La France va avoir sa Barkley

(Source : Chartreuse Tourisme)

Cela devait arriver un jour, je suis même étonné que cela ait pris autant de temps : la France va avoir sa propre Barkley, la Chartreuse Terminorum organisée par Benoit Laval, l’un des rares participants (mais pas finisher, « seulement » 2 tours) de la vraie Barkley. Un gars bien, il a des racines corréziennes. 🙂

Au programme :

  • Nombre de participants : 40 maximum recrutés sur lettre de motivation (la date limite est passée, c’était le 17 avril);
  • Frais d’inscription : 3 €  + quelques objets en offrande qui seront précisés par l’organisateur (laissez-moi deviner … une plaque d’immatriculation ?);
  • Quand : du 2 au 4 juin (+ quelques semaines le temps de retrouver ceux qui se seront perdus sur le parcours);
  • Le lieu : la forêt de la Grande Chartreuse, dans le massif de la Chartreuse;
  • Le parcours : 5 tours de 60 km à parcourir en moins de 80h, 22.000 m de dénivelé au total (200 km en 60 h et 20.000 m de dénivelé pour la Barkley);
  • Une option light : la « Fun Run » qui ne fait que 3 tours;
  • Pas de GPS, pas de balisage, pas de ravitaillement.

Pour résumer : un copier/coller (revendiqué par l’organisateur) de la Barkley, en un peu moins dur d’après les chiffres. L’organisateur ZZ-Topien de celle-ci sera peut-être présent au départ. Les paysages sont en tout cas magnifiques et donneraient envie de s’y frotter (uniquement sur un malentendu). Par contre, les paysages de la Barkley, pour le peu que j’en ai vus, ne m’enthousiasment guère.

Bonne chance à cette nouvelle course, bonne chance encore plus aux 40 coureurs qui vont s’y frotter pour la première fois et espérons que tout se passera bien. Le massif peut être piégeux.

J’attends maintenant avec impatience les nouvelles futures courses plus dures que la Barkley : la double Barkley, la triple Barkley, la Barkley à cloche-pied, la Barkley avec les mains attachées dans le dos… La période est à la surenchère.

Deux remarques pour finir :

  • Le massif de la Grande Chartreuse est aussi un haut-lieu de la résistance. Un maquis y fut créé par celui qui allait devenir l’Abbé Pierre;
  • D’après Google Traduction la dernière phrase en latin du site « Neque porro quisquam est qui dolorem ipsum quia dolor sit amet, consectetur, adipisci velit… » signifierait (je cite) : « Il ne figure sur aucune de la douleur elle-même comme les carottes, Minneapolis, veut obtenir ». En fait cela signifie : « Il n’existe personne qui aime la souffrance pour elle-même, ni qui la recherche ni qui la veuille pour ce qu’elle est… ». C’est un faux-texte, le fameux Lorem Ipsum.

Lu sur Trails Endurance Mag.

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Pourquoi vos lacets se défont-ils tout seuls ?

Vous êtes sans doute tombés sur le même article dans l’un de vos journaux préférés. Tous les journaux se copient entre eux, certains oubliant malencontreusement de citer leur source même quand ils recopient mot pour mot.

Tous ces articles proviennent d’une dépêche AFP, qui elle-même reprend une étude publiée dans la revue britannique Proceedings of The Royal Society A, un journal scientifique publié par la Royal Society (l’équivalent de l’Académie des Sciences en France) qui traite de mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur.

Je vais commencer par répéter ce que vous avez lu dans tous les autres articles, ce qui fera de moi un journaliste émérite qui vérifie et confronte ses sources :

  • Pourquoi les lacets se défont ?

[A cause d’] une action coordonnée du choc de la chaussure sur le sol et du balancement de la jambe. En étudiant les images d’un chercheur sur un tapis de course, ils ont relevé deux forces distinctes responsables du « délaçage » de ses chaussures. Pour commencer, le choc du pied avec le sol a pour effet de détendre le nœud. Puis, le balancement de la jambe fait glisser la boucle. Le tout agissant « comme une main invisible, desserrant le nœud et ensuite tirant sur les extrémités de vos lacets jusqu’à ce que tout se déroule », expliquent les chercheurs dans un communiqué.

  • Y a-t-il une solution ?

Aucune méthode de laçage n’est totalement fiable ! D’autres tests ont démontré que certaines techniques (il y en a pléthore) sont meilleures que d’autres pour éviter que les lacets ne se délacent, mais aucune ne semble, finalement, totalement infaillible.

(Source : Rédaction Europe1.fr avec AFP)

Les auteurs de l’étude comparent deux méthodes de laçage : la « faible » et la « forte » et j’avais un peu de mal à faire la différence entre les deux. Heureusement ils citent au début de leur publication (que vous pouvez trouver ici) une vidéo d’une conférence TED de 2005 qui explique pourquoi la plupart d’entre nous faisions nos lacets avec la mauvaise méthode (le fameux « laçage faible ») :

Les auteurs reconnaissent n’avoir pas pu creuser d’autres facteurs, comme la forme des lacets. De ma propre expérience les lacets ronds de mes Mizuno Kazan 2 se défont moins rapidement que les lacets plats de mes Mizuno Sayonara 3. Contre-intuitif…

En résumé, si vous voulez limiter le désagrément des lacets qui se défont :

  • passez au laçage fort tel que recommandé dans la vidéo,
  • choisissez des chaussures avec un range-lacets. En supprimant l’effet induit par le balancement de la jambe, vous éviterez que vos lacets ne se défassent totalement (mais vous ne pourrez pas éviter qu’ils se desserrent),
  • au passage, n’oubliez pas d’utiliser les fameux « trous qui ne servent à rien » sur vos chaussures pour éviter les ampoules :

J’aime la science quand elle m’aide à résoudre des problèmes du quotidien. 🙂

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Radicatrail, J-10

Dans 10 jours je serai en train de courir le Radicatrail, plus particulièrement le Radicassant (sauf problème de dernière minute, croisons les doigts). Il est temps de faire un check-up pré-course comme je les affectionne. La planification à outrance est mon péché mignon. Déformation professionnelle sans doute…

Le parcours

La trace GPX a été mise en ligne sur le site. Après optimisation du fichier et passage dans VisuGPX (qui n’accepte pas les fichiers supérieurs à 2 Mo), voici le verdict :

  • 115,3 km (114 km selon l’organisateur),
  • D+ : 3.185 m (3.510 m selon l’organisateur).

En synthèse : il va falloir que j’enchaine 2 Trails de Spa (mesuré en 2015 : 57 km et 1.800 m D+) d’affilée. Arghhh !

L’objectif de temps

Reprenons mes « performances » passées sur des trails longue distance (> 50 km) :

Quant à mon frère, il a couru :

  • 2016 – La Barjo – 102 km / 1.200 m D+ / 6,7 km/h – Pluie.

Si l’on prend en compte :

  • mes moyennes passées sur des terrains comparables (7,5 km/h par beau temps et 7 km/h par mauvais temps, je ne considère pas l’Ecotrail Bruxelles comme une course significative pour la moyenne);
  • qu’il faut faire 1 fois 1/2 la distance maximale que j’ai courue jusqu’à présent;
  • que je ne me suis jamais aussi bien entrainé;
  • et enfin l’âge du capitaine et la position de Saturne le jour de la course

je vise une moyenne horaire entre 6 et 7 km/h, soit un temps de parcours entre 16h30 et 19h15 (arrivée entre 22h30 et 1h15 du matin), ce qui me positionnerait dans la seconde moitié / le dernier tiers du classement, conformément à mon niveau habituel. Si je cours en moins de 18h00, je sable le champagne !

Je n’ai pas l’intention de me fixer un rythme de course particulier, je vais courir à l’économie, ne surtout pas partir trop vite et marcher systématiquement dans les grosses côtes. Sauf coup de bambou ou blessure, ça devrait le faire.

Le matériel

Rien que du matos éprouvé :

  • chaussures Mizuno Kazan 2 : j’en ai deux paires, l’une très usée et trouée sur les côtés, l’autre un peu moins. Dans les deux cas, ce sera leur dernière course. J’ai beaucoup hésité à acheter une nouvelle paire de chaussures mais, à force de tergiverser sur le modèle, il est maintenant trop tard pour changer;
  • chaussettes Falke RU4 : je n’ai pas trouvé mieux jusqu’à présent pour éviter les ampoules (même si je sais que je n’y échapperai pas);
  • cuissard Décathon Kalenji Run Dry : confortable, n’irrite pas trop;
  • maillot en fonction de la météo mais j’aurai sur moi ou dans le sac le 3D Thermo Ultra Light Shirt LS. Même s’il est bien troué, il évacue efficacement la transpiration, tient chaud (pratique pendant la nuit) et ne pèse presque rien;
  • mon fidèle sac à dos Salomon;
  • la lampe Pezl Nao Reactive Lighting;
  • une casquette.

Côte montre, je vais courir avec mon Ambit 2R, comme d’habitude, avec le paramétrage suivant :

  • intervalle d’enregistrement de 10s,
  • précision GPS « OK – autonomie de la batterie de 25 h ».

Je sais que la batterie ne tiendra pas 25h (elle est très fatiguée au bout de 3 ans et n’a jamais tenu cette durée). Si elle tient la moitié, je serai déjà content. Je vais partir avec une batterie externe comme celle-ci (je n’ai pas encore choisi le modèle exact) et je rechargerai la montre en courant. J’ai essayé : ça fonctionne. Un peu de poids en plus mais cela en vaut la peine si je veux récupérer – enfin – une trace GPX complète. Je prépare aussi une App dédiée à la course, je ferai un article à ce sujet dans les prochains jours, le temps de la peaufiner.

La nourriture

La Radicassant, c’est dur mais pas autant que la Barkley : il y a un ravitaillement tous les 20 km environ et un « bivouac » (selon les termes de l’organisation) à mi-course où il me sera possible de refaire le plein. Je vais donc partir léger :

J’essayerai de m’alimenter toutes les 30 mn environ. J’ai bien l’intention de profiter des ravitaillements offert par l’organisation (mon côté auvergnat).

Tout ce qui peut merder

Les petits pépins physiques

Je n’échapperai ni aux ampoules, ni aux irritations.

Pour les ampoules, je prends un tannant pour les pieds en préventif depuis 3 semaines. Je ne sais pas si ce sera efficace mais cela ne peut pas faire de mal. J’aurai aussi une paire de chaussettes de rechange dans mon sac au cas où mes pieds deviennent (trop) humides. En curatif, j’ai acheté des pansements pour ampoules.

Les irritations sont principalement localisées à deux endroits : au niveau du bas du dos (à cause du frottement du sac) et entre les jambes (à cause du cuissard). En préventif, je me mettrai de la vaseline (et j’en remettrai à mi-course). En curatif, des pansements adhésifs pour protéger les parties les plus douloureuses. Je pense aussi me laver rapidement et me changer totalement à mi-course pour repartir sur de bonnes bases.

Autre problème : la déshydratation. Sur l’Ecotrail de Bruxelles, j’avais fait faire une belle balade de 80 km à ma poche d’eau sans jamais l’utiliser au-delà de la moitié. Résultat : j’avais les reins un peu bloqués à la fin et du sang dans les urines. Je vais donc m’astreindre à boire beaucoup plus comme je peux refaire le plein tous les 20 km.

Les gros pépins physiques

Trois gros pépins physiques m’inquiètent :

  • j’ai (un peu) mal sous le pied gauche depuis deux semaines. Je pense que c’est à cause de mes chaussures un peu trop usées. La douleur n’est pas toujours présente et disparaît en courant. Je croise les doigts (de pied) mais je suis un peu inquiet. J’ai décidé de réduire l’intensité de mon entrainement. Quelques kilomètres en plus ou en moins ne changeront pas la vie;
  • le genou : lors de mon premier Trail de Spa, la répétition des descentes caillouteuses avait mis mon genou en vrac, j’avais très mal sous la rotule en fin de course. Je vais partir avec une bande de strapping pour soulager le genou en cas de douleur (je sais que cela aide);
  • la cheville : je me tords assez facilement la cheville mais – croisons les doigts (re) – j’ai pour l’instant échappé à la foulure. Depuis plusieurs jours je m’entraine sur des descentes rocailleuses et le jour de la course, je sais que le mot clé sera concentration … et chance.

(Bon courage et bon rétablissement au passage à mon comparse d’entrainement qui vient de se casser le 5ème métatarsien suite à une foulure :-()

Le trajet

J’espère que le parcours sera bien balisé et que je ne serai pas trop seul, surtout à la fin de la course, pendant la nuit. Je prendrai avec moi une carte du parcours en cas de problème. Là encore, ce qui compte est de rester concentré pour ne pas manquer bêtement un changement de direction… Je me suis un peu perdu sur tous les trails, cela fait partie du jeu.

La méteo

J’espère qu’il ne pleuvra pas et qu’il ne fera pas trop chaud. Pour le moment, les prévisions sont conformes à mes rêves mais qui croit à des prévisions météo à 10 jours ? Pas moi… mais je vérifie quand même 3 fois par jour 🙂

Le moral

Par expérience, je sais que je vais vivre un très mauvais moment aux alentours du 30ème kilomètre, et probablement vers 90 km. Mais, grâce à Jeff, je serai parfaitement préparé psychologiquement et je surmonterai cet obstacle sans peine. Ne comptez pas sur moi pour être le Brahma du Radicatrail !

En résumé : contenu des sacs

Contenu du sac à dos de course

En prenant en compte ce qui est imposé par l’organisation, j’aurai donc sur le dos

  • 1,5 l d’eau,
  • un gobelet de 15 cl,
  • le bracelet de sécurité remis avec le dossard,
  • un sifflet,
  • une couverture de survie,
  • un téléphone portable,
  • une lampe frontale,
  • un appareil photo (pour alimenter mon futur post :-));
  • le plan du parcours;
  • une paire de chaussettes,
  • une batterie pour ma montre avec le cable USB,
  • un maillot Compressport,
  • des pansements pour les frottements,
  • des pansements pour ampoule,
  • une bande de strapping,
  • un rouleau de papier WC,
  • une dizaine de pâtes de fruit,
  • une grosse poignée de bananes séchées,
  • deux plaques de tablettes Isostar,
  • en fonction de la météo, ma veste Gore Tex ou non.

Contenu du sac à dos pour le bivouac

Au bivouac de 58 km, j’en profiterai pour me changer et j’aurai donc besoin de :

  • une paire de chaussures de rechange (au cas les premières soient vraiment mouillées),
  • une serviette de bain,
  • un savon,
  • des maillots, cuissards et chaussettes de rechange (pour chaud / froid et pluie / soleil),
  • du talc,
  • de la vaseline,
  • des pansements pour frottement,
  • des pansements pour ampoules,
  • des bandes de strapping,
  • des recharges en nourriture.

Conclusion

Objectif : 18h à plus ou moins 1h30.

L’essentiel est de terminer pour récupérer les 5 points ITRA et être serein pour l’inscription à la CCC de 2018. J’espère prendre du plaisir sur le trajet, le parcours a l’air sympathique. Je connais la région (les bords de Seine), il y a de chouettes grimpettes et de beaux paysages. Espérons que la météo sera au rendez-vous.

Rendez-vous dans 10 jours + quelques heures pour le debriefing 🙂

 

 

 

 

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Entrainez-vous comme le vainqueur de la Barkley

Je ne sais pas si vous connaissez la Barkley (pour être précis les « marathons de Barkley » puisqu’il y a plusieurs distances possibles) réputée être le trail le plus difficile au monde.

En quelques chiffres :

  • 160 km / 18.000 m de dénivelé à courir en 60h maximum (l’UTMB fait 171 km avec 10.000 m de dénivelé et doit être couru en 46h30 maximum);
  • 40 participants sélectionnés suivant un processus très mystérieux mixant capacité à contacter l’organisateur, palmarès et lettre de motivation;
  • 2 points de ravitaillement, avec de l’eau uniquement;
  • 1,60 $ de frais d’inscription;
  • moins de 10% de finishers (seulement 15 depuis 1986).

Voici une vidéo pour vous faire une idée de la difficulté de la course :

L’édition 2017 qui a eu lieu le 4 avril dernier a été le théâtre d’un dénouement extraordinaire :

  • un vainqueur (le 15ème de l’histoire) en 59h30;
  • un presque-vainqueur qui a échoué à la barrière horaire à 6 secondes près !

Le vainqueur de cette année – John Kelly – avait déjà réussi 3 tours en 2015 et 4 en 2016. Bonne progression… Il est aussi un excellent coureur de triathlon. Quelques anecdotes amusantes le concernant :

Il vient de publier sur son blog un article pour expliquer comment il a préparé la Barkley. Pour résumer :

  • entre le 1er janvier et le 1er avril 2017 il a couru 1.600 km en 76 sorties (21 km par sortie en moyenne), accumulant un dénivelé ahurissant de 77.300 m;
  • sa plus grosse sortie est de 180 km / 9.200 D+ (une autre course de malade : le Wild Oak trail).

Pour donner un élément de comparaison (sans vouloir me comparer !), sur la même période, j’ai couru 950 km en 59 sorties (16,2 km par sortie en moyenne) mais avec un dénivelé de seulement 13.000 m.

Comment fait-il ?

  • Sa règle de base : courir dès que c’est possible;
  • Il va ou revient de son travail en courant 4 à 6 fois par semaine (25 km, 400 m de D+);
  • Il s’entraine à côté de chez lui en montant 10 fois une côte (un mur ?) de 80 m de long avec un dénivelé de 30 m (un modeste 37,5 % :-)), ce qui lui permet de faire 300 m de dénivelé avec une petite sortie de seulement 1,6 km;
  • Il court aussi parfois 26 fois une côte de 800m de long pour un dénivelé de 170 m, ce qui représente au total un marathon avec un dénivelé de 4.420 m;
  • Il s’entraine sur un tapis roulant incliné à 20%;
  • Une fois par semaine, abdominaux, piscine et home-trainer (n’oublions pas qu’il est aussi triathlète).

Il a conçu ce plan d’entrainement pour limiter au maximum l’impact sur sa famille (il est père de 3 enfants dont des jumeaux nés il y a un an).

Même si ce gars est un extraterrestre, son plan d’entrainement m’inspire deux remarques :

  • Pas de VMA, de VO2max, de FCR, de FCmax dont regorgent les revues de running. Je pense depuis longtemps que c’est une fumisterie pour le commun des mortels (sujet d’un de mes prochains articles :-));
  • Accumuler le dénivelé  plutôt que la distance est la clé sur les grands trails. Je dois reconnaître que mon frère me dit la même chose depuis plusieurs années. Alterner course et marche jusqu’à 100 km est à la portée de n’importe quel runner bien entrainé et la vitesse importe peu. Ce qui vous tue, ce sont les montées et les descentes.

Ce matin j’ai fait une sortie de 15km avec un dénivelé de 314 m, enchainant notamment 10 côtes de 330m … avec un dénivelé de 21 m (6,4 %). Je commence mon entrainement pour la Barkley 2099 🙂

 

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Suunto Movescount et la mesure du dénivelé (suite)

Voici quelques semaines, je m’interrogeais sur la mesure de l’altitude avec les Suunto Ambit 2R/2S et je signalais une différence importante des valeurs de dénivelés affichées entre la partie « Synthèse » et la partie « Tours ».

Voici un exemple de sortie :

  • la Partie « Synthèse » me montre un D+ de 238 m et un D- de 273m

  • la Partie « Tours  » me montre un D+ de 360 m et un D- de 397 m

Ni une, ni deux, je m’empressais d’adresser un mail (en anglais) au support Suunto et voici leur réponse 3 semaines plus tard (après une première réponse inutile du type « avez-vous bien pensé à synchroniser votre montre ? »):

We would like to inform you that the watch is using larger hysteresis for the ascent/descent calculation. Hence, up- or downhills need to be larger so that they are added to ascent/descent values. This is because GPS altitude has  some error included and the hysteresis needs to be there to avoid adding any error values to the ascent/descent calculation.

While Movescount calculates the ascent/descent values to the lap table afterwards from the logged altitude points. In this case we are using smaller hysteresis and therefore the values are usually larger. This is the method we are using currently.

Pour les non-anglophones et après un peu d’exégèse :

  • Dans la partie synthèse, les informations proviennent de la montre elle-même et celle-ci utilise des paliers pour éviter les données erronées (exemple : une différence de plus de 2 m de dénivelé entre 2 points est considérée comme une erreur de mesure);
  • Dans la partie tours, les dénivelés sont recalculés … mais en utilisant des paliers plus « permissifs » (exemple : seule une différence de plus de 10 m de dénivelé entre 2 points est considérée comme une erreur).

Pourquoi avoir deux modes de calculs ? Dans la partie « tours » (recalculée par Movescount), la durée et la distance sont aussi différentes de la partie Synthèse. Va comprendre, Charles, je renonce à le demander à Suunto.

Mais alors, comment fait Sainte ITRA, la patronne de trailers, pour calculer ses points à partir de traces GPS largement foireuses intégrées dans des outils mystérieux ? Eh bien – et j’aurais du commencer par cela – elle l’explique plutôt bien sur leur site et fournit quelques recommandations. Je vous invite à lire ici.

Les deux points intéressants que je retiens :

[…] si l’appareil est paramétré pour prendre un point toutes les x secondes, lorsque l’on fait une pause, l’appareil enregistre un grand nombre de points au même endroit qui, du fait de l’imprécision de l’appareil, n’ont pas exactement la même latitude, la même longitude et la même altitude, de telle sorte que votre arrêt se transforme en un parcours fictif qui vient allonger artificiellement la distance et le dénivelé de votre course. Pour toutes ces raisons, nous conseillons de paramétrer votre appareil pour qu’il relève un point tous les 10 mètres.

[…] il est nécessaire de lisser la courbe d’altitude en calculant une moyenne glissante qui ne prend pas en compte les différences de dénivelé entre les points tant qu’elles sont inférieures à un seuil donné. La valeur de ce seuil est fixée en fonction du type de GPS.  Les valeurs choisies par l’ITRA résultent de l’expérience acquise au cours de plusieurs années d’expérimentation, de la comparaison des données fournies par plusieurs instruments différents pour un même parcours et par l’observation des différentes méthodes utilisées dans le monde de l’outdoor. Le seuil retenu est de 3 pour les GPS disposant d’un altimètre barométrique ; il est de 10 pour les GPS ne disposant pas de baromètre altimétrique.

Jusqu’à présent, j’enregistrais un point GPS toutes les secondes. Relever un point tous les 10m correspond à un relevé toutes les 3,6 secondes en supposant courir à 10 km/h. Je vais donc passer à un délai de 5 secondes.

Concernant les altitudes, je vais continuer à utiliser VisuGPX, mais avec les paramètres suivants :

L’option « Remplacer les altitudes » que j’utilisais jusqu’à présent reprend les données SRTMv3  de la NASA qui ont un maillage d’environ tous les 30m. Un peu trop grossier.

Suite au prochain épisode…

 

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Une solution pour le mal de dos ?

Je passe mes journées de travail (et un peu mes soirées et mes week-ends pour alimenter ce blog) sur un ordinateur. J’ai beau essayer de respecter les recommandations sur la bonne posture à adopter, j’ai tendance à rester trop vouté devant mon écran et je souffre assez souvent de lombalgies ou de raideurs dans la nuque et les épaules.

J’ai récemment fait quelques séances de kinésithérapie pour améliorer cette situation.

Premier enseignement : la course à pied m’aide à maintenir une certaine mobilité du dos. Si je ne courais pas, mes douleurs seraient sans doute pire, dixit mon kiné. 🙂

Deuxième enseignement : j’ai appris toute une série d’exercices de gainage et d’abdominaux, je vais bientôt écrire un article à ce sujet. J’essaye de transformer ces exercices en une routine quotidienne mais je manque encore de motivation pour le faire.

Troisième enseignement : le kiné m’a conseillé d’acheter un ballon de gym et de passer deux à trois heures par jour assis dessus à mon travail. L’instabilité de la position sur le ballon permet de travailler la mobilité du bassin (ce qui contribue à améliorer la foulée) et force à adopter une posture plus droite. Sinon, vous vous cassez lamentablement la figure.

Source : Décathlon

J’anticipais les regards narquois de mes collègues qui me considèrent déjà comme un azimuté à (vouloir) courir un trail de 114 km. Grâce à l’une d’entre elles (sur recommandation d’un kiné), j’ai trouvé une solution moins visible : le Balance Soft Disk qui coûte moins de 25 Euros chez Décathlon.

Ce disque produit le même effet d’instabilité (un peu moins que sur un ballon tout de même) tout en restant plus discret. Il peut être re-gonflé. Je l’utilise personnellement à temps plein devant mon ordinateur depuis 2 semaines et j’en suis très content. Je ressens l’effet positif sur ma posture, je me tiens moins vouté et j’ai moins mal dans les épaules et la nuque. Quant aux picots (moins marqués sur l’autre face du disque), je ne ressens aucun effet particulier. 🙂

Je recommande donc cet achat à ceux qui souffrent du même problème que moi. A noter que le même type de produit existe, quasiment au même prix, chez une marque suédoise spécialisée dans le matériel de kinésithérapie : Sissel.

En conclusion, achetez et à fond la forme !

PS : je ne suis pas sponsorisé par Décathlon

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Pourquoi vous ne pouvez pas vous empêcher de péter en courant ?

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un article récemment publié sur Runner’ World, qui lui-même reprenait un article de Women’s Health :

Why Can’t I Stop Farting During My Runs?
(Pourquoi je ne peux pas m’empêcher de péter en courant ?)

Reconnaissons que c’est un problème que nous avons tous connu. Seul dans la nature, pas de problème mais en groupe, c’est plus gênant.

En synthèse pour les non-anglophones, les deux principales causes des flatulences en courant sont les suivantes :

  • la respiration intense piège des quantités d’air importantes dans le tube digestif et les intestins ;
  • l’accélération de la digestion et du transit intestinal due à la course conduit à la libération de gaz.

Dans les deux cas, l’excédent d’air ou les gaz de digestion n’ont qu’une seule échappatoire : votre anus … d’où les pets, plus ou moins discrets.

Le scientifique qui a établi cette étude, un gars a priori sérieux, donne quelques conseils :

  • avant une course, évitez l’eau gazeuse, les aliments producteurs de gaz , comme le blé, le maïs, les pommes de terre, le brocoli, le chou, les lentilles et le chou-fleur;
  • pendant la course, concentrez-vous sur votre respiration et essayez de respirer par votre nez et par votre bouche.

Dire que ce scientifique est en train de se faire une réputation mondiale sur ce sujet 🙂

 

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Entrainement Mars 2017

Je continue sur ma lancée de Janvier et Février en réalisant un gros mois de Mars :

  • 314 km (deuxième meilleure performance après Janvier 2017);
  • 19 sorties;
  • 16,5 km en moyenne (avec 2 sorties au-delà de 20 km);
  • 11,3 km/h de moyenne.

Si on prend en compte que :

j’ai simplement manqué 3 sorties potentielles dans le mois. Pour la première fois de vie, j’ai même couru 7 jours d’affilée. Il faut dire que l’arrivée du printemps m’a bien aidé.

Mais tout n’est pas rose, je suis en fait loin de mes objectifs fixés le mois dernier :

  • Aucune sortie de fractionné;
  • Aucune sortie de plus de 40 km sur le mois, en mode rando-course;
  • Je n’ai pas réussi à courir la promenade verte (et ici) autour de Bruxelles dans sa totalité comme je l’espérais.

Le rhume m’a interrompu au mauvais moment, mi-mars. Après un arrêt de 5 jours, j’ai eu le tort de vouloir récupérer le temps perdu. J’ai accumulé les sorties, privilégiant la quantité au détriment de la qualité. Résultat : ma vitesse moyenne plafonne, je me sens fatigué sur les dernières sorties, ce que mon cardio me confirme. Je pense que j’ai un peu trop forcé. Mais pousser son corps au-delà de ses limites fait partie d’une bonne préparation. Voici venu le temps de la surcompensation. 🙂

Le Radicatrail est dans maintenant moins de 1 mois, je vais donc baisser légèrement le pied pour ne pas m’épuiser avant la course :

  • 5 sorties max par semaine en privilégiant le dénivelé plutôt que le kilométrage;
  • 2/3 sorties de nuit, à la frontale;
  • 1 séance de fractionné en côte par semaine;
  • 1 ou 2 sorties de plus de 30 km sur le mois, en mode rando-course.

Rendez-vous dans 1 mois !

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Séjour à St-Léger-les-Mélèzes

Pour la première fois, je vais alimenter la rubrique « Voyages » de ce blog pour faire un peu de publicité à la station de Saint-Léger-les-Mélèzes dans laquelle nous avons passé une excellente semaine fin février 2017.

Situation géographique

La station se situe en France, dans le département des Hautes-Alpes, à environ 20 km au Nord-Est de Gap, plus précisément ici. En venant de Grenoble, elle est aisément accessible par la route Napoléon, une fois passé le bouchon habituel de Vizille. La station est aussi à 18 km au Sud-Ouest de celle d’Orcières-Merlette, bien connue des spectateurs du Tour de France.

Le domaine skiable s’étend de 1.250 m à 2.000 m.

Le village

Le village est petit : 346 habitants au recensement de 2014. N’espérez pas y trouver une vie mondaine, nous parlons ici d’une station FAMILIALE : calme et loin de la foule. Mais, pas de panique, pour les accros de la ville, Gap n’est qu’à 20 mn de route. 🙂

Côté culturel vous y trouverez tout de même :

Une petite galerie marchande permet de vivre sans problème en autarcie pendant une semaine, sans rejoindre la civilisation.  Si mes souvenirs sont bons, on y trouve :

  • 3 loueurs de ski (190 Euros pour 7 jours / 3 personnes de location de skis + chaussures par Internet chez Sport 2000),
  • une antenne de l’Ecole de Ski Français (60 Euros pour une leçon individuelle de 1h30 pour 2 adultes et 1 enfant),
  • 5 restaurants,
  • 1 boulangerie,
  • 1 supérette Proxi,
  • 1 marchand de journaux / bureau de tabac,
  • 1 office de tourisme,
  • tous les types d’hébergement: hôtels, résidence de vacances, gîtes, chambres d’hôtes et un camping qui loue aussi des chalets.

Le site de la station est bien fait, vous pouvez y trouver toutes les informations utiles.

Voici une vue de la station, prise du haut des premières pistes :

Nous avons pour notre part résidé au VVF. Même s’il est un peu défraichi et les appartements exigus, les prix sont raisonnables et les équipements à la hauteur : piscine, sauna, prêt de matériel de cuisine (raclette, fondue…), possibilité de commander pains et croissants, activités diverses…

Une chose nous a marqué : la gentillesse de toutes les personnes avec lesquelles nous avons eu affaire : personnel du VVF, des magasins, professeur de ski (Théo, excellent pour des débutants), personnel des télésièges… Toujours un sourire, un mot gentil. Après 12 ans passés en région parisienne et 6 ans à Bruxelles, nous avions oublié que les commerçants pouvaient être sympathiques. Le service à l’américaine avec la sincérité en plus 🙂

Le domaine skiable

La station comprend 24 km de pistes de ski alpin répartis sur 16 pistes : 1 noire, 4 rouges, 4 bleues, 7 vertes, le tout accessible grâce à 2 télésièges et 6 téléskis.

Voici le plan des pistes :

Bon, le dessinateur n’a pas franchement le compas dans l’œil ou le dessin des pistes change d’une année sur l’autre (et les arbres poussent) :

  • l’écart entre le téléski 6 et le haut du tapis roulant 9 est beaucoup plus réduit,
  • le tapis roulant 10 (pour les enfants) se termine au pied du tapis roulant 9,
  • le tracé de la piste verte « les Réservoirs » se termine au sommet du téléski 6 et pas au pied du télésiège 1 et traverse la piste rouge « La Vernie Rouge »,
  • Le tracé de la piste verte « Les Marmottes » démarre au sommet du télésiège 2.

Si vous logez au VVF, vous êtes au pied du téléski n°6 (en fait un peu en hauteur histoire d’achever vos mollets quand vous terminez votre journée) :

A partir du haut du téléski, une petite descente sèche suivi d’un faux plan montant vous amène au sommet du tapis roulant 9. Une descente douce vous amène alors au pied du télésiège 1 et des téléskis 4 (lent) et 5 (rapide).

En haut du téléski 5 vous avez le choix entre 3 pistes :

  • la piste verte « Champ Favier » : la plus facile, tracé sinueux en S, pente douce, idéale pour débuter. Elle permet de rejoindre aussi le bas de la piste suivante;
  • la piste verte « Les Combes » : un peu plus difficile mais peu fréquentée, idéale pour travailler les virages;
  • la piste verte « La Boussonière » : plus difficile, proche d’une piste bleue et souvent verglacée.

En haut du téléski 4, vous accédez à la piste bleue « L’Aiglon ». La piste est très large et la pente est très variable : forte sur la partie droite (dans le sens de la descente), plus douce pour la partie gauche. Avec un peu de courage, vous pouvez y accéder à partir du téléski 5 si vous remontez à pied sur une vingtaine de mètres, sur une pente douce.

Ces 4 pistes sont idéales pour progresser quand vous êtes débutant.

Voici une vue prise du haut du téléski 5, au sommet de la « Boussonière » :

En prenant le télésiège 1, vous avez le choix entre 3 options :

  • redescendre pour prendre le télésiège 2 qui vous emmène au sommet du domaine skiable, à 2001 m. N’hésitez à marcher un peu pour rejoindre au sommet un magnifique panorama à 360°,
  • prendre la piste verte « Les Marmottes » qui redescend jusqu’au haut du téléski 6 (donc en haut du VVF si vous suivez bien). La piste a deux parties plus difficiles :
    • un passage étroit et pentu entre les arbres pour rejoindre la piste bleue « Les Routes »,
    • un passage très pentu (pour des débutants) sur ladite piste bleue. Mais là encore, elle reste accessible aux débutants.
  • prendre la piste verte « Libouze » qui n’était malheureusement pas ouverte lors de notre séjour.

L’arrivée du télésiège 1  avec, au fond à gauche, le départ du télésiège 2 et, à droite, le départ de la piste verte « Les Marmottes » :

Vues du sommet de la station à 2.000 m :

Le passage pentu sur la piste bleue « Les Routes » :

Nous n’avons pas exploré plus le domaine skiable :

  1. parce qu’étant débutants, nous n’avons pas osé monté au sommet du télésiège 2 pour redescendre à ski. Si nous avions su que la piste verte commençait dès le haut nous aurions probablement tenté le coup;
  2. parce que certaines pistes étaient fermées à cause du manque de neige.

Quand nous sommes arrivés, la dernière neige était tombée 10 jours plus tôt. Même s’il a neigé un peu pendant notre séjour, cela n’a pas suffi à permettre l’ouverture de toutes les pistes. Les 2 derniers jours la température est même montée à 17°C l’après-midi ! Malgré ces températures printanières nous avons toujours été en mesure de skier de 9h00 à 17h00 (période d’ouverture des pistes). Merci aux canons à neige…

Le forfait adulte coûte 105 Euros pour 6 jours et donne accès à 3 stations (mais les deux autres sont très petites). Très raisonnable.

Conclusion

Nous recommandons vraiment cette station pour les skieurs débutants :

  • peu de monde (quasiment aucune attente aux téléskis / télésièges),
  • variété de pistes permettant une progression en douceur,
  • présence d’une antenne de l’ESF (avec des cours individuels ou les cours collectifs pour enfants de tout âge),
  • canons à neige permettant d’assurer l’ouverture permanente des pistes du bas du domaine (« neige de culture » en jaune sur le schéma),
  • gentillesse de toutes les personnes.

Je pense toutefois que les skieurs confirmés risquent de s’ennuyer, surtout s’il n’y a pas de neige comme c’était malheureusement le cas cette année.

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Putain de clebs !

Ultramabouls sombre dans la vulgarité. La faute à un article lu ce matin dans la presse belge : un de nos camarades joggeur a tué à coups de bâton un yorkshire qui le poursuivait.

J’adore les animaux mais combien de foi j’ai pesté « putain de clebs ! » à cause d’un chien (souvent un petit roquet type yorkshire) qui me poursuivait pour me mordre pendant que la mémère qui l’accompagnait me disait « ne vous inquiétez pas, il n’est pas méchant ». Mon fils s’est déjà fait mordre par le même type d’animal et sa propriétaire n’a su que dire « c’est étrange, d’habitude il n’est pas méchant ».

Mon grand-père était facteur, à l’ancienne, en Auvergne. Il avait une tournée quotidienne de 15 km, à pied, en partie sur le parcours du Techni’Trail de Tiranges (que j’espère courir un jour). Il n’hésitait pas à se servir de son bâton contre les chiens de ferme un peu trop pressants.

Pour ma part, je suis plus pacifique : je ralentis quand j’approche d’un chien. Arriver en courant peut lui faire peur et générer de l’agressivité en retour. Il m’est même arrivé de faire un détour pour éviter un chien de garde un peu trop intimidant. Si malgré tout le chien me poursuit alors je l’asperge avec ma gourde. La surprise ne suffit pas toujours à le stopper mais ça soulage 🙂

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