Ecotrail de Bruxelles – 24 septembre 2016

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Malgré mes doutes et un entrainement chaotique les 3 derniers mois, j’ai tout de même couru l’Ecotrail de Bruxelles. Me voici donc nanti de 4 points ITRA (les anciens points UTMB qui sont maintenant généralisés à beaucoup de courses). Combinés aux 3 points recueillis sur le Trail de Spa voici 18 mois, ces 4 points supplémentaires me permettront de  participer au tirage au sort de la CCC(R) 2017. Joie 🙂

Pour résumer en quelques mots cette course : content de l’avoir fait mais je ne la recourrai probablement plus.

Le parcours

L’écotrail est annoncé à 81,8 km avec un dénivelé positif de 990m. Malheureusement la batterie de ma montre m’a lâché au bout de 7h30 (un peu moins de 60 km), alors que j’avais choisi l’option où elle était censée tenir 12 heures. C’est la deuxième fois que cela m’arrive et cela m’énerve…

Voici la trace GPX des 60 km premiers kilomètres du parcours :

Le fichier GPX complet est disponible sur le site de l’organisation ici ou sur le site Garmin.

Tous les coureurs que j’ai rencontrés sur le parcours avaient la même opinion : le parcours est inintéressant, avec beaucoup trop de route. La chaleur sur la première partie du parcours était très pénible, surtout dans les chemins poussiéreux à proximité du ravitaillement de Waterloo (au 21ème km, à 500 m de la butte de Waterloo et pas au « pied de la butte » comme indiqué par l’organisation).

Pourtant tout commence bien : départ du Bois de la Cambre et les 12 premiers kilomètres par des sentiers (mono-traces ou sentiers larges) agréables en Forêt de Soignes. A partir de là, rien de bien folichon jusqu’au 25ème kilomètre : champs, chemins poussiéreux (avec vent de face), le parcours va même jusqu’à longer le ring (sur un sentier parallèle) pendant 1,5 km. Retour dans la forêt de Soignes du 28ème au 40ème kilomètre et ensuite route, route et route jusqu’au 66ème kilomètre en traversant des lotissements. Seule bonne surprise, le magnifique hôtel de ville de Dilbeek :

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Le parcours alterne ensuite chemins dans des parcs et forêts et zones résidentielles (1/3 – 2/3 intuitivement). Mais comme la nuit était tombée, j’étais principalement concentré sur mes pieds, à éviter de me prendre un trou ou une racine. Petit moment fun à 1 km de l’arrivée : vous courez un 100m sur la piste du stade du Roi Baudoin où se déroule le célèbre Mémorial Van Damme, évènement majeur de la saison d’athlétisme. Courir au sein d’un stade vide, en pleine nuit, est un peu irréel.

L’arrivée se juge au pied de l’Atomium mais les valeureux coureurs du 80km ont le privilège de devoir monter 220 marches pour aller chercher leur médaille (+ 5 Euros) et le maillot finisher. Arrivés dans la boule : un espace de 15 m2 pour prendre la photo souvenir et récupérer les cadeaux et on redescend. La descente se fait par l’escalator. Rien de plus, aucun intérêt. Mais comme l’Ecotrail de Paris finit au 1er étage de la Tour Eiffel, il fallait bien que celui de Bruxelles se finisse au sommet de l’Atomium… Encore un effet fâcheux du syndrome belge « je copie les Français » que j’ai évoqué par ailleurs ou le simple fait d’un organisateur identique ?

Pour résumer : 82 km de parcours dont seulement un tiers sympathique. Le reste d’un ennui profond, principalement sur route.

La course

Je visais 11h00 maximum (j’ai un témoin !) et j’ai fait 10h32:20. L’objectif est atteint. J’ai fini en bonne condition puisque j’ai réussi à monter sans problème les 220 marches menant à la boule de l’Atomium.

Il faisait très chaud, notamment entre le 15ème et le 26ème kilomètre où nous n’étions pas à l’abri dans la forêt. J’ai connu un gros passage à vide entre le 25ème et le 30ème kilomètre et j’étais alors persuadé d’abandonner à mi-chemin, en passant devant chez moi. Je me souviens avoir décidé d’arrêter définitivement la course à pied qui, tout bien réfléchi, est un vrai un sport de cons… 🙂 Puis, bizarrement, la machine s’est remise en route et j’ai trottiné sans trop de mal jusqu’à la fin, marchant dès que le terrain s’élevait (modestement). Sans doute à cause de la chaleur, j’ai uriné du sang pendant la seconde moitié du parcours.

Entre le 60ème kilomètre et la fin j’ai eu comme compagnons de route 2 néerlandais sympathiques qui ne parlaient ni un mot de français (à part « ça va ? »), ni un mot d’anglais. Notre conversation était donc limitée mais c’était rassurant de ne pas courir seul dans la nuit. Non que j’avais peur de me faire attaquer par des loups mais il était parfois difficile de trouver sa route dans l’obscurité.

Le matériel

Côté chaussures, j’ai couru avec mes Mizuno Kazan 2. Rien à redire, légères et dynamiques (pour des chaussures de trail), de vraies pantoufles et je n’ai pas pris d’ampoules, grâce aussi aux chaussettes Falke Stabilizing Cool que je recommande.

L’autonomie de l’Ambit 2R m’a une nouvelle fois déçu. J’avais choisi un paramétrage me permettant de tenir théoriquement 12h00 mais la batterie a rendu l’âme au bout de 7h30 (j’avais quand même l’heure jusqu’au bout de la course). Rageant… Heureusement mes copains néerlandais m’indiquaient le kilométrage avec leurs 10 doigts. 🙂

La nouveauté de cette course : une lampe frontale, indispensable pour les derniers kilomètres où l’on traverse des forêts vraiment très sombres. J’ai acheté un Pezl Nao Reactive Lighting la veille de la course (oui, je sais, ce n’est pas sérieux). Du coup, je n’ai pas eu le choix, j’ai dû y mettre plus cher que je le pensais et je n’ai pas eu le temps de maitriser toutes les subtilités de son paramétrage. Bon achat quand même : elle est très confortable et éclaire vraiment bien (c’est un peu ce que l’on lui demande). Je me suis même faire crier dessus par des cyclistes venant en sens inverse parce que je les aveuglais…

L’organisation

Des bénévoles étaient postés aux points les plus stratégiques (où les parcours 42 et 80 se séparaient, à certains croisements dangereux…). Le parcours était très bien indiqué par de la rubalise. Sur la fin, elle était munie d’un petite partie réfléchissante, bien utile pendant la nuit. Seul défaut mineur : certains virages brusques n’étaient très bien indiqués (notamment au 26ème kilomètre). Si vous ne tourniez pas la tête au bon moment, vous aviez vite fait de partir dans la mauvaise direction. Autre problème (mais l’organisation n’y est pour rien) : les abrutis qui arrachent la rubalise (par exemple aux 52ème et 62ème kilomètres).

4 ravitaillements étaient prévus sur la route, aux kilomètres 21, 45, 59 et 65 :

  • côté boisson : eau, Isostar, Coca-Cola et Gini (excellent quand il fait chaud, une découverte),
  • côté nourriture : biscuits salés, bananes, fruits secs, barres Isostar, quartiers d’orange…

L’organisation avait promis du café et de la soupe chaude au dernier ravito mais je n’ai pas vu … peut-être que c’est moi le problème. 🙂 Seul petite remarque pour les bénévoles (très sympathiques) : laissez les bananes entières ! Au bout de quelques minutes à l’air libre, les morceaux coupés deviennent noirs, gluants et cela ne donne pas envie. Bonjour le gaspillage…

En dehors du tracé de la course (!), je n’ai que 2 reproches à faire à l’organisation :

  • faire courir un Run Bike Bike sur le même parcours n’est pas l’idée du siècle, surtout lorsque le troupeau des bikers rejoint celui des coureurs partis plus tôt. Frustrant pour les bikers qui doivent patienter dans le sillage d’un coureur, dangereux pour les coureurs qui sont parfois dépassés par des bikers impatients. Reconnaissons que la grande majorité des bikers était très prudents. Tant qu’à utiliser le même parcours, il eut été plus judicieux de faire partir le RBB 1 heure plus tôt que le vrai trail (et pas 45 mn après). Comme cela tout le monde aurait été satisfait.
  • retirer les dossards à l’Atomium pour faire partir la course du Bois de la Cambre n’est pas super pratique. Il devrait être possible de retirer les dossards au point de départ. D’ailleurs les organisateurs avaient amené avec eux samedi les dossards qui n’avaient pas été récupérés la veille.

Conclusion

Un coureur rencontré pendant la course a parfaitement résumé mon avis sur l’Ecotrail de Bruxelles : « le parcours est nul mais ce sont 4 points ITRA faciles à récupérer » surtout dans une région où les courses qualificatives UTMB ne sont pas légion. D’ailleurs j’ai rencontré beaucoup de coureurs néerlandais.

J’ai atteint mon but mais je ne pense pas recourir cette course … sauf si j’ai besoin de points ITRA dans le futur.

Je vais m’octroyer une semaine de repos complet, jusqu’à ne plus ressentir de douleurs dans les cuisses qui, aujourd’hui, sont raides comme des planches. Je reprendrai ensuite l’entrainement sur une base 3/4 sorties cool par semaine, plutôt en endurance. Rien de vraiment défini à mon  programme d’ici la fin d’année à part une semaine de vacances en Corrèze où j’espère pouvoir courir en mode « trail nature ». J’ai une course de fin d’année qui me trotte dans la tête, pour laquelle ma lampe frontale de la mort serait très, très utile. Mais il est trop tôt pour en parler, j’attends début Novembre pour faire le point.

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