UTPMA, J-5

Dans 6 jours, j’en aurai quoiqu’il arrive fini avec l’UTPMA, mon principal objectif de l’année. Abandon, hors-délai ou dans les délais, réponse dans moins d’une semaine. 🙂

La forme

Couci, couça… Une très mauvaise sortie de 16 km samedi matin (pas de jambes, collé à la route) mais une bonne sortie de 20 km en conditions UTPMA (sac à dos chargé) dimanche matin avec de biens meilleures sensations. En plus (à cause ?) des mauvaises sensations physiques, je dors mal et je suis grognon.

J’ai pourtant plein de raisons de positiver :

  • 1.350 km / 25.000 m D+ dans les jambes depuis le début de l’année, soit environ 300 km et 8.000 m D+ de plus qu’avant le Radicassant l’année dernière;
  • de bonnes performances sur le Trail de Spa et le Trail des Bosses.

Pour résumer, je ne suis pas en forme psychologique (je stresse) mais la forme physique n’est pas si mauvaise que cela. 🙂 Comme je l’expliquais dans un précédent article, je suis tout de même déçu par mon entrainement des derniers mois et je sais que je vais le porter psychologiquement comme un fardeau durant ma course quand cela commencera à aller mal. Il va falloir se botter le cul pour avancer…

La météo

Elle change au jour le jour. Hier soir, il devait faire soleil; aujourd’hui la météo annonce un des pluies éparses sur toute la durée de la course. Température entre 14 et 20°C, vent de maximum 10 km/h. Il semblerait donc que les conditions météo seront idéales : pas trop chaud, pas trop de vent et au pire quelques gouttes de pluie pour rafraichir.

Ce n’est donc pas la météo qui devrait me perturber outre mesure.

Le matériel

J’ai acheté un nouveau sac à dos : le Salomon Skin 10 Pro Set :

avec 2 flasques souples de 350 ml Raidlight additionnelles :

Mon précédent sac à dos (Salomon aussi) est parfait pour les courses d’hiver mais en été il s’avère un peu trop grand pour moi. Je n’arrive pas à l’ajuster, il ballotte quand je cours et me provoque des brulures très désagréables. Le nouveau sac est confortable, parfaitement ajusté et léger.

Mon sac à dos de course contiendra donc les éléments suivants :

  • Ce qui est imposé par l’organisation :
    • Casquette,
    • Veste Gore-Tex,
    • Poche à eau 1,5 l,
    • Couverture de survie,
    • Sifflet,
    • Tasse,
    • 1 lampe frontale,
    • Nourriture (pâtes de fruits et barres de céréales),
    • Téléphone (j’ai maintenant un smartphone qui me permettra de prendre des photos);
  • Ce que j’ajoute pour mon confort personnel :
    • 2 flasques de 350 ml,
    • Bâtons de marche (interdits sur certaines parties du parcours pour protéger la nature),
    • Foulard pour se protéger la gorge pendant les nuits et aux sommets s’il y a du vent,
    • Manchons pour essuyer la transpiration,
    • Gants pour protéger les mains dans les passages avec une corde,
    • 1 seconde lampe frontale,
    • 1 paire de chaussettes de rechange (si je mouille les premières),
    • Bande strap en cas de torsion « gérable » de la cheville ou du genou,
    • Pansement ampoules,
    • Pansements adhésif et ciseaux,
    • Lingettes (mieux que le papier WC),
    • Bouchons pour les oreilles en cas de grand vent,
    • Chewing-gums pour éviter que la bouche ne se dessèche trop rapidement,
    • Un plan plastifié du parcours.

Je renonce à peser mon sac pour ne pas me démoraliser 🙂

Mon sac de ravitaillement pour la base vie à mi-parcours contiendra quant à lui :

  • Chaussures de rechange (je partirai probablement en La Sportiva Akasha et passerai peut-être aux New Balance à mi-parcours),
  • Poche à eau de rechange au cas où la première explose sur une chute par exemple,
  • Maillots, cuissards et chaussettes,
  • Câble de recharge de la montre,
  • Batterie supplémentaire,
  • Nourriture,
  • Talc,
  • Crème anti-frottement,
  • Serviette de bains,
  • Casquette,
  • Bouteille d’eau.

Le pronostic

Voici le challenge (recopié sur le site de l’organisation) :

L’UTPMA sera ma première vraie course de montagne et je pars donc dans l’inconnu. Il y a très peu de parties roulantes : les montées sont abruptes et les descentes caillouteuses. Je pense avoir la distance dans les jambes mais je ne suis ni un bon marcheur en côte, ni un bon descendeur. Je vais donc devoir surveiller les barrières horaires de très près et ne pas m’endormir (au sens propre comme au sens figuré). J’ai très peur de me fouler une cheville et je ne sais pas trop comment je vais gérer le sommeil. Idéalement je devrais faire une sieste en début d’après-midi le vendredi (le départ est à 00h01 le samedi) mais je ne suis pas « sieste » depuis tout petit. Pour le reste, le mental fera la différence. En gros, on verra 🙂

Comme d’habitude, je me prête au petit jeu des pronostics. J’ai utilisé plusieurs méthodes pour évaluer mon temps :

  • A chaque segment, je cours au 4/5 du temps limite => 21h12
  • Temps 2017 de la personne classée au 2/3 de la course => 23h08
  • Estimation suivant ma cote ITRA sur les trails L  d’après ce site => 23 à 25 heures
  • Temps d’un gars normal qui a la même cote ITRA que moi => 23h01 (regardez sa vidéo à partir de la 13ème minute et vous comprendrez les émotions par lesquelles un trailer peut passer sur une telle course :-))

Au final :

  • Mon seul et unique objectif est de terminer dans les délais (26h30) et je serai content si c’est le cas,
  • Je pense pouvoir le faire entre 23 et 25h,
  • A moins de 23h, j’exulte.

Rendez-vous dans quelques jours 🙂

 

 

 

 

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Entrainement Mai 2018

Mois de Mai un peu plus satisfaisant que les 4 précédents mois :

  • 277 km en 17 sorties, soit une moyenne de 16,3 km par sortie avec un max à 37 km;
  • 11,2 km/h de moyenne;
  • 5.337 m de D+ soit une moyenne de 314 m par sortie.

C’est le meilleur mois de Mai de ma « carrière » (31 km de plus qu’en 2016). J’ai rattrapé un  peu mon retard sur le kilométrage de l’année dernière : plus que 200 km à combler. Bon résultat sachant que j’ai passé 1 semaine de vacances en France pendant laquelle je n’ai pu faire que 2 petites sorties de 6,5 et 11,5 km (mais en altitude à Font-Romeu où nous avons passé 2 jours). Avec un moi de Mai « normal » j’aurais aisément franchi la barre des 300 km.

Si le quantitatif est correct, le qualitatif l’est beaucoup moins : pas de sortie de nuit, pas de sortie supérieure à 50 km comme prévu et pas assez de dénivelé. Côté sensations cela ne va pas très fort. J’ai l’impression de me trainer et j’ai des douleurs au tendon d’Achille droit dont j’ai du mal à me débarrasser. Peut-être la chaleur de ces 2 dernières semaines. Et comme les sensations ne sont pas au rendez-vous, je ronchonne et je broie du noir en attendant l’UTPMA. Dois-je me fier à mes sensations ? Peut-être pas : l’année dernière avant le Radicassant je faisais les mêmes moyennes sur les mêmes parcours. Je viens de m’en rendre compte en écrivant cet article et du coup mon moral a un peu remonté 😀

En Juin, je vais m’entrainer « normalement » jusqu’au Dimanche 10 en essayant de caser 4/5 sorties par semaine, le tout sans trop forcer, pour faire tourner les jambes. Je couperai totalement avant la course et irai simplement trottiner jeudi et vendredi sur Aurillac pour me dégourdir. Je ne vais pas récupérer les heures d’entrainement perdues maintenant, il est plus important de se reposer. Bonne nouvelle (pour moi) : la météo s’annonce fraiche avec un peu de pluie. Mauvaise nouvelle : les agriculteurs français ont décidé de se mettre en grève et de bloquer les raffineries. Peut-être ne pourrais-je pas revenir après la course 🙂

Côté matériel je me suis (enfin) acheté des bâtons de marche : les Leki Micro Trail Pro. Ils m’ont l’air parfaits : légers, pliables et résistants (carbone). Si avec ça je ne termine pas l’UTPMA, c’est à désespérer de tout !

 

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Entrainement Avril 2018

Encore et toujours un mois décevant. Voici les données brutes :

  • 223 km en 13 sorties, soit une moyenne de 17,2 km par sortie avec un max à 28 km;
  • 11,2 km/h de moyenne;
  • 3.691 m de D+ soit une moyenne de 284 m par sortie.

Par rapport à l’année dernière, j’ai presque 300 km de retard alors que je vise 200 km de plus en fin d’année 🙁

Comment expliquer cette contre-performance ? A ma décharge, j’ai enchainé une crève début avril (8 jours d’arrêt) et une infection urinaire (liée ?) qui m’a bien fatigué. Comme d’habitude j’ai attendu trop longtemps avant d’aller voir le médecin. Une fois sous antibiotique, le problème a été résolu en 3-4 jours mais la forme n’est revenue que début Mai. Comme écrit précédemment, je n’étais pas en super forme au Trail de Charleroi. Heureusement cela va mieux maintenant.

Inutile de dire que mon programme ambitieux de fin Mars est totalement tombé à l’eau : pas de sorties de nuit, pas de sorties longues de 50km, 2 à 3 entrainements par semaine au lieu de 4 ou 5.

Pour positiver, il vaut mieux que cela m’arrive en Avril plutôt qu’en Mai ou pire en Juin. A fin Avril, il me reste 6 semaines pour préparer l’UTPMA, ce qui est théoriquement suffisant vu le fond que j’ai. Croisons les doigts pour que je ne sois pas déçu à nouveau. Je sais d’ores et déjà que ces 4 mois successifs de sous-entrainement vont peser lourd mentalement le 16 juin. Quand je serai mal sur l’UTPMA (et cela m’arrivera), je ressasserai ces journées d’entrainement perdues par maladie, manque de temps ou fainéantise. L’année dernière j’étais arrivé à la Radicassant en  pleine confiance après des mois d’entrainement sans soucis, cela m’avait aidé à passer les moments difficiles. Il va falloir trouver d’autres ressorts psychologiques sur les pentes d’Auvergne…

 

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Trail de Charleroi – 29 avril 2018

Voici un article que j’ai mis du temps à écrire ! Ma bande passante de ces dernières semaines a été limitée entre le travail, les vacances … et la préparation des prochaines vacances. 🙂

Le Trail de Charleroi est l’une des courses organisées à l’occasion des 15 km de Charleroi, il ne faut pas le confondre avec un autre trail couru à Charleroi au mois de Novembre : le Trail des Terrils.

Le parcours

Voici la trace GPX du parcours :

Selon l’organisation, ce trail fait 25 km pour 600m de D+ (783 m D+ selon la trace GPX sur le site). Je l’ai personnellement mesuré à 25,2 km et 540 m de D+. Comme je l’ai expliqué précédemment, la mesure de dénivelé n’est pas une science exacte. Disons que j’en ai eu pour mon argent, même si je pense que l’on pouvait faire mieux côté dénivelé, surtout sur la fin.

Le départ a lieu à la Haute Ecole Provinciale Condorcet, à Marcinelle. C’est la subtilité de ce Trail de Charleroi : il ne met pas les pieds à Charleroi. 🙂 En même temps, vu ce que j’ai aperçu de la ville en passant sur le périphérique, cela ne donne pas super envie d’y courir… Il y a 10 ans Charleroi fut élue par un journal néerlandais « ville la plus laide du monde ». Il parait que cela va mieux

Le trail commence fort : au bout de 500 m quasiment plat, on se retrouve face à un mur de 65 m de D+ en 450m, soit un petit 15%. Tout le monde (ou presque) marche. A ce moment-là, je me dis que la journée va être difficile mais en fait le reste du parcours est très roulant, à part deux petites côtes à 15,3 km (75m D+ en 1,7 km) et à 20 km (67m D+ en 1,2 km). Avant l’arrivée, le parcours passe par le site minier du Bois du Cazier (classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO), lieu d’une terrible catastrophe qui fit 262 morts (dont 136 italiens) sur les 274 personnes présentes ce jour-là.

Le parcours est agréable, presque tout le temps sur des sentiers en sous-bois avec vraiment très, très peu de goudron. Peu de choses à en dire (peut-être parce que j’écris l’article 3 semaines après la course) : sous-bois sympas mais aucun endroit vraiment « Wahoo !!! ». Je reste sur ma faim, je l’espérais un peu plus difficile. Repasser à nouveau par le terril du Bois du Cazier à l’arrivée aurait pu être sympa.

L’organisation

Très bien : un grand parking au point de départ / arrivée, des douches (glaciales malheureusement), la possibilité de se restaurer  (et de goûter la bière brassée par l’école). Seul bémol : l’organisation a fait des économies sur la rubalise. A certains moments je me demandais franchement si je n’étais perdu, surtout entre le 14ème kilomètre (lieu annoncé du ravitaillement) et le 16ème kilomètre (lieu réel du ravitaillement). D’ailleurs un ravitaillement à 16 km sur un trail de 25 km, ce n’est pas super bien planifié. A part ça, rien à redire, tout le reste était parfait.

Sur la route de Charleroi il pleuvait des trombes d’eau (il « drachait » comme disent les Belges et les Ch’tis) mais, miraculeusement, la pluie a cessé durant toute la course et nous avons couru sous une atmosphère humide et fraiche, idéale. Encore une fois, j’ai eu de la chance.

Conclusion

Je termine 61ème en 2h37, 1er homme derrière la 2ème femme (bravo à elle) 🙂 Pas étonnant : nous courions ensemble. Nous nous entrainons régulièrement en semaine, je la vois progresser et gagner en confiance. Comme on dit en France, si les petits cochons ne la mange pas, elle fera de bonnes performances en trail dans les années à venir.

Si je devais résumer ce trail en un mot, ce serait « fade » : parcours facile (en dehors de la rampe au début), agréable puisque presque exclusivement en sous-bois mais il lui manque de la grimpette et de jolis paysages. Une bonne sortie d’entrainement mais j’en attendais mieux au niveau dénivelé. Pas sûr que je le recours l’année prochaine mais je le recommande quand même. Je sais, cela peut paraître incohérent. Je cherchais de la difficulté et du dénivelé (la trace GPX de l’organisation indiquait 783 m D+) et le tout était trop facile. Pourtant je n’étais pas dans un bon jour.

La veille mon frère a couru (et terminé en 18h51) le Radicassant (114 km) que j’avais couru l’année dernière (2 heures plus rapidement :-)). Bonne nouvelle : il a récupéré 5 points ITRA et peut donc s’inscrire à la CCC 2019 où nous sommes qualifiés d’office. Mauvaise nouvelle : il renonce aux courses longues (et donc à la CCC), il a souffert, sans plaisir sur la Radicassant. Il me reste jusqu’à fin décembre pour le convaincre…

 

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Mon nouveau remède miracle : la gaulthérie

A la fin du Radicassant l’année dernière, mon mentor (et frère par l’occasion) m’avait recommandé un massage à l’huile essentielle de gaulthérie pour m’éviter des douleurs musculaires. Vues mes courbatures des jours suivants, je n’avais pas été vraiment convaincu et le flacon de gaulthérie était resté rangé au fond d’un tiroir.

D’après ce site (et d’autres), la gaulthérie (couchée) est le remède miracle pour le coureur (debout) :

L’huile essentielle de gaulthérie est certainement le meilleur antidouleur musculaire et articulaire de toute la pharmacopée. Ses propriétés analgésiques et anti-inflammatoires apaisent presque instantanément un nombre illimité d’affections. Les crampes, les contractures, les effort sportifs, l’arthrose, l’arthrite et même les migraines : rien ne semble lui résister. En diffusion, elle agit aussi contre le manque de confiance, les pulsions alimentaires et le surmenage.

Ces derniers temps – sans doute à cause de l’usure de mes chaussures – j’avais les tendons d’Achille très douloureux. J’envisageais même d’aller consulter un médecin. Avant d’en arriver à telles extrémités (je ne consulte mon médecin de famille qu’une fois par an, pour obtenir des certificats médicaux pour mes courses :-)), j’ai tenté des massages à l’huile essentielle de gaulthérie et cela m’a fait énormément de bien.

Il ne faut pas appliquer la gaulthérie directement mais en mélanger quelques gouttes dans une huile végétale (huile de sésame par exemple). Il suffit ensuite de se masser les muscles ou l’articulation douloureuse. A noter que la gaulthérie a une odeur très forte, pas super agréable (mon chat déteste).

Effet placebo ? Simple résultat de mes nouvelles chaussures ? Je ne sais pas mais je suis convaincu que cela me fait du bien aux tendons et c’est naturel. Donc je serais tenté de vous dire « pourquoi ne pas essayer ? »

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Entrainement Mars 2018

Mois de Mars dans la lignée de Janvier et Février : décevant et loin de mes objectifs d’entrainement. La faute à une météo vraiment pourrie par rapport à l’année dernière. Il pleut beaucoup et je ne suis pas waterproof. Les deux fois où j’ai couru sous une pluie battante, j’ai fini avec une bronchite carabinée qui m’a mis sur le ventre pendant trois semaines. Depuis, je m’abstiens, quitte à manquer une ou deux séances d’entrainement.

Le seul point positif de ce mois est le bon résultat au Trail de Spa. Comme quoi, manquer quelques séances d’entrainement n’est pas tragique…

Voici les données brutes :

  • 260 km en 13 sorties, soit une moyenne de 20 km par sortie avec un max à 55 km;
  • 11,2 km/h de moyenne;
  • 6.242 m de D+ soit une moyenne de 480 m par sortie.

Le bilan kilométrique et D+ est un peu flatteur et « sauvé » par ma participation au Trail de Spa et par 2 grosses sorties fin mars en Corrèze. Sinon, mes stats du mois seraient vraiment mauvaises. Mon principal regret est de n’avoir pu faire qu’une seule semaine à 4 sorties. Les autres semaines, j’ai tourné entre 2 et 3 sorties et ce n’est pas assez.

Dans 11 semaines, je m’aligne sur l’UTPMA. Je n’ai prévu qu’une seule course d’ici là : le Trail de Charleroi, un « petit trail » de 25 km / 783 m D+ (1 point ITRA). Je vais le courir en duo, en mode cool, comme une sortie d’entrainement. Cela me permettra de tester l’ascension d’un terril, la plus longue montée dans la région de  Bruxelles. Peut-être vais-je aussi essayer de caser un trail de 50-60 km en Mai, je me tâte encore.

Les principales difficultés qui m’attendent sur l’UTPMA sont :

  • la distance : 108 km;
  • la durée de course : sans doute 22 à 25 heures de course;
  • le dénivelé positif : 5.220 m;
  • le dénivelé négatif : – 5.220 m;
  • l’altitude de course entre 620 et 1.855 m;
  • la course de nuit.

A part ça, ça va 🙂 Rappelons que mon « record » est le Radicassant  avec 112 km / 3.570 m de D+ / 16h50 de course.

Mon entrainement sur les semaines à venir est donc ciblé sur ces difficultés.

Pour l’altitude, je ne peux pas faire grand-chose. La Belgique plafonne à 694 m (à peine plus haut que mon altitude de départ) et je n’aurais malheureusement pas l’opportunité d’un séjour en haute montagne. En même temps, 1.885 m ce n’est pas l’Himalaya, c’est juste un peu perturbant mais je marcherai probablement sous ces cieux…

Pour la durée de course et la distance, là encore, je ne peux pas faire grand-chose, pas question d’enchainer des sorties sur plusieurs heures qui ne feraient que me fatiguer. Le problème sera beaucoup plus psychologique que physique (sauf blessure) et dépendra de la météo et de mon état de forme ce jour-là. Je prévois tout de même de faire 2 grosses sorties de plus de 50 km, l’une en Avril et l’autre en Mai (peut-être sur un trail) et une sortie longue de côtes par semaine (plus de 25 km).

Courir de nuit aussi longtemps (au moins 6 heures de nuit au départ et 3/4 heures à l’arrivée) est aussi un challenge, moralement et physiquement. Je n’ai jamais couru sur ce créneau horaire et courir de nuit impose une foulée plus aérienne pour éviter les racines et cailloux. Je pense donc que je ferai mes grosses sorties de 50 km en pleine nuit, ce qui aura aussi l’avantage de limiter l’impact au niveau familial. J’ajouterai aussi plusieurs petites sorties de côtes très tôt le matin, avant le lever du soleil, à partir du mois de Mai.

Pour le dénivelé positif, je vais continuer avec mes sorties en côtes dans le voisinage. Faire des allers-retours sur une seule et même côte n’est pas très folichon mais cela s’est avéré payant et l’ennui est une bonne préparation psychologique à une longue course. Je vais aussi essayer de caser un week-end choc en Ardennes durant le mois de mai : 2/3 jours de dénivelé en mode trail la nuit et rando en famille le jour. J’en profiterai aussi pour travailler le planter de bâton puisque je compte m’en acheter prochainement une paire.

M’entrainer pour le dénivelé négatif (les descentes) est plus difficile sur Bruxelles. Il me manque des pentes techniques et ardues. Je vais donc plutôt travailler « en chambre » sur des exercices de renforcement des quadriceps (exercice de la chaise) et de proprioception des chevilles (j’aime bien ceux-là par exemple :-)).

En résumé :

  • 2/3 sorties en semaine (14 à 18 km) avec mes camarades habituel(les) sur un parcours vallonné et urbain (dans le Parc de Woluve) si la météo et le boulot le permettent;
  • le week-end : une sortie longue en côtes (> 25 km) dans le voisinage et une sortie moyenne (15 à 20 km) en mode trail;
  • 2/3 petites sorties intenses en côtes en semaine (tôt le matin ou tard le soir pour bousculer mon corps dans ses horaires) à partir de Mai;
  • gainage, renforcement musculaire et proprioception tous les 2 jours;
  • un week-end choc et/ou un trail long en Mai dans les Ardennes;
  • un 50 km de nuit en Avril et en Mai.

et le Trail de Charleroi le 29 avril qui me tiendra lieu de sortie longue en côtes sur ce week-end là.

Le compte-à-rebours est lancé, plus que 11 semaines pour – je l’espère – l’exploit physique de ma vie !

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Trail de Spa – 24 mars 2018

Deuxième objectif de l’année atteint (un mois après le Trail des Bosses), et avec la manière s’il vous plait !

Je voulais courir entre 6h30 et 7h00, finir dans la première moitié du classement scratch et le premier tiers de ma classe d’âge. Résultat :

  • 6h21′, soit 54 mn de moins que mon record de 2014 ;
  • 98ème place au scratch sur 394 partants ;
  • 6ème de ma catégorie d’âge (v2h depuis peu :-().

Inutile de préciser que je suis très satisfait – et un peu surpris – de mon résultat 🙂

Le parcours

La batterie de ma Suunto a fini à 45% avec une acquisition toutes les 1s et une précision GPS « Bonne » (toutes les 5 secondes). A noter que le dénivelé n’est pas mesuré dans cette configuration (ni par la montre, ni par l’application Movescount) alors que les informations d’altitude sont pourtant présentes. Bizarre… Cela me donnera l’occasion d’écrire une App pour la prochaine course.

Voici la trace GPX :

Comme chaque année, le départ s’effectue du centre sportif de la Fraineuse, à 9h00. Lever à 6h30, petit-déjeuner léger (protéines et café) et je rejoins tranquillement le départ à partir de mon hôtel en marchant, ce qui ajoute 2 km (idem au retour).

Pas de temps mort au départ puisque nous montons immédiatement 120 m de dénivelé en 2,5 km en longeant un cours d’eau à l’intérieur de la forêt. Nous enchainons 3 km de montées et descentes, toujours au travers de la forêt. Au passage du 4ème kilomètre je me tords méchamment la cheville droite, quasiment au même endroit qu’il y a 3 ans. Lieu maudit !!! Je repars tout de suite, avec une légère douleur qui va heureusement bientôt disparaître. Nous voici bientôt au pied de la piste de ski du Thier des Rexhons. Il y a une prise de temps au pied et au sommet mais je ne concours pas, je monte en marchant (j’y perds une trentaine de places), la route est encore longue. Au 10ème km nous arrivons à 565 m d’altitude (+365 m depuis le départ, un des 2 sommets de la course) et amorçons une longue descente (plus de 300 m de dénivelé d’une traite), assez technique (boue, pierres) sur le village de la Gleize où s’effectue le premier ravitaillement (à 16km). Je me tords une nouvelle fois la cheville dans la descente et me fait dépasser par beaucoup de concurrents. Je m’arrête pour lacer mes chaussures un peu plus serré et cela va mieux. Peu de temps après le ravitaillement se profile un mur de 270 m de dénivelé en 2,5 km (un bon 11% de moyenne avec des pentes à plus de 20%, selon mon passé de cycliste). Tout le monde marche autour de moi. Nous grimpons ensuite successivement 3 belles côtes de plus de 10% de moyenne dont une nouvelle piste de ski où je rampe quasiment (120 m de dénivelé en moins de 800 m). Arghh! Je me suis « perdu » une seule fois en suivant bêtement un groupe de coureurs dans une descente avant que l’un d’entre eux ne se rende compte de notre erreur. Il avait eu la bonne idée de télécharger le parcours sur sa montre, ce que je ne fais jamais… Pas très grave, nous avons dû parcourir 100 m en plus maximum, cela fait partie du jeu.

Après le parcours devient plus facile : ravitaillement au 28 km puis on remonte vers la fagne de Malchamps, au prix de quelques raidillons et descentes. Au loin, on entend les voitures tourner sur le circuit de Spa-Francorchamps. Nous longeons un ruisseau (le Roannay) par un sentier très boueux puis arrivons au contrôle et à l’avant-dernier ravitaillement où nous retrouvons les concurrents du 32 km pour un moment. A ce moment de la course, ma montre m’indique un finish en 6h30 et je sais que, sauf accident, c’est dans la poche pour atteindre mes objectifs. La suite du parcours est en effet très roulante (courante ?) puisque nous nous redescendons sur Spa à partir du second sommet de la course. Les organisateurs ne sont pas super sympas en nous faisant passer par des sentiers techniques, très boueux et caillouteux le long et en contrebas de l’aéroport alors qu’il existe des passages parallèles plus faciles. Mais après tout, nous avons signé pour souffrir. Au 46ème kilomètre, nous abandonnons nos compagnons du 32 km pour atteindre le dernier (petit) ravitaillement de Stockay avant de longer le lac de Warfaaz sur les crêtes, avec 3 petits raidillons bien casse-pattes pour nous achever. Au passage je me tords une dernière fois méchamment la cheville gauche. Un dernier faux plat en forêt nous permet ensuite de rejoindre l’arrivée.

La météo était parfaite pour la course : soleil à peine masqué de nuages, température fraiche (aux alentours de 10-12 °C) avec du vent sur les hauteurs. Agréable, moins chaud qu’en 2014 mais bien meilleur qu’en 2015. Sur les hauteurs, il restait même des flaques d’eau gelées. Comme il avait beaucoup plu les jours précédents, les sentiers étaient très boueux et j’ai souvent couru dans l’eau. Le plus dur est d’y mettre le pied la première fois. Ensuite on n’y pense plus.  J’ai terminé crotté jusqu’aux genoux, je suis rentré en chaussettes dans le hall de mon hôtel et ai dû boucher leurs canalisations en prenant ma douche. 🙂

L’esprit Trail ?

Lors du Trail des Bosses, j’avais pris une mauvaise direction à un moment mais aucun des trailers qui me suivaient ne m’avait averti. Je m’étais dit que mes collègues avaient pensé que j’allais à l’écart pour un petit besoin naturel…

Cette fois-ci à Spa, bis repetita. Lorsque je me suis perdu, notre petit groupe était suivi de près par d’autres coureurs. Aucun d’entre eux nous a appelé quand nous nous sommes engagés dans la mauvaise direction. Un peu plus tôt dans la course, nous étions un groupe de 4 ou 5. L’un des coureurs s’est trompé de route et aucun ne l’a appelé … sauf moi.

C’est ça l’esprit trail ? La prochaine fois je relève les numéros de dossards et je dénonce ! A bon entendeur…

L’organisation

Le fléchage à base de rubalise était parfait. Des panneaux aux grands changements de direction auraient été un petit plus, cela m’aurait évité de me perdre et il y avait 2/3 passages piégeux.

Un seul petit bémol : j’ai trouvé les ravitaillements un peu rikiki en choix. Morceaux de bananes, quartiers d’orange, raisins secs, biscuits salés, barres Isostar. Côté boissons : Isostar, eau et coca. Il m’a manqué des parts de cake ou de gâteau au chocolat.

Il y avait un peu moins de concurrents que d’habitude, je pense que le nouveau parcours de 32 km a vampirisé le 55 km.

Ma course

J’ai eu de bonnes sensations d’un bout à l’autre et je n’ai pas souffert de mon coup de mou psychologique habituel, à me demander ce que je faisais là. Je ne vais pas dire que c’était facile mais j’ai réussi à maintenir un rythme régulier tout au long du parcours, en accélérant sur la fin. C’était la troisième fois que je courais ce trail et, même si le parcours était parfois un petit peu différent de la précédente édition, c’était très confortable moralement de connaître grosso-modo les difficultés qui m’attendaient.

Mon entrainement en côtes a été fructueux. Je n’ai pas souffert dans les parties montantes et je rattrapais souvent des concurrents. Par contre mes descentes ont été catastrophiques. Me tordre la cheville au bout de 4 km ne m’a pas mis en confiance et j’ai fait toutes les descentes au frein à main, ce qui m’a fait perdre les places que je gagnais en montée et m’a détruit les quadriceps.

Le lendemain de la course j’ai fait une balade de 8km en famille dans la fagne de Malchamps sans aucun problème. Le mardi suivant la course, j’étais par contre malade, avec de grandes douleurs à l’estomac mais je soupçonne (grâce à un camarade Spadois) que c’était dû à la consommation de l’eau très ferrugineuse de la source Barisart que nous avions récupéré à l’occasion de notre randonnée. J’avais encore quelques douleurs aux cuisses et aux chevilles 3 jours après la course mais j’aurais pu recourir, si la météo me l’avait permis.

Le matériel

Au risque de me répéter, mes Akasha sont vraiment tip-top : confortables même sur un terrain très caillouteux, dynamiques, avec une très bonne accroche sur terrain gras. Les crampons évacuent bien la boue. J’ai fini sans aucune ampoule bien que j’ai couru les pieds mouillés la plupart du temps. Seule erreur : ne pas les avoir lacées suffisamment serrées au départ. J’aime avoir le coup de pied libre mais mon pied n’était pas assez tenu et cela m’a valu au moins 2 torsions de chevilles qui auraient pu mal se terminer. J’y ferai attention pour la prochaine course et j’envisage de me strapper les chevilles pour me sécuriser un peu.

Je vais changer de sac à dos. J’en étais satisfait jusqu’à présent mais, sans doute parce que j’ai maigri, il tient moins bien (il flotte) et m’irrite le bas du dos à cause des frottements. Je vais probablement acheter le nouveau modèle Salomon.

Je me suis aussi décidé à acheter des bâtons. Dans les côtes très pentues où je marchais j’aurais apprécié d’en avoir et dans les descentes, ils pourraient me rassurer et m’aider à me stabiliser. Je vais les acheter rapidement pour prendre l’habitude de courir avec.

Conclusion

Mon objectif le plus important de l’année (l’UTPMA) est maintenant dans moins de 12 semaines. Le Trail de Spa c’est bien, mais l’UTPMA c’est une autre paire de manches :

  • 2 fois la distance de Spa (108 km au lieu de 55km),
  • 2,5 fois le dénivelé (5.220 m au lieu de 2.096 m),
  • altitude de course entre 620 et 1.855 m (570 m maximum à Spa),
  • départ à minuit pour sans doute 22 à 25 heures de course (contre 6h20).

Le Trail de Spa m’a permis de me rassurer sur mon état de forme et ma progression depuis le début de l’année mais a aussi confirmé mes deux points faibles : mes chevilles et ma manière de descendre. Je dois absolument travailler sur ces deux points faibles dans les semaines à venir si je veux terminer l’UTPMA. J’y reviendrai dans mon prochain article.

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Trail de Spa, J-1

Le trail de Spa, c’est demain !

La météo s’annonce parfaite pour courir, bien meilleure que prévue il y a encore 2/3 jours : des éclaircies à partir de 13h00, des températures de 4 à 13°C. Le sol risque d’être boueux suite aux pluies des dernières heures mais cela fait partie du plaisir. J’ai juste peur du regard torve que ne manqueront pas de m’adresser les réceptionnistes à mon retour boueux à l’hôtel. 🙂

Côté forme, tout va bien. Je viens de faire une dernière sortie pour me dégourdir les jambes : 10 km avec 3 belles côtes à une vitesse de 11,5 km/h.  J’avais ce matin l’impression d’avoir attrapé le rhume de ma femme mais la sortie m’a éclairci les sinus. De toutes façons, j’ai toujours l’impression d’être malade juste avant une course, sans doute parce que je suis trop à l’affût du moindre problème de santé. J’ai 665 km dans les jambes depuis le début de l’année (contre 790 l’année dernière). J’espérais faire plus mais c’est quand même mieux qu’en 2014 (520 km) et en 2015 (320 km). Météo et boulot ne m’ont pas aidé ces dernières semaines…

Au niveau du matériel, rien de nouveau : sac à dos Salomon, Suunto Ambit 2R et La Sportiva Akasha.

Mon objectif est de courir entre 6h30 et 7h00, ce qui me mettrait entre la 150ème et la 225ème place (sur 500 coureurs) si l’on se fie aux résultats de 2017. Ambitieux sachant que mon record de 2014 est de 7h15 dans des conditions météo printanières mais conforme à mes objectifs annoncés précédemment : première moitié du classement scratch et le premier tiers de ma classe d’âge. On verra 😉

Changement de sponsor cette année : Lampiris remplace Décathlon, j’espère que la course sera toujours aussi bien organisée. Au rayon des nouveautés :

  • L’organisation prévoit cette année la possibilité de suivre les participants au Lampiris Trail 55km. A chaque ravitaillement se trouvent des tapis de contrôle sur lesquels les participants doivent passer. Un temps intermédiaire sera alors enregistré, permettant ainsi à vos supporters de vous suivre à la maison ! Le jour-même, allez sur www.lampiriscretesdespa.be et cliquez sur l’onglet “track your runner”. C’est une très bonne idée : cela permet à vos admirateurs de suivre votre course (et d’éviter qu’ils vous appellent pour vous demander comment ça va, ce que je déteste :-)) … et cela évitera que certains coureurs prennent (involontairement bien sûr) des raccourcis;
  • « Vous retrouverez dans votre enveloppe un bon T-shirt afin de venir chercher votre T-shirt Finisher à longues manches au stand T-shirt dans le hall des inscriptions. Veuillez le faire avant votre course. » Euh, là, je ne comprends pas tout. On retire le tee-shirt « Finisher » avant d’avoir couru la course ??? Et l’année prochaine on décide de son classement au moment de l’inscription ???  (suggestion : 100 Euros pour être dans les 100 premiers, 75 Euros pour être entre 100 et 200 et ainsi de suite…). Au moins il y a une médaille à l’arrivée.
  • « une bière Hapkin à l’arrivée pour les participants du Trail 55km et 32km« . Comme dit mon frère, « après l’effort, le réconfort ». Je ne connais pas cette bière mais j’ai bien l’intention de combler ce manque à l’arrivée 🙂

Rendez-vous dimanche ou lundi pour le debrief de la course !

 

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Entrainement Février 2018

Pas grand chose à raconter sur ce mois de février. Commençons par les données brutes :

  • 229 km en 13 sorties, soit une moyenne de 17,6 km par sortie avec un max à 45 km;
  • 11,2 km/h de moyenne;
  • 4.138 m de D+ soit une moyenne de 318 m par sortie.

Je suis loin de mes ambitions affichées fin Janvier de 4 sorties par semaine. J’ai plutôt tourné à 2/3 sorties hebdomadaires. Je suis en retard de presque 70 km sur mes temps de passage de 2017 alors que j’ambitionne de faire 200 km de plus en fin d’année. Il va falloir se bouger un peu… Mais, pas de panique, l’année est encore longue, mon objectif majeur n’est que mi-juin alors que l’année dernière il était fin avril.

La satisfaction du mois est tout de même d’avoir atteint (avec les honneurs) mon premier objectif de l’année : le Trail des Bosses couru il y a une semaine. Prochaine étape : le Trail de Spa le 24 mars.

J’ai connu le Trail de Spa sous des conditions printanières en 2014 et sous la pluie en 2015. Que me réserve 2018 ? De la neige comme hier (ce serait top) ? De la pluie (beurk) ? Réponse dans 3 semaines. D’ici là, je réitère mes ambitions du mois dernier en espérant être plus assidu :

  • 2/3 sorties en semaine (14 à 18 km) avec mes camarades habituel(les) sur un parcours vallonné et urbain (dans le Parc de Woluve);
  • 1 sortie de côtes (plus de 500 m  D+, dans mon quartier) et 1 sortie longue (plus de 20 km, sur des sentiers) le week-end.

Ca ne commence pas très bien : j’ai fait une sortie aujourd’hui où je me suis trainé de bout en bout, sans jambes (15 km à 10,5 de moyenne). Pourtant toutes les conditions étaient réunies : une bonne nuit de sommeil, un temps frais mais agréable pour courir, un grand ciel bleu sur un paysage enneigé. Tous les voyants étaient au vert … sauf mes jambes. Va comprendre, Charles. Espérons que cela ira mieux dans 3 semaines.

 

 

 

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Trail des Bosses – 24 février 2018

Mon premier objectif de la saison est atteint : j’ai couru le Trail des Bosses  qui fêtait aujourd’hui sa dixième édition. Le soleil était radieux mais il faisait très froid (2-3 °C à tout casser) et la sensation de froid était accentuée par un vent de Nord-Est assez fort, surtout sur les plateaux. Pas de photos, j’ai renoncé à prendre mon vieil appareil ou la GoPro de mon fils. Il faut vraiment que je m’achète un Smartphone d’ici l’UTPMA.

Le parcours

Voici la trace GPX du parcours :

J’avais déjà couru ce trail il y a 5 ans. Le parcours d’aujourd’hui est très différent et un peu plus facile avec 80 m de D+ en moins sur 45 km et de longues parties de plat.

Le départ s’effectue du domaine de Montplaisir et les 10 premiers kilomètres sont courus dans le bois de la Houssière, sur un parcours très valloné, avec 3 belles petites bosses où il est impossible de courir (enfin pour moi et la majorité de trailers). En temps normal, les sentiers sont très boueux avec de nombreuses ornières. Comme la terre était complètement gelée, les ornières étaient dures comme de la pierre rendant le terrain très difficile. J’ai heureusement échappé à l’entorse.

A la sortie du Bois, le parcours emprunte beaucoup de routes goudronnées sur un plateau exposé plein vent. Pas la partie la plus folichonne du parcours. Arrivé au plan incliné de Ronquières à 16 km (que je vous invite à visiter à l’occasion, un véritable exploit d’ingénierie tout comme l’ascenseur à bateaux de Strépy-Theiux à 20 km), le parcours longe la rampe puis passe dessous. S’ensuit une alternance de routes goudronnées et chemins à travers champs (dont une prairie destructrice pour les chevilles) qui nous amènent au ravitaillement du 22ème kilomètre, à l’intérieur d’une carrière. Jusqu’à ce ravitaillement, je ne me sentais pas en grande forme, je broyais du noir et commençais à me demander sérieusement pourquoi je courais, surtout aujourd’hui où j’aurais pu rester bien au chaud dans mon lit. Heureusement ma seconde partie de course sera plus facile et j’ai (re)trouvé en fin de course la raison pour laquelle je courais 🙂 Sans doute je n’avais pas mangé assez le matin et je commençais à être en hypoglycémie à cause du froid.

A la sortie du ravitaillement, on escalade la carrière juste pour le plaisir de redescendre un peu plus loin. On suit alors le chemin de halage (très joli, avec de nombreuses écluses hors services) pendant 2 km jusqu’au village d’Arquenne. Après une montée, on rejoint un Ravel rectiligne que l’on suit pendant 2,5 km avec un détour très désagréable dans un bois rempli d’ornières (certains coureurs habitués du lieu ont d’ailleurs évité ce détour, les tricheurs). Petit passage dans les bois avant de rejoindre Monstreux qui est le point extrême à l’Est du parcours et nous entamons le retour. Nous en sommes alors à 30 km. Nous longeons l’ancien canal jusqu’au village de Ronquières. Nous retrouvons alors les concurrents du 25 km partis une heure après nous. Le deuxième ravitaillement est organisé dans la salle de la gare de Ronquières. Ce ravitaillement fait la célébrité du Trail des Bosses : foie gras et vin blanc en plus des trucs habituels. Je me suis laissé tenter par le foie gras mais pas par le vin. Les 7 derniers kilomètres du parcours sont de loin les plus difficiles : tout d’abord une longue montée avant de rejoindre le Bois de la Houssière dans lequel nous courons un nouvelle fois sur un terrain bien valloné avec 2 petites bosses en prime. Je double pas mal de concurrents du 25 km et du 45 km, dont la première féminine qui finira à quelques minutes de moi. L’expérience des longues courses a payé, j’ai visiblement mieux géré mes efforts que certains.

A l’arrivée, je suis 42ème en 4h38, ce qui est plutôt un bon résultat pour moi. Je visais entre 4h30 et 5h00.

L’organisation

Le circuit m’a un peu déçu, je préférais celui d’il y a 5 ans, un peu plus « nature » et vallonné. Sur ce parcours, beaucoup de goudron et beaucoup de plats / faux plats. En dehors des 10 premiers kilomètres et des 7 derniers, le Trail des Bosses usurpe un peu son nom sur le 45 km. Par contre le 25 km n’usurpe pas son titre !

L’organisation était parfaite : parking facile (à un kilomètre du départ pour se chauffer un peu), bon fléchage, bons ravitaillements, bénévoles sympas et le tout pour 12 Euros. A la fin, un tee-shirt souvenir. J’aurais préféré une médaille mais la tradition se perd.

Le matériel

J’ai couru avec mes Akasha et je continue à n’en penser que du bien. Stables malgré les ornières, dynamiques et légères, aucune ampoule. Les meilleures chaussures de trail que je n’ai jamais eues. J’ai juste eu le tort de ne pas lacer correctement mes chaussures et mon pied se baladait un peu. A corriger la prochaine fois.

Autre petite erreur : je n’avais pas couru depuis longtemps avec mon sac à dos, j’ai eu un peu de mal à m’y faire au début. Je dois faire mes entrainements longs avec.

Conclusion

J’ai souffert moralement et physiquement sur ce trail, sans doute à cause d’un parcours un peu décevant et du froid de canard. J’étais un peu juste physiquement, la faute à un entrainement un peu léger avec des semaines à 3 entrainements au lieu des 4 voire 5 espérés.

En revenant en voiture chez moi, j’ai tout de même retrouvé pourquoi j’avais du plaisir à courir : la satisfaction du devoir accompli, Coldplay en fond sonore et les endorphines coulaient à flot. 🙂

Prochain objectif, plus difficile : le Trail de Spa dans exactement 1 mois. D’ici là, entrainement commando pour être au top !

 

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