Pourquoi vous ne pouvez pas vous empêcher de péter en courant ?

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un article récemment publié sur Runner’ World, qui lui-même reprenait un article de Women’s Health :

Why Can’t I Stop Farting During My Runs?
(Pourquoi je ne peux pas m’empêcher de péter en courant ?)

Reconnaissons que c’est un problème que nous avons tous connu. Seul dans la nature, pas de problème mais en groupe, c’est plus gênant.

En synthèse pour les non-anglophones, les deux principales causes des flatulences en courant sont les suivantes :

  • la respiration intense piège des quantités d’air importantes dans le tube digestif et les intestins ;
  • l’accélération de la digestion et du transit intestinal due à la course conduit à la libération de gaz.

Dans les deux cas, l’excédent d’air ou les gaz de digestion n’ont qu’une seule échappatoire : votre anus … d’où les pets, plus ou moins discrets.

Le scientifique qui a établi cette étude, un gars a priori sérieux, donne quelques conseils :

  • avant une course, évitez l’eau gazeuse, les aliments producteurs de gaz , comme le blé, le maïs, les pommes de terre, le brocoli, le chou, les lentilles et le chou-fleur;
  • pendant la course, concentrez-vous sur votre respiration et essayez de respirer par votre nez et par votre bouche.

Dire que ce scientifique est en train de se faire une réputation mondiale sur ce sujet 🙂

 

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Entrainement Mars 2017

Je continue sur ma lancée de Janvier et Février en réalisant un gros mois de Mars :

  • 314 km (deuxième meilleure performance après Janvier 2017);
  • 19 sorties;
  • 16,5 km en moyenne (avec 2 sorties au-delà de 20 km);
  • 11,3 km/h de moyenne.

Si on prend en compte que :

j’ai simplement manqué 3 sorties potentielles dans le mois. Pour la première fois de vie, j’ai même couru 7 jours d’affilée. Il faut dire que l’arrivée du printemps m’a bien aidé.

Mais tout n’est pas rose, je suis en fait loin de mes objectifs fixés le mois dernier :

  • Aucune sortie de fractionné;
  • Aucune sortie de plus de 40 km sur le mois, en mode rando-course;
  • Je n’ai pas réussi à courir la promenade verte (et ici) autour de Bruxelles dans sa totalité comme je l’espérais.

Le rhume m’a interrompu au mauvais moment, mi-mars. Après un arrêt de 5 jours, j’ai eu le tort de vouloir récupérer le temps perdu. J’ai accumulé les sorties, privilégiant la quantité au détriment de la qualité. Résultat : ma vitesse moyenne plafonne, je me sens fatigué sur les dernières sorties, ce que mon cardio me confirme. Je pense que j’ai un peu trop forcé. Mais pousser son corps au-delà de ses limites fait partie d’une bonne préparation. Voici venu le temps de la surcompensation. 🙂

Le Radicatrail est dans maintenant moins de 1 mois, je vais donc baisser légèrement le pied pour ne pas m’épuiser avant la course :

  • 5 sorties max par semaine en privilégiant le dénivelé plutôt que le kilométrage;
  • 2/3 sorties de nuit, à la frontale;
  • 1 séance de fractionné en côte par semaine;
  • 1 ou 2 sorties de plus de 30 km sur le mois, en mode rando-course.

Rendez-vous dans 1 mois !

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Séjour à St-Léger-les-Mélèzes

Pour la première fois, je vais alimenter la rubrique « Voyages » de ce blog pour faire un peu de publicité à la station de Saint-Léger-les-Mélèzes dans laquelle nous avons passé une excellente semaine fin février 2017.

Situation géographique

La station se situe en France, dans le département des Hautes-Alpes, à environ 20 km au Nord-Est de Gap, plus précisément ici. En venant de Grenoble, elle est aisément accessible par la route Napoléon, une fois passé le bouchon habituel de Vizille. La station est aussi à 18 km au Sud-Ouest de celle d’Orcières-Merlette, bien connue des spectateurs du Tour de France.

Le domaine skiable s’étend de 1.250 m à 2.000 m.

Le village

Le village est petit : 346 habitants au recensement de 2014. N’espérez pas y trouver une vie mondaine, nous parlons ici d’une station FAMILIALE : calme et loin de la foule. Mais, pas de panique, pour les accros de la ville, Gap n’est qu’à 20 mn de route. 🙂

Côté culturel vous y trouverez tout de même :

Une petite galerie marchande permet de vivre sans problème en autarcie pendant une semaine, sans rejoindre la civilisation.  Si mes souvenirs sont bons, on y trouve :

  • 3 loueurs de ski (190 Euros pour 7 jours / 3 personnes de location de skis + chaussures par Internet chez Sport 2000),
  • une antenne de l’Ecole de Ski Français (60 Euros pour une leçon individuelle de 1h30 pour 2 adultes et 1 enfant),
  • 5 restaurants,
  • 1 boulangerie,
  • 1 supérette Proxi,
  • 1 marchand de journaux / bureau de tabac,
  • 1 office de tourisme,
  • tous les types d’hébergement: hôtels, résidence de vacances, gîtes, chambres d’hôtes et un camping qui loue aussi des chalets.

Le site de la station est bien fait, vous pouvez y trouver toutes les informations utiles.

Voici une vue de la station, prise du haut des premières pistes :

Nous avons pour notre part résidé au VVF. Même s’il est un peu défraichi et les appartements exigus, les prix sont raisonnables et les équipements à la hauteur : piscine, sauna, prêt de matériel de cuisine (raclette, fondue…), possibilité de commander pains et croissants, activités diverses…

Une chose nous a marqué : la gentillesse de toutes les personnes avec lesquelles nous avons eu affaire : personnel du VVF, des magasins, professeur de ski (Théo, excellent pour des débutants), personnel des télésièges… Toujours un sourire, un mot gentil. Après 12 ans passés en région parisienne et 6 ans à Bruxelles, nous avions oublié que les commerçants pouvaient être sympathiques. Le service à l’américaine avec la sincérité en plus 🙂

Le domaine skiable

La station comprend 24 km de pistes de ski alpin répartis sur 16 pistes : 1 noire, 4 rouges, 4 bleues, 7 vertes, le tout accessible grâce à 2 télésièges et 6 téléskis.

Voici le plan des pistes :

Bon, le dessinateur n’a pas franchement le compas dans l’œil ou le dessin des pistes change d’une année sur l’autre (et les arbres poussent) :

  • l’écart entre le téléski 6 et le haut du tapis roulant 9 est beaucoup plus réduit,
  • le tapis roulant 10 (pour les enfants) se termine au pied du tapis roulant 9,
  • le tracé de la piste verte « les Réservoirs » se termine au sommet du téléski 6 et pas au pied du télésiège 1 et traverse la piste rouge « La Vernie Rouge »,
  • Le tracé de la piste verte « Les Marmottes » démarre au sommet du télésiège 2.

Si vous logez au VVF, vous êtes au pied du téléski n°6 (en fait un peu en hauteur histoire d’achever vos mollets quand vous terminez votre journée) :

A partir du haut du téléski, une petite descente sèche suivi d’un faux plan montant vous amène au sommet du tapis roulant 9. Une descente douce vous amène alors au pied du télésiège 1 et des téléskis 4 (lent) et 5 (rapide).

En haut du téléski 5 vous avez le choix entre 3 pistes :

  • la piste verte « Champ Favier » : la plus facile, tracé sinueux en S, pente douce, idéale pour débuter. Elle permet de rejoindre aussi le bas de la piste suivante;
  • la piste verte « Les Combes » : un peu plus difficile mais peu fréquentée, idéale pour travailler les virages;
  • la piste verte « La Boussonière » : plus difficile, proche d’une piste bleue et souvent verglacée.

En haut du téléski 4, vous accédez à la piste bleue « L’Aiglon ». La piste est très large et la pente est très variable : forte sur la partie droite (dans le sens de la descente), plus douce pour la partie gauche. Avec un peu de courage, vous pouvez y accéder à partir du téléski 5 si vous remontez à pied sur une vingtaine de mètres, sur une pente douce.

Ces 4 pistes sont idéales pour progresser quand vous êtes débutant.

Voici une vue prise du haut du téléski 5, au sommet de la « Boussonière » :

En prenant le télésiège 1, vous avez le choix entre 3 options :

  • redescendre pour prendre le télésiège 2 qui vous emmène au sommet du domaine skiable, à 2001 m. N’hésitez à marcher un peu pour rejoindre au sommet un magnifique panorama à 360°,
  • prendre la piste verte « Les Marmottes » qui redescend jusqu’au haut du téléski 6 (donc en haut du VVF si vous suivez bien). La piste a deux parties plus difficiles :
    • un passage étroit et pentu entre les arbres pour rejoindre la piste bleue « Les Routes »,
    • un passage très pentu (pour des débutants) sur ladite piste bleue. Mais là encore, elle reste accessible aux débutants.
  • prendre la piste verte « Libouze » qui n’était malheureusement pas ouverte lors de notre séjour.

L’arrivée du télésiège 1  avec, au fond à gauche, le départ du télésiège 2 et, à droite, le départ de la piste verte « Les Marmottes » :

Vues du sommet de la station à 2.000 m :

Le passage pentu sur la piste bleue « Les Routes » :

Nous n’avons pas exploré plus le domaine skiable :

  1. parce qu’étant débutants, nous n’avons pas osé monté au sommet du télésiège 2 pour redescendre à ski. Si nous avions su que la piste verte commençait dès le haut nous aurions probablement tenté le coup;
  2. parce que certaines pistes étaient fermées à cause du manque de neige.

Quand nous sommes arrivés, la dernière neige était tombée 10 jours plus tôt. Même s’il a neigé un peu pendant notre séjour, cela n’a pas suffi à permettre l’ouverture de toutes les pistes. Les 2 derniers jours la température est même montée à 17°C l’après-midi ! Malgré ces températures printanières nous avons toujours été en mesure de skier de 9h00 à 17h00 (période d’ouverture des pistes). Merci aux canons à neige…

Le forfait adulte coûte 105 Euros pour 6 jours et donne accès à 3 stations (mais les deux autres sont très petites). Très raisonnable.

Conclusion

Nous recommandons vraiment cette station pour les skieurs débutants :

  • peu de monde (quasiment aucune attente aux téléskis / télésièges),
  • variété de pistes permettant une progression en douceur,
  • présence d’une antenne de l’ESF (avec des cours individuels ou les cours collectifs pour enfants de tout âge),
  • canons à neige permettant d’assurer l’ouverture permanente des pistes du bas du domaine (« neige de culture » en jaune sur le schéma),
  • gentillesse de toutes les personnes.

Je pense toutefois que les skieurs confirmés risquent de s’ennuyer, surtout s’il n’y a pas de neige comme c’était malheureusement le cas cette année.

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Putain de clebs !

Ultramabouls sombre dans la vulgarité. La faute à un article lu ce matin dans la presse belge : un de nos camarades joggeur a tué à coups de bâton un yorkshire qui le poursuivait.

J’adore les animaux mais combien de foi j’ai pesté « putain de clebs ! » à cause d’un chien (souvent un petit roquet type yorkshire) qui me poursuivait pour me mordre pendant que la mémère qui l’accompagnait me disait « ne vous inquiétez pas, il n’est pas méchant ». Mon fils s’est déjà fait mordre par le même type d’animal et sa propriétaire n’a su que dire « c’est étrange, d’habitude il n’est pas méchant ».

Mon grand-père était facteur, à l’ancienne, en Auvergne. Il avait une tournée quotidienne de 15 km, à pied, en partie sur le parcours du Techni’Trail de Tiranges (que j’espère courir un jour). Il n’hésitait pas à se servir de son bâton contre les chiens de ferme un peu trop pressants.

Pour ma part, je suis plus pacifique : je ralentis quand j’approche d’un chien. Arriver en courant peut lui faire peur et générer de l’agressivité en retour. Il m’est même arrivé de faire un détour pour éviter un chien de garde un peu trop intimidant. Si malgré tout le chien me poursuit alors je l’asperge avec ma gourde. La surprise ne suffit pas toujours à le stopper mais ça soulage 🙂

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Courir avec un rhume ou pas ?

Cela devait malheureusement arriver : après être passé au travers tout l’hiver malgré le froid, la pluie et la neige, j’ai fini par attraper un bon gros rhume.

Lundi dernier, temps magnifique sur Bruxelles. Je pars courir le midi, malheureusement en m’habillant un peu trop chaudement. Au retour, mauvaise surprise : les douches sont en panne, que de l’eau froide. Faisant passer l’intérêt de mes collègues avant le mien (j’avais bien transpiré), je décide tout de même de prendre une douche rapide et patatras, dès le soir, je commence à avoir le nez qui coule. Je suis allé courir à nouveau le mardi, me sentant couci-couça avant de renoncer le lendemain.

Je me suis évidemment posé la question « est-ce que je peux courir avec un rhume ? ». Google étant mon ami, je lui ai posé la question et voici ce qu’il m’a répondu :

« Au moment de décider si vous devez courir avec un rhume, utilisez la règle du dessus/dessous du cou. Si vos symptômes sont au-dessus du cou (nez qui coule, éternuements, mal de gorge), alors, oui, vous pouvez courir. Prenez ça cool et ne faites pas de séances d’entraînement intenses. Assurez-vous d’être au courant des symptômes tels que des étourdissements, des nausées ou une transpiration abondante. Vous devriez arrêter de courir si l’un de ces symptômes se produit.

Si vos symptômes sont en dessous du cou (congestion de la poitrine, toux intense, vomissements, diarrhée), laissez votre maladie suivre son cours avant de commencer à courir. Courir dans ces conditions augmente la déshydratation et peut entraîner des problèmes plus graves. Vous devriez également ne jamais courir si vous avez une forte fièvre. Et si votre médecin vous conseille de ne pas courir, écoutez-le sans aucun doute. » (Source: Jogging International)

Ce que j’en pense à titre personnel ? Connerie (désolé).

Il y a un an jour pour jour, alors que je préparais l’Ecotrail de Paris, la même chose m’est arrivée. Au lieu de me reposer, j’ai continué à m’entrainer. Résultat : quasiment 1 mois d’indisponibilité, la poursuite de l’entrainement n’ayant réussi qu’à transformer mon rhume initial en bronchite. En plus je me trainais…

Regardez-vous dans un miroir : vous n’êtes pas un(e) champion(ne) (re-désolé). Tomber malade est souvent le symptôme d’un corps fatigué (je venais d’enchainer 6 jours successifs à plus de 15 km). Vous arrêter quelques jours pour soigner votre rhume ne vous empêchera pas de terminer votre prochaine course, tout au plus votre performance sera un peu en deçà de vos espérances. Donc restez au chaud, profitez-en pour faire du gainage, des étirements ou des abdominaux et revenez en bonne forme dans quelques jours.

Moi je reprends Lundi !

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Faites attention au pain que vous mangez !!

Cela ne devrait surprendre que les personnes qui croient encore au Père Noël : le dopage existe aussi dans le monde du trail et plusieurs coureurs / coureuses ont récemment été attrapés par la patrouille comme vous pouvez le constater dans cet article ou celui-ci.

Un cas m’interpelle toutefois : celui de la coureuse contrôlée positive à la morphine, suspendue 2 ans dans un premier temps, puis finalement relaxée après avoir « … prouvé son innocence en apportant la preuve d’avoir consommé du pain contenant des graines de pavot à l’hôtel ou elle séjournait. La morphine est un alcaloïde du pavot et des études pharmacocinétiques officielles, ont prouvé la production de dérivés de la morphine et de la codéine dans les urines. »

En lisant la décision de relaxe après appel, on note que la coureuse « … s’était souvenue avoir consommé du pain contenant des graines de pavot en grande quantité le matin de la compétition, aux alentours de 7h20… »

Je n’imagine pas qu’une traileuse capable de finir 2ème au scratch d’un trail de 47 km se soit gavée de pain quelques heures avant le départ de la course (cette année, la course part à 9h00). Sinon, elle prenait le risque d’être ballonnée au plus mauvais moment. Elle a donc pris quelques tranches (avec ou sans confiture ?) et les graines de pavot contenues dans ces quelques tranches ont suffi à la rendre positive.

Certains d’entre vous penseront peut-être qu’on les prend pour des cons mais c’est scientifiquement prouvé alors chers ami(e)s trailers, faites très attention à ce que vous mangez. Un petit morceau de pain en trop et paf, vous voici positifs au contrôle anti-dopage.

PS : cela n’a bien évidemment rien à voir mais cela me rappelle le cas de ce vainqueur (depuis déclassé) du Tour de France qui avait été contrôlé positif après avoir consommé trop de bières le soir à son hôtel.

PS2 : je ne connais pas l’adresse de cet hôtel qui procure un si bon pain, inutile de me demander.

PS3 : un petit article intéressant.

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Entrainement Février 2017

Sur la lancée d’un mois de Janvier historique, j’ai encore fait un excellent mois de Février :

  • 261 km (deuxième meilleure performance après Janvier 2017);
  • 16 sorties en ne courant presque pas les 8 derniers jours;
  • 16,3 km en moyenne (avec 1 sortie à plus de 30 km et 2 sorties au-delà de 20 km);
  • 11,2 km/h de moyenne (avec 3 sorties au-dessus de 12 km/h).

J’ai passé la dernière semaine de février / première de mars en vacances dans les Alpes, à 1.300 m d’altitude, dans la station de St-Léger les Mélèzes. Au programme ski toute la journée. J’ai même réussi à courir 2 fois en soirée. Les autres soirs, la météo n’était pas malheureusement pas favorable (pluie ou neige). Dommage, à un jour près, je pouvais courir le (petit) Trail des Neiges.

A voir si ce court séjour en altitude sera profitable. J’avais peur de me fouler ou de me casser quelque chose mais tout s’est bien passé. 🙂

Je me sens vraiment en bonne forme, tous les compteurs sont au vert. Le Radicatrail est dans maintenant moins de 2 mois. Ce n’est pas le moment de flancher dans l’entrainement. Mon frère s’est lui aussi (enfin) remis sérieusement à l’entrainement.

Mes objectifs pour Mars sont dans la continuité des 2 mois précédents :

  • 4/5 sorties par semaine en restant au-dessus de 70 km par semaine;
  • 1 séance de fractionné en côte par semaine;
  • Faire 1 ou 2 sorties de plus de 40 km sur le mois, en mode rando-course (marche dans les côtes / course le reste du temps).

J’espère enfin courir la promenade verte (et ici) autour de Bruxelles dans sa totalité. J’en connais maintenant les 2/3 depuis l’Ecotrail de Bruxelles.

Espérons que la météo sera clémente et que je continuerai à échapper aux rhumes et à la grippe !

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SUUNTO Ambit 2R/2S et la mesure de l’altitude

Je cours depuis 2 ans et demi avec une Suunto Ambit 2R équipée d’un altimètre basé sur le GPS (et pas sur un baromètre). J’ai remarqué que la mesure du dénivelé positif pour un même parcours était très variable d’une fois sur l’autre, jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de différence. Comme j’avais des doutes sur la fiabilité de la mesure de l’altitude par GPS, j’ai creusé le sujet…

Mesure de la position

Au démarrage, l’acquisition du signal GPS ne prend en général que quelques secondes si vous êtes en zone dégagée. Rappelons que le GPS ne se met en route que s’il peut établir la connexion avec au moins 4 satellites. Dans tous les cas, il est recommandé de synchroniser sa montre sur ordinateur avant une sortie pour récupérer les positions des satellites (les « éphémérides ») et réduire ainsi le temps d’acquisition du signal.

En plus de 360 sorties, j’ai eu seulement deux fois une trace totalement erronée, les deux fois au Canada lors des visites de Toronto et Québec (compréhensible pour le centre de Toronto qui est constitué de grattes-ciels, un peu moins pour Québec) :

A part ces deux « incidents », les traces GPS sont de bonnes qualité, sans erreurs manifestes de mesure, y compris en ville ou en montagne.

Les esprits chagrins noteront qu’au niveau de zoom maximum, la trace GPS ne suit pas parfaitement la route :

mais n’oublions pas que la technologie GPS donne une information fiable de 5 à 10 m près. Espérons que Galileo fera mieux 🙂

Je pense donc que le GPS Suunto est excellent pour mesurer la position. Mais qu’en est-il de la mesure de l’altitude ?

Mesure de l’altitude en couverture optimale

D’après une carte avec courbes de niveaux, j’habite à un altitude de 48 m (oui, à Bruxelles, ça ne monte pas très haut), en terrain dégagé, et donc avec une bonne couverture GPS. Voici un relevé de mes 16 dernières sorties avec :

  • l’altitude réelle (48 m),
  • l’altitude mesurée au départ,
  • l’altitude mesurée à l’arrivée.

Au départ, on retrouve une erreur moyenne de +10 m oscillant entre -8 et +22 m. A l’arrivée, la mesure se rapproche un peu de la valeur réelle : erreur moyenne de +6 m oscillant entre -4 et + 21m. L’écart entre la mesure au départ et celle à l’arrrivée varie de -5 à +26 m.

J’ai observé que la mesure de l’altitude par GPS met du temps à se stabiliser au démarrage. Idéalement, attendez quelques minutes avant de démarrer et profitez-en pour faire quelques étirements… C’est d’ailleurs ce que j’ai commencé à faire lors des dernières sorties comme vous pouvez le constater sur le graphe.

La mesure de l’altitude en mauvaise couverture

Si le terrain est dégagé devant mon domicile, c’est loin d’être le cas devant mon bureau qui est dans une rue encadrée de bâtiments de 7 à 8 étages, ce que l’on appelle un canyon urbain.

D’après les courbes de niveau, le point de départ se situe à environ 55 m. Comme je cours très souvent avec le possesseur d’une Suunto Ambit 2S (elle-aussi équipée d’un altimètre GPS), je vous offre pour le même prix un comparatif des mesures Ambit 2S / 2R :

Commençons par enfoncer une porte ouverte : quand la couverture GPS est mauvaise, la mesure de l’altitude par le GPS est mauvaise 🙂 Mais autant la mesure de la position géographique reste très correcte, celle de l’altitude devient franchement erronée :

  • entre -5 et +62m pour la 2S avec une erreur moyenne de 22 à 30 m,
  • entre -7 et +58 m pour la 2R avec une erreur moyenne de 20 à 37 m.

Là encore la mesure à l’arrivée est meilleure (je devrais dire moins mauvaise).

Dernier enseignement : le GPS de l’Ambit 2S et celui de l’Ambit 2R ont des comportements différents pour deux gars qui courent à 1/2 m de distance l’un de l’autre. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée et je suis surpris (Suunto le serait peut-être aussi :-)). Peut-être une version plus récente de la puce GPS ?

La mesure du dénivelé positif

Si la mesure instantanée de l’altitude est sujette à des variations importante, il n’est pas surprenant que la mesure de dénivelé positif le soit aussi. Prenons une sortie récente : 6 tours d’un circuit de 3,6 km avec une montée, du plat et une descente (idéal pour un fartlek). Le profil d’altitude sur Movescount donne ceci :

Les 6 tours sont rigoureusement identiques sur le terrain mais la trace diffère d’un tour à l’autre et est très bruitée. Quand on regarde les chiffres donnés par Movescount, on hallucine. Voici ce que me donne le tour par tour :

En faisant la somme des ascensions (D+) et des descentes (D-), on obtient ces valeurs :

  • D+ = 357 m
  • D- = 352 m

Maintenant, en examinant la synthèse, voici ce que Movescount dans sa grande sagesse retient :

Si vous y comprenez quelque chose, n’hésitez pas à me faire un commentaire. Moi j’y perds mon latin…

Et au final, il est de combien mon dénivelé ??? Exportons le fichier GPX et intégrons-le dans l’outil VisuGPX qui permet de recalculer l’altitude correcte en utilisant une base de données internationale et en lissant l’altitude par une moyenne glissante des 5 dernières valeurs. Le profil corrigé est le suivant :

ce qui donne au final :

Finalement pas si éloigné de la valeur totale calculée par Movescount dans la partie Tour par Tour…

Regardez dans Movescount, vous constaterez de vous-même que les valeurs Ascension et Descente sont totalement différentes entre la partie « Synthèse » et la partie « Tours ». Je ne sais pas dire laquelle est la plus fiable. Parfois la version « Synthèse » est meilleure, parfois la version « Tours ». J’ai l’impression que si vous déclenchez des tours, l’information « Tours » est plus fiable, sinon il vaut mieux faire confiance à la partie « Synthèse ». Il existe un problème du même type sur la durée…

Prenons un autre exemple de calcul délirant réalisé par Movescount en comparant les 20 km de Bruxelles 2014, 2015 et 2016. Voici tout d’abord les profils :

  • 2014 mesuré avec une Ambit 2R

  • 2015 mesuré avec une Ambit 2R

  • 2016 mesuré avec une Ambit 2R

  • 2016 mesuré avec une Ambit 2S

A voir les profils, on pourrait croire que le parcours diffère chaque année et varie même au fil de la journée 🙂 (le début du parcours en 2016 était tout de même différent de 2014 et 2015). Si je compare maintenant les valeurs Movescount données dans la partie « Synthèse » et la partie « Tours » avec la valeur recalculée dans VisuGPX, j’obtiens le tableau suivant :

Et un altimètre barométrique, ça vaut quoi ?

Coup de chance, mon frère court avec une Suunto Ambit qui est équipée d’un altimètre barométrique. J’ai donc pu récupérer certaines de ses données (j’en attends d’autres, je complèterai l’article en conséquence).

Commençons par remarquer qu’un profil d’altitude réalisé par un altimètre barométrique est moins bruité qu’avec un altimètre GPS :

A première vue, la différence entre les vues « Synthèse » et « Tours » existe toujours mais est plus limitée.

J’ai fait le même exercice de comparaison avec les altitudes départ / arrivée sur plusieurs sorties et on observe une plus grande stabilité de la mesure :

Dernier point de vérification : j’ai comparé par VisuGPX le dénivelé positif de quelques traces GPX brutes avec les traces GPX retravailléee et la différence est beaucoup plus faible (moins de 10% à vue de nez).

L’altimètre barométrique semblerait donc beaucoup plus fiable.

Conclusion

Comme indiqué en début d’article, une mesure de position GPS est fiable de 5 m à 10 m près. Si cela n’a l’air de rien sur le plat, cela choque beaucoup plus en terme d’altitude. Les erreurs s’accumulent à chaque mesure, ce qui créé au final un profil très bruité, très sensible aux erreurs de mesure. Il suffit de comparer les différents exemples sur le 20 km de Bruxelles pour s’en apercevoir.

Movescount est complètement foireux sur la mesure de Dénivelé + / -. Je vais envoyer un mail à Suunto pour avoir des explications de leur part … s’ils daignent me répondre.

Donc, si vous voulez une information de dénivelé fiable, exportez votre trace GPS dans un fichier GPX et réintégrez ce fichier dans l’outil VisuGPX avec les options suivantes :

A noter que cela fonctionne avec une trace GPX qui n’a aucune information d’altitude. Dit autrement : vous n’avez pas besoin d’altimètre GPS. 🙂 VisuGPX est malheureusement limité à des fichiers GPX de 2 Mo mais d’autres outils existent…

Ma recommandation serait donc la suivante :

  • Si vous voulez simplement analyser a posteriori le profil de vos sorties et calculer le dénivelé positif, n’achetez pas une montre sous prétexte qu’elle a un altimètre GPS mais assurez-vous
    • soit que que vous pouvez exporter vos traces en format GPX,
    • soit que l’outil de suivi que vous utilisez retravaille de lui-même les profils de parcours comme le fait VisuGPX;
  • Si vous avez vraiment besoin d’une information d’altitude fiable en temps réel, alors choisissez une montre avec un altimètre barométrique :
    • il est plus fiable,
    • il fonctionne tout le temps, couverture GPS ou pas,
    • il fournit une information météorologique basique (possibilité d’anticiper un orage, la pluie),
    • il consomme peu la batterie.

Un altimètre barométrique a deux inconvénients majeurs : il nécessite un ré-étalonnage à chaque sortie et est réservé à des montres qui sont largement plus chères.

A vous de voir…

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Programme de courses 2017

N’ayant pas été tiré au sort pour l’édition 2017 de la CCC, mon objectif principal pour cette année reste d’accumuler suffisamment de points pour retenter l’inscription pour l’édition 2018. Je viens de constater par hasard que les règles avaient un peu changé : il ne faut plus 7 points ITRA mais 8 points en maximum 2 courses … et pour une personne habitant en Belgique cela complexifie un peu la situation.

J’ai actuellement en stock les 4 points acquis lors de l’Ecotrail de Bruxelles. Ma première course de l’année est le Radicatrail fin avril. Comme cette course rapporte 5 points ITRA, je pourrais partir en vacances si je la réussis puisque j’aurai 9 points ITRA. 🙂

Si par contre je ne la finis pas, il me faudra terminer une course à au moins 4 points d’ici la fin d’année. En Belgique, le choix est un peu réduit. Il existe seulement 7 courses rapportant 4 points (et aucune au-dessus) :

A signaler aussi une course au Luxembourg le 10 septembre : l’Ultratrail du Müllerthal. Rien à proximité aux Pays-Bas ou en Allemagne.

Les 3  premières courses sont trop proches du Radicatrail, les 2 suivantes ne me conviennent pas pour des raisons de planning, je ne referai l’Ecotrail de Bruxelles que sous la torture et je ne veux pas miser mon inscription à la CCC sur une course fin novembre.

Du coup, je viens de m’inscrire au Trail de la Côte d’Opale (option 80 km) qui a lieu le 9 Septembre. C’est une très belle course, j’avais envie de la faire depuis longtemps. Au moment de mon inscription il ne restait que 6 places disponibles … juste à temps. C’est un peu le problème de toutes ces courses : la demande est forte, les places sont limitées et il n’est pas possible de se décider au dernier moment.

Mon programme 2017 sera donc le suivant :

Je renonce aux 10km d’Uccle : pas raisonnable de les courir à fond 1 semaine après le Radicatrail et aucun intérêt de les courir en trottinant. Il sera préférable de redémarrer tranquillement l’entrainement.

En option pour la fin d’année :

  • One-Spa-Olne fin novembre ou la SaintéLyon si je suis toujours à la recherche de 4 points ITRA après un double échec Radicatrail / Trail de la Côte d’Opale (j’adore prévoir toutes les options),
  • L’Origole début décembre si je suis en pleine forme. C’est une course de 110km, de nuit, en forêt, au mois de décembre (gla, gla) et qui rapporte 5 Points ITRA. Mais c’est aussi une course qui passe par des sentiers et routes que j’ai arpentés voici quelques années. J’aimerais bien y retourner.

 

 

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Entrainement Janvier 2017

HISTORIQUE !

En toute modestie, c’est le mot qui caractérise le mieux mon mois de Janvier :

  • 318 km (précédent record : 246 km, au mois de Mai 2016);
  • 21 sorties, soient 4 à 5 sorties par semaine (précédent record : 17 sorties en Octobre et Novembre 2015);
  • 15,3 km en moyenne (avec 2 sorties au-delà de 20 km);
  • 11,3 km/h de moyenne (avec 4 sorties au-dessus de 12 km/h)

et pour couronner le tout : je me suis (enfin) mis à faire du fractionné (une séance tous les mercredis).

J’ai explosé tous les compteurs. A ceci, plusieurs raisons :

  • un objectif très difficile pour fin Avril (114 km, 5 points ITRA) à préparer;
  • une météo très favorable (peu de pluie/neige, même s’il a fait très froid);
  • pas de pépins physiques;
  • une hygiène de vie quasi-irréprochable (peu de restaurants, presque pas d’alcool, couché tôt tous les soirs);
  • l’application drastique de la règle « si rien ne m’empêche d’aller courir, alors j’y vais ». Plusieurs fois, je n’avais pas très envie d’y aller mais une fois parti, le plus dur était fait.

Plutôt que de m’astreindre à un programme fixe pendant la semaine, je veille à rester au-dessus de 60 km sur les 7 derniers jours. Si je loupe 2 jours d’entrainement, alors je rallonge la sortie. Seule une séance est immuable : fractionné le mercredi.

Pour être honnête, je doute d’être capable de continuer sur les mêmes bases sur les mois prochains, à commencer par Février. Le mois ne fait que 28 jours et je vais passer une semaine au ski. J’espère tirer des effets bénéfiques du séjour en altitude et passer au travers des accidents…

Finalement, je ne me suis inscrit ni au Trail des Bosses (42 km) , ni aux Hivernales du Racing Club de Bruxelles (20 km), en forêt de Soignes. La logistique était trop compliquée pour le premier et j’ai bêtement manqué la date limite pour la seconde. Pas grave, je vais en profiter plutôt pour faire une sortie longue au-delà de 30 km.

Mes objectifs pour Février sont assez simples :

  • Continuer sur le même rythme de 4/5 sorties par semaine en restant au-dessus de 70 km par semaine (ce qui va m’obliger à faire des sorties plus longues le week-end);
  • Faire 1 ou 2 sorties de plus de 30 km.

Rendez-vous dans 1 mois pour le bilan !

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