, risque de beaucoup transpirer (et donc risques d’ampoules)
    • Crampons arrières pro-éminents qui touchent ma cheville opposée (défaut constaté déjà sur les Saucony Exodus)
    • Amorti encore un peu lourd (ou naturellement lourd)
    • Taille petit. Un 40 en Mizuno vaut un 40 1/2 (voire un 41) en Saucony
  • Reste à confirmer :
    • Amorti qui s’attendrisse
    • Dynamisme, quand j’aurai les jambes pour accélérer
    • Grip sur sol instable (rocaille, boue)

Utilisation cible : sortie sur bitume et chemins secs

Rendez-vous d’ici 3 mois pour le debrief de leur utilisation sur le Trail de la côte d’Opale

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Coureuses et coureurs du 20km de Bruxelles, attention à vous

Pour la première fois depuis 2011, je ne vais pas participer aux 20km de Bruxelles cette année (mon frère non plus). J’ai repris l’entrainement, les sensations ne sont pas mauvaises mais je ne serai pas en mesure de battre mon record (qui date de l’année dernière) et la motivation n’est pas au rendez-vous. La dépression post-Radicatrail sans doute 🙂

En plus, il va faire très chaud, la météo annonce 30°C sur le parcours. Pour des raisons de sécurité, les sacs et poches à eau seront interdits mais l’organisation a prévu des ravitaillements en eau supplémentaires.

Je répète une nouvelle fois ce que j’ai souvent dit : le 20 km de Bruxelles est une course difficile, bien plus que la plupart des autres 20 km. La montée de Tervuren à partir du 17ème km met le coeur à rude épreuve et le long faux-plat avec l’arrivée en ligne de mire donne envie aux imprudents de s’arracher alors qu’il faudrait dérouler sans forcer. Selon mes souvenirs il y a eu des décès en 2006, 2011 et 2014. L’année dernière encore, un coureur a dû être réanimé à l’arrivée, et il ne faisait pas si chaud. En France, vous ne pouvez pas vous inscrire à une course sans un certificat médical. A Bruxelles (en Belgique en général) on lâche 40.000 coureurs dans les rues sans aucun contrôle, comme si courir 20 km était à la portée du premier venu. Le fait qu’il y ait eu plusieurs décès ces dernières années n’émeut personne. Je trouve l’organisation un peu « limite » et je regrette qu’elle n’insiste pas assez sur la difficulté du parcours. Lisez tout de même les quelques conseils médicaux ici.

Alors faites attention, quelques secondes en moins sur votre temps final flatteront votre égo mais ne mettez pas votre égo au-dessus de votre santé : levez le pied, surtout sur la fin du parcours. Bonne chance ! (et désolé de plomber l’ambiance)

 

 

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De la méthode de calcul des points ITRA

Comme promis précédemment, voici un article sur les points ITRA. Tout est parti d’un constat fait indépendamment par mon frère et moi : la hiérarchie des courses reflétée par les points ITRA n’est pas  représentative de leur réelle difficulté.

C’est quoi les points ITRA ?

L’International Trail-Running Association (ITRA) a été créée en Juillet 2013 pour promouvoir la pratique du trail (plus de détails ici). Depuis Avril 2014, l’ITRA propose un service de certification des parcours et d’évaluation de la difficulté des trails (moyennant 100 Euros). Le résultat de leur évaluation est un nombre de points de 1 à 6.

Les « grands » trails mondiaux comme l’UTMB imposent depuis longtemps d’être finishers de certaines courses qualificatives pour pouvoir s’inscrire. Le motif est louable : cela évite de lancer sur les sentiers montagneux des personnes qui n’ont pas la capacité morale et physique de terminer une telle épreuve.

Jusqu’à l’arrivée des points ITRA, chaque organisateur avait sa propre liste de courses qualificatives, voire son propre mode de calcul de leur difficulté. Maintenant, de plus en plus de courses utilisent les points ITRA et imposent un nombre minimum de points à obtenir en un nombre maximum de courses, ce qui clarifie la question (même si certains n’acceptent pas toutes les courses certifiées ITRA comme courses qualificatives). De mon point de vue, les points ITRA sont donc une bonne chose.ici Sachez toutefois qu’une rébellion s’est organisée contre l’ITRA, lui reprochant notamment mercantilisme et prise en otage par l’UTMB. Plus de détails ici.

Comment se calculent les points ITRA ? A vos calculettes !

Je ne fais que recopier ce que vous pouvez lire ici sur le site de l’ITRA.

Pour les courses en une seule étape, une évaluation de l’effort est réalisée en additionnant la distance exprimée en km et le centième du dénivelé positif exprimé en mètres. Par exemple, le nombre de points d’effort d’une course de 65 km et 3500 m de dénivelé positif est : 65 + 3500/100 = 100.

Trois autres critères sont pris en compte pour calculer le nombre de points d’effort d’une course.

1 – Courses en semi-autonomie

Si le nombre de ravitaillements est tel que la course n’est pas en autonomie (je corrige au passage une erreur du site), le nombre de points d’efforts sera diminué selon la règle suivante.

On calcule l’intervalle moyen (IM) entre 2 ravitaillements selon la méthode suivante :

  • Dist = distance exprimée en km
  • Déniv = centième du dénivelé positif exprimé en mètres
  • Nb_Rav = nombre de ravitaillement sur le parcours (départ et arrivée exclus)
  • IM = [Dist + (Déniv/100)] / Nb_Rav

Lorsque l’intervalle moyen IM est inférieur à 13, le nombre de points d’efforts est diminué selon la grille suivante :

  • IM compris inférieur à 13 et supérieur ou égal à 11 : -10
  • IM compris inférieur à 11 et supérieur ou égal à 9 : -15
  • IM compris inférieur à 9 et supérieur ou égal à 7 : -20
  • IM compris inférieur à 7 et supérieur ou égal à 5 : -25
  • IM compris inférieur à 5 : -30

(Notons que ce critère concerne rarement les grands trails)

2 – Courses en boucle

Pour les courses dont le parcours consiste à effectuer plusieurs boucles identiques, le nombre de points d’efforts sera diminué selon la règle suivante :

  • 2 boucles ou 1 aller-retour = pas de pénalité
  • 3 boucles = -10
  • 4 boucles = -15
  • 5 boucles = -20
  • 6 boucles = -25
  • 7 boucles = -30
  • 8 boucles = -35
  • 9 boucles = -40
  • 10 boucles = -45
  • 11 boucles et plus = -50

3 – Courses en étapes

Les courses à étapes sont analysées séparément, avec comme critères additionnels le nombre d’étapes, la distance et le dénivelé positif de la plus longue étape.

4 – Calcul du nombre de points final

Selon le nombre de points d’effort retenu, il sera attribué à la course :

  • 1 point ITRA pour un nombre de points d’effort compris entre 25 et 39
  • 2 points ITRA pour un nombre de points d’effort compris entre 40 et 64
  • 3 points ITRA pour un nombre de points d’effort compris entre 65 et 89,
  • 4 points ITRA pour un nombre de points d’effort compris entre 90 et 139,
  • 5 points ITRA pour un nombre de points d’effort compris entre 140 et 189,
  • 6 points ITRA au-delà.

Application pratique du calcul aux Ecotrails

Ecotrail de Bruxelles 2016

Selon le parcours publié par l’organisation, nous avons donc 81,5 km pour un dénivelé de 990m, ce qui donne 81,5 + 990/100 = 91,4 points de base. J’ai même vérifié le dénivelé avec VisuGPX, rien à redire.

La course était en semi-autonomie, il y avait 4 ravitaillements aux kilomètres 21, 45, 59 et 65. Si j’applique donc la règle ITRA :

IM = [Dist + (Déniv/100)] / Nb_Rav = (81,5+990/100) / 4 = 22,85, ce qui est largement supérieur à 13. Il n’y a donc pas lieu de diminuer le nombre de points.

Conformément à la règle ITRA, le nombre de points de base étant de 91,4, il est bien compris entre 90 et 139 et donc l’Ecotrail de Bruxelles mérite ses 4 points, même si cela passe de justesse.

Ecotrail de Paris 2017

Même exercice pour le grand frère de Paris : 78.8 km pour 1.470 m de dénivelé donnent 93,5 points de base. Les 4 ravitaillement ne donnent pas de décote (IM = 23, largement supérieur à 13) donc les 4 points ITRA sont (largement) mérités.

Ben alors, pourquoi il grogne, Ultramabouls ?

Tout a commencé sur l’Ecotrail de Bruxelles couru l’année dernière. La course était inintéressante, sans autre difficulté que la distance (82 km mais moins de 1.000 m de dénivelé positif) mais permettait de recueillir les 4 points qui me manquait pour m’inscrire à la CCC 2017. Un coureur rencontré pendant la course a parfaitement résumé mon avis sur l’Ecotrail de Bruxelles : « le parcours est nul mais ce sont 4 points ITRA faciles à récupérer ».

Voici ce qui me choque : en courant deux fois l’Ecotrail de Bruxelles, vous pouvez vous inscrire à la CCC (100 km, 6.610 m de dénivelé, des passages à 2.500 m d’altitude), sans jamais avoir couru en montagne et en ayant accumulé moins de 2.000 m de dénivelé en 164 km ! N’importe quoi et à l’encontre de la philosophie des courses qualificatives dont l’objet est (était ?) de s’assurer de la capacité à courir en montagne des concurrents.

De son côté, mon frère a fait le même constat de manière indépendante en s’appuyant sur les courses qu’il a courues :

La hiérarchie de toutes ces courses selon les points ITRA est donc la suivante :

  • UTPMA et Radicassant 2017 : 5 points,
  • La Barjo, l’Ecotrail de Paris 2015 et l’Ecotrail de Bruxelles 2016 : 4 points,
  • le Trail des 2 Amants et le Trail de Spa : 3 points

ce qui ne correspond pas du tout à notre ressenti commun (on a un niveau et une expérience de la courses proches).

Qu’est-ce que je propose ?

L’ITRA calcule aussi un niveau « Montagne » pour les courses. Je recopie encore une fois les information du site :

Le niveau Montagne (nouveauté) : il permet de distinguer la difficulté « Montagne » d’une course sur une échelle de 1 à 12. Nous nous appuyons sur des valeurs objectives comme le pourcentage de pente, la plus longue ascension en continu et l’altitude moyenne du parcours.

En ajoutant les points ITRA et les points Montagne des courses précédentes, on aboutirait au classement suivant des mêmes courses :

  • UTPMA : 5 + 6 = 11 points,
  • Radicassant 2017 : 5 + 3 = 8 points,
  • La Barjo : 4 + 3 = 7 points,
  • Trail des 2 Amants : 3 + 3 = 6 points,
  • Ecotrail de Paris 2015 : 4+ 2 = 6 points,
  • Ecotrail de Bruxelles 2016 : 4 + 1 = 5 points.

Vous savez quoi ? Cela correspond parfaitement à notre impression de la difficulté respectives de ces courses 🙂

Ma proposition est donc d’ajouter points ITRA et points Montagne dans les critères de sélection pour les grands trails montagneux. Pas gagné quand vous découvrez que l’organisateur des Ecotrails est membre fondateur de l’ITRA. :-D

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Entrainement Avril 2017

Je battu tous mes records de distance sur ce mois d’Avril : 391 km, mais bien aidé par le Radicassant de 114 km couru le dernier samedi du mois.

Si on enlève la course pour se focaliser uniquement sur les entrainements, mon mois d’Avril est loin d’être ridicule :

  • 277 km ;
  • 17 sorties;
  • 16,3 km en moyenne (avec 3 sorties au-delà de 20 km);
  • 10,77 km/h de moyenne.

Ma moyenne a baissé à cause d’un changement d’entrainement : j’ai choisi d’accumuler du dénivelé. J’ai acquis une petite notoriété dans mon quartier puisque les voisins m’ont vu monter et descendre des dizaines de fois les pires côtes des environs. Sur ma dernière semaine d’entrainement (j’ai coupé les 5 derniers jours précédant la course), j’ai ainsi accumulé 2.300 de D+ en 85 km et 6 sorties … proche des ratios du Radicassant (il n’y a aucun hasard dans ma préparation scientifique :-)).

J’avais initialement prévu de faire 2/3 sorties de nuit, à la frontale et 1 ou 2 sorties de plus de 30 km sur le mois, en mode rando-course. Je ne l’ai pas fait mais cela ne m’a pas empêché de boucler le Radicassant dans de plutôt bonnes conditions.

Je vais reprendre l’entrainement la deuxième semaine de Mai pour préparer le 20 km de Bruxelles. La première semaine sera consacrée à des sorties de 10 / 15 km max à allure cool pour remettre gentiment la machine en route. La troisième et quatrième semaines seront focalisées sur des sorties rapides, à vitesse cible du 20 km, en partie sur le parcours de la course. En fonction des sensations, je m’alignerai ou pas. J’avoue être moyennement motivé pour l’instant.

Mon prochain vrai objectif est le Trail de la Côte d’Opale début septembre. Dans les 3 mois qui suivront (les mois d’été sont toujours difficiles pour moi), je vais continuer à privilégier les sorties à fort dénivelé. Plus facile moralement de partir pour une sortie d’1h / 1h30 à proximité que pour une longue sortie de 3 heures. Mon expérience sur le Radicassant m’a confirmé que le problème était plus dans ma capacité à encaisser les montées et descentes plutôt que dans la distance à parcourir.

 

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Radicassant – 29 Avril 2017

Objectif atteint : j’ai terminé le Radicassant et ai rejoint à l’occasion la confrérie des « 100 Bornards ». Je récupère 5 points ITRA qui, ajoutés aux 4 points de l’Ecotrail de Bruxelles précédemment acquis, me permettent de participer au tirage au sort de la CCC 2018. Je suis donc serein jusqu’à la fin d’année. Seul regret : mon frère n’a pas pris le départ, il était blessé (périostite) et 114 km tout seul, c’était un peu long.

Le parcours

Pour résumer : le Radicassant est cassant 🙂 Jusqu’à la fin du parcours, les organisateurs ne nous ont épargné aucune côte. Et pas des petites côtes de rigolo : de vraies pistes noires de ski.

La course débute juste avant le lever du soleil, en mode UTMB avec la musique de Vangelis (moins soûlante et plus motivante que le Boléro de Ravel du départ des 20 km de Bruxelles) et fumigènes. Les organisateurs devraient se faire sponsoriser par Orangina : au bout de 600m on commence déjà à monter et 400m plus loin, ils secouent la pulpe du peloton en nous faisant enchainer 4 côtes (et 4 descentes du même acabit) représentant un dénivelé de 360 m en 6,5 km (plus de 10% de moyenne, la première étant à plus de 15%). Pas de temps d’adaptation, on est directement dans le bain et le peloton est bien étiré dès le départ. Le reste du parcours est à l’avenant : passages plutôt roulants avec de grandes descentes ou (faux-)plats sur les plateaux interrompus par des séries de montées et descentes abruptes, jusqu’à la fin. Comble du vice : un mur d’une centaine de mètres aux alentours du 94ème kilomètre que les organisateurs nous laissent escalader juste pour le plaisir de nous voir le redescendre aussitôt (dernière photo ci-dessous).

Le bivouac à mi-parcours dans un gymnase permettait de bien se restaurer (des pâtes !!!) et de se changer (et même de prendre un douche et se faire masser, ce dont je n’ai pas profité). Repartir avec des chaussettes propres remonte le moral. 🙂

Beaucoup de sentiers agréables en forêt, un petit passage le long de la Seine, peu de goudron : un vrai trail. Je joins quelques photos en fin d’article. Vue leur qualité, je pense que je laisserai mon appareil à la maison la prochaine fois ou que je vais (enfin) m’acheter un smartphone.

Voici la trace GPX de la course. Comme j’avais réglé ma montre sur la précision GPS minimale pour économiser la batterie, elle n’a pas pu saisir toutes les subtilités du parcours. La distance est sous-estimée de 6km et le dénivelé fantaisiste. Au moins, je peux prouver que je n’ai pas triché 🙂

La course

Je termine 86ème en 16h48’36 (47ème de ma catégorie d’âge). A mi-course, j’étais exactement 100ème d’après les informations des bénévoles. Je suis bien évidemment super satisfait du résultat puisque je visais 18h à +/- 1h30. Pour information, voici le tableau de marche que je m’étais fixé et la réalité de ma course :

Mes prévisions étaient plutôt bonnes, un peu par chance je l’avoue. Malgré les apparences, j’ai été assez régulier sur le parcours à deux exceptions :

  • j’ai fait une longue pause (au moins 20 mn) au bivouac pour bien manger et me changer;
  • j’ai terminé les 5 derniers kilomètres en marchant. Il faisait nuit, j’étais seul sur des sentiers et je ne voulais me tordre bêtement une cheville. A quelques centaines de mètres de l’arrivée, j’ai été dépassé par 3 coureurs dévalant le sentier à toute vitesse. Je n’ai compris qu’à l’arrivée que c’étaient les concurrents du trail de nuit de 16 km. Petits joueurs 🙂

Pour relativiser ma performance, il faut savoir le vainqueur est arrivé au moment où j’étais au ravitaillement des 80 km. Il m’a donc mis 34 km dans la vue sur un parcours de 114 km. Un autre monde…

Côté physique, aucun pépin en dehors d’une douleur sous les pieds (la faute à mes chaussures). Pas une seule ampoule ou ongle noir après la course. Je ne connais pas la raison de ce miracle : le tannage, le talc, le laçage … ou les trois. Par contre, j’avais les cuisses dures dès la mi-parcours, chaque redémarrage était de plus en plus difficile mais j’ai réussi à trottiner presque jusqu’au bout. 2 jours après, je m’accroche toujours à la rampe pour descendre les escaliers mais, physiquement, je me remets plus facilement de cette course que de l’Ecotrail de Bruxelles. De mon point de vue, la météo était parfaite pour la course : ciel la plupart du temps couvert mais pas de pluie, température aux alentours de 10°C (seulement 3°C au départ). Le vent sur les plateaux était frais et, heureusement, je n’ai pas terminé trop tard dans la nuit. Je plains les coureurs qui sont arrivés après moi.

Côté moral, des hauts et des bas, comme prévu. Le plus difficile a été de repartir du ravitaillement des 80km situé au pied d’un panneau indiquant Lillebonne (départ/arrivée de la course) à 2,5 km. Quand je vous dis que les organisateurs sont vicieux ! Il fallait avoir des ressources morales pour redémarrer. D’ailleurs 2 personnes ont abandonné sous mes yeux (officiellement pour des douleurs au genou). La tentation était grande mais un petit coup de pied au cul (moral, je n’étais plus assez souple pour me botter le derrière tout seul) et j’étais reparti. J’ai couru la distance presque toujours tout seul, en dehors de 2/3 petits papotages sur la route avec d’autres concurrents. C’était long mais cela m’a permis de préparer un de mes prochains articles qui portera sur l’injustice du mode de calcul des points ITRA. Quand je vois qu’un Radicassant ne rapporte qu’un point de plus que l’Ecotrail de Bruxelles, je me dis qu’il y a un problème…

Le matériel

Je suis parti beaucoup trop chargé :

  • ma pharmacie ambulante s’est révélée totalement inutile;
  • le rapport poids / qualité des photos de mon appareil n’est pas raisonnable, je ne le prendrai plus avec moi à l’avenir;
  • la batterie additionnelle ne m’a pas servi, j’ai terminé la course avec la montre à 70% de batterie, à ma grande surprise !

J’avais installé une application sur la montre calculant mon avance/retard par rapport à mon plan de marche. Mais comme le kilométrage était erroné, la montre me fournissait de mauvaises informations. Du coup, j’ai passé pas mal de temps à faire des calculs de tête, ce qui a eu l’avantage de me changer les idées, comme le recommande Jeff.

Côté alimentation, pâtes de fruits et tablettes Isostar m’ont permis de survivre entre 2 ravitaillements mais, vue leur qualité, j’aurais probablement pu tenir sans.

Mes Mizuno Kazan 2 sont mortes. Leur amorti a quasi disparu et j’avais mal sous la plante des pieds. De toutes façons, la semelle est trop souple pour un trail rocailleux. Je suis donc à la recherche d’un nouveau modèle plus confortable. Rien ne me tente chez Mizuno, je vais aller voir ailleurs (Saucony ? Brooks ?).

L’organisation

Le balisage était parfait de bout en bout. Je ne me suis perdu qu’une seule fois (de 100m maximum), mais par ma propre bêtise : emporté dans une descente roulante et suivant sans réfléchir un groupe de coureurs, j’ai manqué un virage à gauche. Heureusement les coureurs qui nous suivaient nous ont sifflé et tout est rentré rapidement dans l’ordre.

Les ravitaillements étaient situés tous les 20 km (bon pour le moral) et avec tout le nécessaire : boissons (eau et coca), fruits frais (orange, bananes) et fruits secs (dattes, abricots), biscuits salés, saucisson, cake, sandwiches jambon ou pâté, soupe et pâtes (uniquement au bivouac de mi-course). Quantité, qualité, gentillesse des personnes : rien à redire.

Des bénévoles étaient placés aux endroits stratégiques du parcours, nous encourageant et nous informant sur la distance au prochain ravitaillement. Sympathiques … et courageux de rester pendant des heures au milieu de la forêt, pendant la nuit, à attendre les coureurs retardataires alors que la température était très fraiche. Merci à eux.

Le seul micro-reproche que je pourrai faire concerne l’exigüité du vestiaire et de la salle de repas du bivouac de mi-course.

Mais je fais ce reproche uniquement pour ne pas être accusé de collusion avec l’organisation 🙂 Je présente au passage mes excuses au speaker qui a essayé de m’arracher quelques mots à l’arrivée : j’étais en mode zombie et je cherchais des yeux ma famille. Pas le meilleur moment pour m’interviewer…

Conclusion

Un bien beau trail, exigeant, avec de superbes paysages et une organisation au top. Je recommande vivement cette course, mais ne la prenez pas à la légère. Pas sûr que je la retente un jour, je préfère essayer d’autres parcours pour voyager un peu plus. Les 5 points ITRA ne sont pas volés (contrairement à d’autres courses…). En presque exactement 6 ans, je suis passé d’un 20 km de Bruxelles couru péniblement en 2h15 (8,87 de moyenne) à une course de 114 km courue en 16h50 (2 km/h moins vite). Pas mal pour un vieux de presque 50 ans 😉

Je vais maintenant couper totalement une semaine et reprendre l’entrainement le Lundi 8 Mai. Je suis inscrit aux 20 km de Bruxelles mais je déciderai au dernier moment si je le cours ou non. Si je ne suis pas en état de faire un bon temps (moins de 1h40), je pense que je passerai mon tour pour cette année.

Mon prochain « vrai » objectif est le Trail de la Côte d’Opale début septembre. Je me suis inscrit au « Challenge 86 km » : 24 km le Samedi et 62 km le Dimanche, ce qui rapporte 4 points ITRA. Toujours ça de pris pour une inscription à la CCC 2019 si je perds encore au tirage au sort cette année… Mon frère devrait courir avec moi (croisons les doigts). Il a maintenant la pression puisqu’il lui reste 4 points ITRA à glaner d’ici la fin d’année pour m’accompagner le cas échéant sur la CCC.

Côté entrainement, je vais continuer à m’entrainer 4/5 fois par semaine mais en insistant sur le dénivelé. Ce qui m’a mis en difficulté sur le Radicassant, ce n’est pas tant la distance mais la succession des côtes et des descentes abruptes. Donc moins de kilomètres mais plus pentus 🙂

PS pour l’organisation : je ne suis pas Belge même si j’habite en Belgique !

Addenddum du 13 mai

Deux petites anecdotes supplémentaires qui – à mon sens – en disent long sur l’organisation :

  • lors de l’inscription, j’avais payé par erreur en plus le repas de fin de course alors qu’il était inclus dans le prix du 114 km. Je l’avais passé par pertes et profits. Lorsque je suis allé chercher mon dossard la veille de la course, l’organisation m’a rendu spontanément les 8 euros que j’avais payé en trop
  • à l’arrivée, je n’ai pas vu les polo « finishers ». Suite à un commentaire sur l’article, j’ai pris contact avec l’organisation qui m’a envoyé à ses frais le polo à mon domicile.

Vous en connaissez beaucoup des comme ça ? 🙂

Quelques photos

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